ITT ITT Inc. Common Stock

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Prix · Aoû 19, 2026
Données fondamentales au Aoû 6, 2026

À propos de ITT Inc. Common Stock Présentation de l'entreprise depuis Wikipedia

International Telephone & Telegraph (ITT) est une entreprise multinationale fondée en 1920, spécialisée dans les communications téléphoniques et basée aux États-Unis. Au cours des années 1960 et 1970, le groupe évolue en un conglomérat impliqué dans une multitude d'activités, qui se désengage progressivement des télécommunications avant d'éclater en 1986, en diverses sociétés indépendantes entre 1995 et 2011. En 1996, la maison mère modifie son nom en « ITT Industries » puis en 2006, par « ITT Corporation ».

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International Telephone & Telegraph (ITT) est une entreprise multinationale fondée en 1920, spécialisée dans les communications téléphoniques et basée aux États-Unis. Au cours des années 1960 et 1970, le groupe évolue en un conglomérat impliqué dans une multitude d'activités, qui se désengage progressivement des télécommunications avant d'éclater en 1986, en diverses sociétés indépendantes entre 1995 et 2011. En 1996, la maison mère modifie son nom en « ITT Industries » puis en 2006, par « ITT Corporation ».

Selon certains rapports officiels, l'entreprise porte une lourde responsabilité dans les événements dramatiques survenus au Chili dans les années 1970, ainsi que dans d'autres pays d'Amérique latine, notamment l'opération Condor. La déclassification des archives de la CIA permet de publier des preuves jugées comme accablantes. On note le rapport Hinchley dans le dossier global de déclassification précisant entre autres détails, certaines des méthodes ITT :

« Au début de 1970, un homme d'affaires issu d'ITT contactait un officier de la CIA aux États-Unis et poussait le gouvernement américain à apporter une aide financière aux opposants d'Allende. La CIA lui donna le nom d'un individu susceptible de faire passer les fonds à Alessandri. Quelques mois plus tard un autre représentant d'ITT tâtait le terrain auprès de la CIA à Washington pour savoir si la Centrale accepterait des fonds de sa compagnie et les transférerait au profit de la campagne de Alessandri. On lui répondit que la CIA ne pouvait ni recevoir ni transférer des fonds à Alessandri pour le compte d'une entreprise privée. La CIA précisait que, bien que très inquiète d'une éventuelle victoire d'Allende, le gouvernement américain ne soutenait aucun candidat en particulier. Toutefois, il se trouve que quelques mois plus tôt, la Centrale avait donné à ce même homme d'affaires des conseils sur la manière de faire passer les fonds de ITT en toute sécurité, pour le candidat Alessandri. Après l'élection d'Allende et avant son intronisation, la CIA, selon la directive du 40, en accord avec l'ambassade américaine de Santiago, s'efforça de mener à bien un programme de faillite économique. »

Anthony Sampson a été le premier à révéler certains faits sur la responsabilité d'ITT, qui ont été ensuite confirmés par l'historienne Marie-Noëlle Sarget ou l'écrivain Armando Uribe. Le film Mille milliards de dollars d'Henri Verneuil (1982) s'inspire de l'histoire de la firme qui apparaît sous les traits de la société GTI.

Origines et formation de la multinationale (1914-1920)

Sosthenes Behn et son frère Hernand, eux-mêmes originaires des Îles Vierges, dans les Caraïbes, avaient acquis en 1914 une petite société dans le secteur de la téléphonie, la Puerto-Rico Telephone Company, puis, l'année suivante, la Cuban Telephon Company.

Après la Première Guerre mondiale où Sosthenes Behn servit dans le Signal Corps Radio et dont il sortit avec le grade de Colonel, Behn créa la holding ITT, International Telephon & Telegraph où il transféra les parts qu'il détenait dans les petites sociétés caribéennes de téléphone. Son but était de racheter des sociétés de téléphone en Amérique du Sud ou en Europe. ITT réussit à drainer quelques fonds privés, ce qui, combiné avec la bonne santé de la Cuban Telephone permit une entrée réussie en bourse en avril 1923.

Dès lors, Sosthenes Behn prit en charge les acquisitions, laissant à son frère Hernand la gestion quotidienne des sociétés de la Holding. À l'occasion d'une expansion externe se fut l'Espagne où ITT, soutenue par la National City Bank of New York, remporta un appel d'offres en Espagne pour développer le réseau espagnol. L'expérience d'opérateur acquise à Cuba avait permis de battre les équipementier Européens, le suédois Ericsson et l'allemand Siemens & Halske. Ainsi fut créée en avril 1924 la Compañía Telefónica Nacional de España (CTNE), capitalisée à 45 millions de dollars, ce qui représentait de loin le plus gros actif d'ITT. La mise sur pied du réseau espagnol nécessitait l'achat d'équipements onéreux et il devint vital pour ITT de prendre pied pour affronter les équipementiers européens. La première étape fut une ouverture de négociations en vue du rachat de la Compagnie des Téléphones Thomson-Houston, filiale téléphonique de la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston, deux usines dans lesquelles travaillaient 2 000 employés. La deuxième étape fut le rachat de International Western Electric Company (IWEC), récemment passée sous le contrôle de la plus grande société américaine du secteur, AT&T, mais que la loi antitrust américaine obligeait de se dessaisir de certains actifs. IWEC possédait plusieurs usines en Europe et réalisait un chiffre d'affaires de 44 millions de dollars. ITT qui bénéficiait toujours d'une bonne image à Wall Street prit le contrôle d'IWEC, payé à AT&T essentiellement en actions ITT. IWEC, rebaptisée « International Standard Electric » (ISE) apportait notamment à ITT deux filiales européennes : la belge Bell Telephone Manufacturing Company} (BTM), la britannique Standard Telephones and Cables et la française Le Matériel Téléphonique.

ITT était dès lors un acteur important dans le domaine des téléphones, capable de rivaliser en Europe avec Ericsson et Siemens. ITT poursuivit sa politique d'acquisitions en Amérique latine avec le rachat de la Mexican Telephone and Telegraph Company en 1926. L'acquisition de la Compagnie des Téléphones Thomson-Houston fut concrétisée en avril 1926.[réf. nécessaire]

La multinationale ITT de 1926 à 1939

Dès sa création, ITT a donc été plus qu'aucune autre firme, une « multinationale » puisque le groupe n'avait jamais été réellement implanté aux États-Unis alors qu'il y avait son siège social. Limité à l'exploitation téléphonique avant 1925, avec le rachat d'IWEC, le groupe étendit ses activités à la fabrication d'équipements.

Une partie du développement d'ITT se réalisa en Europe. En Espagne, à côté de la CTNE, une société industrielle, Standard Elétrica S.A. créée au sein d'ITT, comptait plus de 1 800 employés en 1928. Les sociétés européennes rachetées à ATT utilisaient pour la plupart des anciens brevets de Western electric, ce qui mettait ITT sous la dépendance d'ATT. Pour se dégager de cette dépendance, des activités de recherches furent développées dans les pays où ITT était implanté, c'est-à-dire en Europe: en 1926, LMT remporta un important appel d'offres de l'administration française des PTT et réussit à placer des systèmes de commutation de type Rotary, héritées de la Western electric. En contrepartie, ITT s'était engagé à créer un laboratoire de recherches et d'études, les LLMT dont les effectifs atteignaient 700 personnes en 1930. Maurice Deloraine fut nommé directeur de ce laboratoire qui apporta à ITT une position dans la recherche de pointe dans le domaine des télécommunications: Hyperfréquences que l'on appelait encore ondes ultra-courtes, téléphonie multiplex, modulation d'impulsion codée. À la demande des administrations françaises, les LLMT s'engagèrent également dans des recherches conduisant à des applications militaires: radiogoniométrie à lecture instantanée, et, à partir de 1938, radar. La filiale anglaise STC fut investie dans un projet ambitieux de câble téléphonique sous-marin par le biais de son laboratoire, Standard Telecommunication Laboratories (STL). À la suite de la crise de 1929, ce laboratoire britannique de 420 personnes fut dissous en 1939. En 1929 et 1930, ITT s'implanta en Allemagne avec l'acquisition de Ferdinand Schuchardt, Standard Elektrizitäts-Gesellschaft (SEG), liée à AEG, et C. Lorenz AG, ancienne filiale de Philips. Lorenz apportait au groupe ITT une position de pointe dans le domaine du radioguidage et atterrissage sans visibilité. Le système Lorenz installé à l'Aéroport de Berlin-Tempelhof fut installé en 1934 en divers points du monde.

L'autre partie du développement d'ITT fut réalisée en Amérique latine. ITT commença par prendre le contrôle, en 1926, d'une société américaine All America Cables, qui exploitait des lignes télégraphiques aux États-Unis et en Amérique latine. Dans les deux années qui suivirent, ITT fit l'acquisition d'une demi-douzaine de compagnies de téléphone en Amérique du Sud : Uruguay, Chili, Brésil, et finalement Argentine. Dans ce dernier pays ITT prit s'empara d'abord d'une petite société, la Compania Telephonica avant d'acheter en 1929 à des investisseurs britanniques la concession de la United River Plate Telephone. Aux États-Unis, ITT prit le contrôle en 1928 de la société Mackay, fabricant d'équipements de communications et propriétaire des sociétés Postal Telegraph et Commercial Cable qui possédait sept câbles télégraphiques sous-marins reliant les États-Unis à l'Europe et un câble traversant le Pacifique. ITT avait réalisé l'opération au travers de la Postal Telegraph & Cable Corporation, créée pour l'occasion. Avec l'aide des banques Morgan & Co et National City Bank, la Postal Telegraph émit 52,3 millions de dollars d'obligations qui furent échangées contre des actions privilégiées.

L'expansion d'ITT qui semblait devoir se poursuivre au travers d'un accord avec RCA fut stoppée par la Grande Dépression qui éclata aux États-Unis en octobre 1929. La croissance d'ITT s'était réalisée au prix d'un fort endettement. Les acquisitions allemandes de 1929 et 1930 (notamment Schuchardt, SEG, Lorenz, mentionnées ci-dessus) seront les dernières opérations de la phase d'expansion. Cependant, en 1932, la situation était devenue catastrophique. La dette à long terme du groupe atteignait alors 188 millions de dollars. La cote de l'action ITT avait atteint un niveau record la veille du Krach de 1929. En moins d'un an, elle fut divisée par 8. Le versement des dividendes fut suspendu. Il n'était plus possible d'offrir des actions ITT pour acquérir de nouvelles entreprises. La situation d'ITT fut aggravée par la chute de l'empire du financier Suédois Ivar Kreuger avec lequel Sosthenes Behn était en pourparlers pour le rachat d'Ericsson

En 1936, ITT sortait d'une passe difficile. Le chiffre d'affaires et les bénéfices repartirent à la hausse. Le principal dommage de la crise ayant été la mise en faillite de la Postal Telegraph. Le quart des bénéfices provenait de la filiale espagnole CTNE. Sosthenes Behn suivait donc avec attention les évènements qui se déroulaient en Espagne. Avec la victoire en 1936 Frente popular de Manuel Azaña le nouveau ministre demanda la révision de la concession de la CTNE. Sosthenes Behn se rendit à Madrid aux débuts de la guerre civile espagnole. Catholique fervent et anticommuniste, il était proche de Franco. Et, avec le concours de l'ambassadeur des États-Unis, il obtint des loyalistes républicains la protection des installations de la CTNE. ITT joua donc un double-jeu pendant le conflit espagnol

En Allemagne, Sosthenes Behn entretint de bonnes relations avec Hitler devenu Chancelier en 1933. À la tête des filiales ITT furent placées des personnalités de la communauté financière allemande membres du parti nazi: Kurt von Schroeder et Gehrarhd Westrick. À partir de 1937, il fut impossible à ITT de rapatrier des dividendes des filiales allemandes. Cette restriction arrivait à un moment où ITT avait particulièrement besoin de liquidités. Néanmoins, jusqu'en 1939, Sosthenes Behn ne crut jamais que la guerre était inéluctable. Tous les cadres supérieurs des filiales allemandes et autrichiennes d'origine juive furent congédiés en application de la réglementation nazie. ITT fut l'un des derniers groupes industriels à appliquer cette mesure.[Information douteuse] Les filiales d'ITT reçurent d'importantes commandes d'armement de l'ensemble des puissances européennes. L'ISE qui chapeautait les filiales françaises et britanniques put ainsi verser 3,6 millions de dollars de dividendes[réf. nécessaire]. Faute de pouvoir verser des dividendes, les filiales allemandes réinvestissaient sur place leurs bénéfices. En 1938, Lorenz acquit ainsi le quart des actions de la Focke-Wulf Flugzeugbau, une société cliente de Lorenz qui fabriquait jusqu'alors des avions civils et qui devint de plus en plus engagée dans le secteur militaire.

Les usines Focke-Wulf fabriqueront pendant la guerre des chasseurs de nuit pour la Luftwaffe, (les Focke-Wulf Fw 190). En 1967, en réparation des dommages de guerre causée par l'US Air Force, ITT sera indemnisée de 5M$ au titre des parts détenues dans Focke-Wulf. À ce propos, le journaliste britannique Anthony Sampson écrit :

« Et maintenant, ITT se présente comme l'innocente victime de la Seconde Guerre mondiale, et a été grassement récompensée pour ses pertes. En 1967, près de trente ans après les évènements, ITT s'est débrouillé pour obtenir du gouvernement américain 27 millions de dollars à titre de compensation pour les dommages subies par les usines Focke-Wulf, au prétexte qu'il s'agissait d'une propriété américaine bombardée par les alliés. »

La Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale qui éclata en septembre 1939 et l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941 semblait devoir toucher ITT plus qu'aucune autre société américaine, tant le groupe s'était développé en dehors des États-Unis. L'impossibilité de rapatrier les dividendes qui avait prévalu pour les filiales allemandes depuis 1937 avait évidemment étendu aux filiales françaises, belges, néerlandaises et danoises, sous domination allemande, mais aussi pour les filiales britanniques, espagnoles, hongroises et roumaines, dont les pays étaient concernés de près ou de loin par le conflit mondial. Behn réussit néanmoins à maintenir l'affaire à flot par une série de mesures: Une série d'obligations de dix ans détenues par l'Export-Import Bank arrivaient à terme à la fin de 1940. Les paiements purent être reportés en 1948. L'Export-Import Bank accorda même à ITT un crédit exceptionnel de 1,5 million de dollars, immédiatement utilisé comme fonds de roulement au début de 1941. À la même époque, le coup de maitre de Behn fut de réussir à se défaire de l'actif à haut risque que représentait la compagnie de téléphone Societa Anonima Romana de Telefoane (SART) dans la Roumanie d'Antonescu qui venait de basculer clairement dans le camp de l'Axe. ITT vendit la SART au gouvernement roumain pour 13,8 millions de dollars, payés par des actifs roumains qui avaient été saisis aux États-Unis.

L'avènement de la guerre précipita le recentrage d'ITT sur une activité industrielle aux États-Unis. Il s'agissait en 1940 de produire des équipements militaires . Le développement de l'activité industrielle fut organisé à partir de la Federal Telegraph Company, une filiale du groupe Mackay acquise en 1928 et qui produisait en petite quantité des équipements de radiotélégraphie à Newark dans le New Jersey. Une nouvelle filiale, la Federal Telephon & Radio Laboratories, fut créée à proximité de l'usine de la Federal Telegraph. ITT acheta de nombreux terrains dans le New Jersey pour construire des usines et un terrain à Great River, sur la rive Sud de Long Island, près de New York pour créer le premier laboratoire d'ITT basé aux États-Unis. La Federal Telegraph qui n'était qu'une toute petite usine en 1940 réalisa 91 millions de dollars de chiffre d'affaires en 1944 pour 3,6 millions de dollars de bénéfices.

Le laboratoire de Great River fut dirigé par l'équipe française de Maurice Deloraine et Henri Busignies, des scientifiques de haut niveau. Ils furent installés avec leurs équipes dans des hôtels de Manhattan et se rendaient dans leurs laboratoires situés dans l'immeuble d'ITT au 67 Broad street. De ce laboratoire fut notamment issu le Huff-Duff, qui servit à détecter les sous-marins allemands lors de la bataille de l'Atlantique et qui était issu des travaux de Busignies aux LLMT de Paris. Busignies devait devenir le président des ITT Laboratories.

La SEG, Lorenz et les autres filiales allemandes produisaient une grande quantité de matériel militaire comme des systèmes de radioguidage. Dans la France occupée par l'Allemagne, la filiale LMT, comme les autres entreprises françaises du secteur fut placée sous la tutelle d'une Patenfirma allemande. En l'occurrence, ce fut Lorenz (en) qui joua ce rôle, et comme les autres entreprises françaises du secteur, LMT dut finir par accepter les commandes de Lorenz et produisit donc massivement pour l'armement allemand. Les effectifs s'accrurent de 2 700 à 4 700, de septembre 1939 à juin 1943, date à laquelle le pourcentage de la production pour l'Allemagne atteignit 66 %.

Pendant le conflit, les communications étaient coupées entre les pays en guerre. Avant l'entrée en guerre des États-Unis, Behn effectua une dernière visite en Allemagne au milieu de l'année 1940. Il se vit alors refuser l'entrée de plusieurs usines, propriétés d'ITT et dut se contenter d'une visite guidée des établissements de Berlin. Mais il restait des pays neutres qui pouvaient poursuivre leurs relations avec les belligérants des deux bords. Le représentant de la filiale européenne, l'ISE, en Suisse, Edouard Hofer était en contact à la fois avec Behn et avec les responsables d'ITT en Allemagne Westrick et von Schroeder. Le département d'État américain était informé des communications entre New York et Zürich, mais ne savait pas grand-chose sur les tractations entre Zürich et l'Allemagne.

Après l'effondrement de l'Allemagne nazie, ITT récupéra l'ensemble de ses filiales de l'Europe de l'Ouest, et certains journalistes reprochèrent à ITT de favoriser le redressement de l'Allemagne. On accusa aussi ITT comme d'autres groupes industriels américains d'avoir mené un jeu trouble pendant le conflit mondial. ITT se défendit en mettant en avant que les contacts pris en Suisse étaient connus des autorités militaires. Ces accusations refirent surface dans les années 1970, après qu'ITT a été mis en cause à propos du coup d'État au Chili. Anthony Sampson résuma les accusations portées contre ITT ainsi : « Si les Nazis avaient gagné, ITT en Allemagne serait apparue comme irréprochablement nazi; comme ils perdirent, ITT s'en sortit irréprochablement américain. »

Sortie du conflit mondial et effacement de Sosthenes Behn

La fin de la guerre permit à ITT de trouver les liquidités dont elle avait besoin pour confirmer son recentrage vers les activités industrielles. En 1945, la CTNE fut vendue au gouvernement espagnol. L'opération rapporta 33 millions de dollars en espèces et 50 millions en obligations à 4%. En 1946, la United River Plate est vendue au gouvernement argentin pour 94 M$. ITT fut ainsi en mesure de réduire de 20 M$ sa dette à long terme qui était alors de 74 M$, mais l'essentiel fut consacré à la construction d'usines dans une optique de diversification vers les domaines de la radio et de la télévision.

Très vite après la fin de la guerre survint un conflit entre certains actionnaires et Sosthenes Behn qui ne détient plus qu'une infime quantité d'actions. Depuis 1932, à cause de la mauvaise santé de la société et du marasme ambiant, les actionnaires ne pouvaient fournir des capitaux. Il fallait donc se satisfaire des revenus en espèces, des dépôts bancaires, et, éventuellement de la bonne volonté des gouvernements. Aucun dividende n'était d'ailleurs versé aux actionnaires depuis 1932 et ITT n'avait pas l'intention d'en verser à brève échéance. Cette situation provoqua une fronde des actionnaires. Trois financiers de New York, Clendenin J. Ryan, Robert R. Young et Robert McKinney détenaient à eux trois 10 % des actions exigèrent d'être représentés au conseil d'administration, en même temps que, trois directeurs d'ITT quittaient l'entreprise: Page, Deloraine et Mark Sunstrom. Behn réussit quand même à bloquer le versement de dividendes jusqu'en 1951.

Behn était alors âgé de 65 ans et sa succession était nécessairement à l'ordre du jour. Pour lui succéder, il recruta un dirigeant d'AT&T, William Harrison au poste de directeur des opérations, Behn gardant le poste de président. En fait, les deux hommes, de tempérament très différents ne s'entendirent pas très bien, mais Harrison resta en place jusqu'à son décès en 1956. Le général Edmond Leavey qui le remplaçait prit également le titre de président, Behn, n'étant plus que directeur honoraire jusqu'à sa mort, un an plus tard, en 1957.

En 1951, le chiffre d'affaires d'ITT était de 255 M$, dont 35 % provenait des États-Unis. quatre ans plus tard, ce pourcentage n'avait pas changé alors que le chiffre d'affaires global avait progressé de 76 %, mais les bénéfices, qui tournaient autour de 10 M$ sur la période 1951-1955 ne provenaient que très faiblement (8 %) des États-Unis

L'avènement de Harold Geneen (1959-1962)

Le mandat de Leavey prenait fin en juin 1959. Pour trouver un nouveau président, le conseil d'administration mit sur pied un comité de sélection formé de Hugh Knowlton (banque Kuhn, Loeb & Co), de Richard Perkins (National City Bank), George Brown administrateur représentant un groupe pétrolier de Houston et Robert McKinney. Leur choix tomba sur Harold Geneen, vice-président de Raytheon âgé de 49 ans. Depuis sa prise de fonction à Raytheon en 1956, il avait complètement restructuré la société et fait progresser chiffre d'affaires et bénéfice de façon spectaculaire. Le 20 mai 1959, Wall Street accusa l'annonce du transfert de Geneen par une baisse du cours de Raytheon de 10 %. Geneen plaça à la tête d'ITT des anciens de son équipe de Raytheon parmi lesquels David Margolis et William Marx qui allait devenir son second.

Pendant les trois premières années de sa prise de fonction, Geneen engagea très peu de nouvelles acquisitions. Depuis le siège du groupe à New York, son équipe mit en place le système de contrôle financier le plus complexe et le plus rigoureux que le monde ait jamais connu. Tous les projets furent passés au peigne fin et les moins rentables furent abandonnés. Une réduction d'effectifs fut menée à la Federal Electric. Busignies devint vice-président : les différentes filiales d'ITT devaient mettre en commun leurs recherches. Les laboratoires d'ITT avaient connu un certain succès dans le développement des transistors, l'entreprise ne s'engagea pas dans la production de transistors, des accords d'échanges de brevets furent passés avec Texas Instruments. Rencontrant pour la première fois Deloraine à Paris, Geneen le toisa et lui dit: « Ah ! c'est vous, Deloraine, celui qui dépense tout son argent en recherche et développement ! ». Geneen décida que les filiales européennes devaient s'américaniser. Non seulement l'anglais fut institué seule langue officielle de l'ISE, mais les cadres durent prendre l'habitude de s'appeler par leur prénom. Jusqu'en 1961, Geneen voulait recentrer l'activité du groupe sur les États-Unis, mais en 1962, malgré sa profonde méfiance vis-à-vis de l'Europe, vit dans le Marché commun et l'Europe, un espace à forte croissance et il mit en chantier de 22 nouvelles usines.

De 1959 à 1962, Geneen avait donc maintenu ITT sur le même périmètre d'activités. En 1962, le chiffre d'affaires du groupe dépassa le milliard de dollars. Depuis 1959, il avait augmenté de 30 %, la même progression qu'entre 1956 et 1959, mais alors qu'au cours de cette dernière période, les bénéfices avaient stagné, pendant les trois premières années du règne de Geneen, ils avaient augmenté au même rythme que le chiffre d'affaires, et cela, en dépit de la nationalisation de la Cuban Telephon par Fidel Castro.

Années 1960

ITT et son usine à Colmar est l'un des six "grands" producteurs américains de composants qui ont essaimé en France à partir de 1957, avec Texas Instrument à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, Fairchild Semiconductor à Rennes, Motorola à Toulouse, Transitron, à Vernon, dans l'Eure, Sprague à Tours et IBM à Corbeil-Essonnes.

La diversification

À partir de 1962, Geneen se lance dans une politique de diversification massive. Il expliquera plus tard qu'il se sentait mal à l'aise dans le secteur technologique dont le développement accéléré rendait les marchés très instables. À l'inverse, avec des administrateurs dynamiques, les conglomérats étaient le meilleur moyen de faire face à l'avenir. La diversification des activités allait de pair avec un juste équilibre entre les différentes zones économiques. Pour mener à bien cette diversification, il fallait procéder à des acquisitions pour lesquelles ITT collabora avec la banque d'affaires Lazard Frères. Les premières opérations de diversifications restaient dans le domaine industriel : automatisme, pompes industrielles, climatisation. En août 1964, pour 40 M$, ITT prenait le contrôle d'Aetna Finances et prenait ainsi pied dans le domaine de l'assurance aux États-Unis. Aetna fusionna avec trois autres acquisitions dans le même secteur pour former ITT Financial Services qui allait devenir le pivot de la diversification.[réf. nécessaire]

L'objectif que Geneen s'était fixé de doubler le chiffre d'affaires en cinq ans était atteint. Bien sûr, il avait fallu procéder à des augmentations de capital, mais le bénéfice par action avait augmenté de 64 %. Malgré de bons résultats, ITT ne faisait pas partie des stars de Wall-Street dont les actions avaient doublé de valeur: IBM, Texas Instruments, Raytheon. En 1965, ITT prit le contrôle d'Avis, et à sa suite d'autres sociétés de location de véhicules. Les dirigeants d'Avis ne tardèrent pas à démissionner, ne supportant pas la masse de reporting que l'on leur demandait de faire, et l'un d'entre eux, Townsend publia un livre où il donnait le conseil suivant : « Si vous avez une bonne entreprise, ne la vendez pas à un conglomérat. Cela m'est arrivé et j'ai fini par démissionner. »

En 1963, ITT prend le contrôle de la société Cannon Inc. industriel spécialisé dans la connectique radio, audio et électronique parmi laquelle on note les connecteurs DBM-25P, XLR, D-Sub ou encore APD, équipant des appareils professionnels et notamment dans le secteur militaire et même l'aerospatiale. La filiale est renommée « ITT Cannon » au début des années 2000.

En 1964, la Compagnie Générale de Métrologie, entreprise française connue sous le nom de Métrix, est affiliée à ITT. L'entreprise est intégrée à la division instrumentation pour développer des multimètres analogiques et numériques.

En 1965, Geneen hésita à diversifier l'entreprise . Il ouvrit des négociations avec la société American Broadcasting Company (ABC) qui possédait le troisième plus grand réseau des États-Unis et la plus grande chaine de cinémas du pays. Il y avait une proximité évidente entre les télécommunications et la télévision, et d'ailleurs, l'idée d'une fusion entre ITT et ABC remontait à l'époque de Sosthenes Behn, en 1951. Mais il existe aux États-Unis une Loi anti-trust qui interdit la fusion de deux activités du même secteur lorsque celle-ci aboutit à une situation de monopole. Au sein du département de la Justice des États-Unis il existe une commission de contrôle anti-trust chargée de contrôler cette loi. ITT n'était pas le seul conglomérat à se développer dans les années 1960, et il n'était pas évident que les dispositions antitrust puissent s'appliquer aux conglomérats. Le projet de fusion entre ITT et ABC fut précisément le terrain où partisans et adversaires des conglomérats s'affrontèrent. ITT commença à devenir la bête noire des adversaires de la fusion parmi lesquels on comptait le chef de la division antitrust Donald F. Turner et la figure de proue des droits du consommateur Ralph Nader. Ces derniers finirent par l'emporter et le 1er janvier 1968, ITT et ABC annoncèrent qu'elles abandonnaient leur projet de fusion.

L'échec de la fusion avec ABC signifia pour ITT l'abandon de toute ambition dans le domaine de la télévision. En moins d'un an, ITT liquida toutes ses positions dans le domaine de la télédiffusion. ce fut le cas de Cablevision, dont ITT se débarrassa et qui sera un acteur important de la télévision payante à la fin des années 1970. Simultanément, la politique de diversification reprit de plus belle. Le chiffre d'affaires de l'ensemble des nouvelles acquisitions de l'année 1968 est supérieur au chiffre d'affaires d'ITT en 1962. Parmi les principales acquisitions, la boulangerie industrielle Continental Baking, le verrier Pennsylvania Glass Sand, la société de construction immobilière Levitt & Sons, la chaine d'hôtels Sheraton, la Société foncière Rayonnier.

Felix Rohatyn, associé de Lazard Frères et administrateur d'ITT avait joué un rôle de premier plan dans la série de fusions-acquisitions de 1968. Ce fut également lui qui fut avec Geneen l'artisan de la plus grosse opération jamais réalisée par ITT, celle de la compagnie d'assurances Hartford Life Insurance. Cette prise de contrôle de plus d'un milliard de dollars était à l'époque la plus importante jamais réalisée par une firme américaine. Les négociations avaient démarré au début de 1969 et l'affaire fut conclue à la fin de 1970. Le juge fédéral Richard McLaren annonça alors qu'il allait contester cette fusion.

Le projet de fusion ITT-ABC et la façon dont il avait été bloqué par l'administration américaine avait provoqué de façon durable une ligne de clivage entre partisans et adversaires du conglomérat, qui coïncidait approximativement avec le clivage entre républicains et démocrates[réf. nécessaire]. Les démocrates, libéraux, se méfiaient des trusts au nom de la libre concurrence, et, par opposition, les républicains les soutenaient parce qu'ils étaient un élément de la puissance des États-Unis. Le juge McLaren avait pourtant été nommé à la division antitrust par Nixon, président des États-Unis depuis 1969.

1972 : ITT au centre des scandales

ITT sut trouver sans mal des alliés au sein de l'administration Nixon pour qu'un compromis fut trouvé avec McLaren au milieu de l'année 1971: la fusion avec Harford était entérinée, mais ITT acceptait de se défaire d'un certain nombre d'autres acquisitions comme Avis ou Levitt & Sons

Le 29 février 1972, l'éditorialiste Jack Anderson publiait un article où il donnait le contenu d'un courrier d'une lobbyiste au service d'ITT, Dita Beard : ce courrier de juin 1971 mettait en évidence des relations de proximité entre ITT et des proches de Nixon, et l'attente d'un retour d'ascenseur après l'aide financière de 400 000 dollars apportée par ITT pour la tenue de la convention républicaine de San Diego. L'article d'Anderson reçut un écho considérable dans la presse américaine. La commission de la Justice du Sénat se saisit de l'affaire, le sénateur démocrate Edward Kennedy s'engagea à fond dans l'affaire, mais le Sénat était encore fortement dominé par les Républicains.

En mars 1974, un autre article d'Anderson braqua les projecteurs sur ITT, accusé d'avoir participé à l'éviction, voire à l'assassinat de Salvador Allende au Chili, en 1973 ). Le 23 avril suivant, la revue New York publiait un long article du journaliste britannique Anthony Sampson dans lequel Harold Geneen était dépeint comme un personnage sans foi ni loi, échappant totalement à l'autorité du gouvernement « Les nombreux scandales dans lesquels ITT a été impliqué au cours des dernières années ont fait du sigle même de cette firme un véritable épouvantail avec lequel on peut faire peur aux enfants. » Quelques mois plus tard fut publié le livre de Sampson The Sovereign State of ITT qui devint un best-seller mondial. Robert Sobel note qu'après qu'Allende soit renversé par le coup d'État du 11 septembre 1973, la conviction resta dans beaucoup de milieux qu'ITT était à l'origine du coup d'état qui avait permis à la junte de Pinochet de prendre le pouvoir.

L'implication d'ITT au Chili (1970-1973)

Première vision de faits

La Compañia de Teléfonos de Chile (Chitelco) avait été fondée du temps de Sosthenes Behn, en 1930, à l'époque où ITT se développait dans de nombreux pays d'Amérique latine. Depuis la nationalisation sans indemnisation de la Cuban Telephone par Fidel Castro en 1959, les filiales latino-américaines avaient connu bien des vicissitudes: Au Brésil, la filiale d'ITT fut nationalisée, avec des compensations obtenues avec plusieurs mois de retard. Au Pérou, en 1968, la junte militaire d'Alvarado avait également nationalisé la Compañia Peruana de Teléfonos. Dans ce cas, ITT avait réussi à toucher 18 millions de dollars, à condition que huit millions soient réinvestis dans le pays.

En 1970, la Chitelco était le seul vestige de l'empire sud-américain de Sosthenes Behn. ITT détenait 70 % de la Chitelco ainsi que quelques autres actifs de moindre importance comme deux hôtels Sheraton. La stratégie de Geneen ne consistait pas à se maintenir en Amérique latine, mais il voulait naturellement qu'une éventuelle nationalisation se fasse au mieux des intérêts d'ITT. D'autres sociétés américaines étaient dans le même cas, le total de leurs actifs représentant environ 1,1 milliard de dollars. Dès 1962, la CIA était intervenue pour appuyer la candidature d'Eduardo Frei contre le candidat marxiste Allende. ITT, comme d'autres firmes américaines avait proposé leur concours à la CIA qui avait refusé, mais les firmes avaient fait des dons directement à des politiciens chiliens.

Eduardo Frei Montalva fut élu en 1964, et le même scénario se reproduisit aux élections de 1970, la CIA refusant une aide des firmes privées, mais celles-ci opérant des dons privés. ITT avait proposé un million de dollars à la CIA. La CIA refusa à nouveau et ITT versa 0,4 M$ directement à des politiciens. Ceci n'empêcha pas l'élection d'Allende, et dès lors, des négociations eurent lieu entre ITT et Allende pour statuer sur la forme que prendrait la nationalisation qui faisait partie du programme d'Allende. Parallèlement, la CIA organisait la déstabilisation du gouvernement Allende et le responsable des opérations clandestines de la CIA Broe prit contact avec Geneen pour qu'ITT soit leader dans un certain nombre d'opérations secrètes visant à exercer des pressions économiques, mais ITT déclina cette proposition. ITT recevait dans ses négociations avec le gouvernement chilien le soutien de l'ambassade des États-Unis. Le 28 avril 1971, Allende proposa 13 millions de dollars, alors qu'ITT soutenait que sa filiale valait au moins 153 millions de dollars. ITT était par ailleurs assuré auprès de l'agence gouvernementale OPIC garantissait par ailleurs 92 millions. L'ambassadeur des États-Unis était ainsi le principal interlocuteur du gouvernement chilien qui bloqua les comptes de Chitelco en juillet et nomma trois administrateurs pour diriger la société. Ceci conduisit Geneen à provisionner 70 millions de dollars dans les résultats financiers de 1971.

L'OPIC annonça qu'elle refusait de payer la garantie de 92 M$ et ITT fit appel, mais après le coup d'État de 1973, le gouvernement de Pinochet ouvrit des négociations avec ITT pour déterminer le montant des indemnités consécutives à la nationalisation de Chitelco: le gouvernement était prêt à payer à ITT 125 M$, payables sur dix ans, sous réserve que cet argent soit en grande partie réinvesti dans le pays.

Après le coup d'état de Pinochet, on continua à enquêter sur les agissements d'ITT dans des opérations illégales. En novembre 1978, le juge Stanley Sporkin et la commission des valeurs boursières accusèrent ITT d'avoir dépensé 8,7 M$ entre 1970 et 1975 pour des activités illégales non seulement au Chili, mais en Indonésie, en Iran, aux Philippines, en Algérie, au Nigeria, au Mexique, en Italie et en Turquie. ITT n'opposa pas de démenti officiel et indiqua simplement que ce genre de pratiques ne se faisait plus depuis deux ans, c'est-à-dire depuis le départ de Geneen.

Précision des faits

Pression économique et politique

« Les États-Unis bloquèrent les avoirs de ce pays (le Chili) chez eux en 1972. Et comme pour faire écho à ces mesures […] c'est en mars que fut révélé au grand public l'existence d'un plan de l'ITT destiné à renverser le régime chilien ». Le plan en question comprenait dix-huit points : arrêt des crédits bancaires, subvention d'El Mercurio, détérioration de l'économie et coopération avec la CIA, qui elle-même serait probablement liée au fait qu'on ait retrouvé plus d'un million de dollars dans le véhicule d'un des dirigeants de Patria y Libertad au moment de la grève des camionneurs. Ces derniers, au moment de la grève d'octobre 1972 reçurent chacun une enveloppe de 5 000 escudos (entre 40 et 160 dollars) par camion et par jour

« Il faut tout mettre en œuvre sans éclat mais par les moyens les plus efficaces, pour veiller à de qu'Allende n'aille pas au-delà des six mois cruciaux affirmait ITT dans une lettre adressée au ministre du commerce américain Peterson en septembre 71, juste après qu'ITT ait été nationalisée. Le texte cité par le journaliste Jack Anderson et repris par Anthony Sampson dans ITT l'état souverain, Alain Moreau. p.400 »

Parmi les financements d'activités subversives […] par le biais d'ITT et de la CIA, Guillaudat et Mouterde rappellent l'appui monétaire que reçurent les camionneurs dont la grève fut un élément décisif de la ruine du pays.

Les intérêts nord-américains étaient certes importants « mais comment expliquer le rôle de pointe joué dans ce domaine [opposition à l'Unidad Popular] ? ». Selon Armando Uribé cité par Guillaudat et Mouterde « Non seulement ITT possédait au Chili des intérêts économiques considérables […] mais elle y assurait un rôle coordinateur de tous les intérêts américains […] ITT représentait au Chili le fer de lance du nouvel impérialisme. »

Les preuves de l'implication d'ITT

Des preuves irréfutables de l'implication d'ITT dans la chute du président Allende et l'installation du régime d'Augusto Pinochet sont apparues en 1975, puis en 2000, lors de la déclassification de documents State Secrets Privilege :

Rapport Church Covert action in Chile 1963-1973 daté de 1975 fondé sur des documents de la CIA

En 2000, le rapport Hinchey CIA activities in Chile

Cette question est également traitée par Howard Zinn :

« En 1970, John McCone (un responsable d'ITT, ancien directeur de la CIA) disait à Henry Kissinger (secrétaire d'état), et à Richard Helms (directeur de la CIA), que ITT souhaitait verser un million de dollars au gouvernement pour l'aider à renverser le gouvernement de Salvador Allende au Chili. »

L'historienne Marie-Noëlle Sarget confirme certaines manœuvres d'ITT destinées à déstabiliser le gouvernement Allende : « Avant même l'arrivée d'Allende à la présidence, la multinationale ITT est intervenue dans la vie politique chilienne en finançant des publications de droite pour tenter d'éviter la confirmation par le congrès de l'élection du candidat socialiste, puis en stimulant la tentative de coup d'état militaire de Roberto Viaux, conformément à la politique définie par Kissinger à la mi-septembre 1970. Elle va ensuite s'orienter vers le blocage et l'asphyxie de l'économie du pays. »

Track one, track two

Le 19 et le 20 octobre il y eut au Chili deux tentatives d'enlèvement ratées de René Schneider (général) qui continuait à soutenir le gouvernement publiquement. Mais le 22 octobre, René Schneider fut assassiné, ce qui provoqua des manifestations, obligeant le président Eduardo Frei Montalva à declarer l'état d'urgence. On soupçonna les États-Unis d'être à l'origine de l'assassinat. Allende considéré comme victime d'un complot remporta les élections haut la main. C'est dans ce contexte qu'ITT se décida à jouer un rôle dans les élections chiliennes après avoir considéré que la CIA se fourvoyait.

Armando Unribe et Cristiàn Opaso ont démontré dans leur double ouvrage Intervención Norteamericana en Chile que l'entreprise dirigée par Geneen souhaitait faire partie activement de l'opération Track one qui se proposait de faire élire Jorge Alessandri. Alessandri devait laisser sa place à Eduardo Frei. L'opération a été un échec car Allende a été élu à une écrasante majorité. ITT n'avait l'intention d'en faire davantage. Mais l'entreprise se vit confier un rôle important dans Track two, une opération lancée par Nixon et qui visait à réunir toutes les forces des entreprises américaine par le biais d'ITT pour financer une opération armée qui visait à annuler les élections. Mais qui échoua encore momentanément malgré (ou à cause de) l'assassinat du général Schneider.

Plusieurs années après le coup d'Etat, Felix Rohatyn, président de la Municipal Assistance Corporation de New York puis ambassadeur des Etats-Unis en France, se verra reprocher son rôle en tant que membre du conseil d'administration d'ITT pendant cette période .

Activités de production et de recherche dans les Télécommunications

En dehors des États-Unis, certaines filiales conservaient une activité importante dans la production et la recherche en télécommunications: Standard Telephones and Cables (STC) en Grande-Bretagne et en Australie, Standard Elektrik Lorenz (SEL) en Allemagne, Bell Telephone Manufacturing Company (BTM) en Belgique, la CGCT et LMT en France. Ces sociétés fabriquaient et adaptaient des équipements de conception ITT, notamment dans les années 1960 les commutateurs crossbar Pentaconta et dans les années 1970 les commutateurs Metaconta D, L et 10c. Ces commutateurs étaient aussi produits sous licence à Poznań, en Pologne ainsi qu'en Yougoslavie. Ces filiales pouvaient avoir des activités de recherches brillantes dans des laboratoires comme le Laboratoire central de Télécommunications (LCT), nouveau nom des LLMT en France, ou le Standard Telecommunication Laboratories (STL) en Grande-Bretagne. Alec Reeves qui avait mené des recherches avant- guerre sur la Modulation d'impulsion codée à Paris, aux LLMT, monta une équipe après-guerre à STL, où Charles Kao et George Hockham menèrent des travaux pionniers sur la fibre optique, ce qui leur valut le prix Nobel de physique en 2010.

En 1988, International Telephone and Telegraph (ITT) cède ses activités de télécommunications européennes à la Compagnie générale d'électricité (CGE). Ce sont, en particulier, la filiale allemande : SEL (Standard Elektrik Lorenz), la filiale belge : Bell et la filiale espagnole : Sesa. Alcatel NV, une société de droit néerlandais, est créée pour regrouper les activités de télécommunications du groupe CGEet devient numéro 2 mondial des équipementiers télécoms.

L'éclatement

« En 1995, la compagnie mère, ITT Corporation, se divise en trois compagnies distinctes : ITT Corporation, ITT Hartford et ITT Industries. Sous la tutelle de cette dernière on retrouve ITT Fluid Technology Corporation, ITT Automotive et ITT Defense & Electronics. »

ITT a été condamné en 2007, pour trafic d'armes, à une amende de 100 millions de dollars pour des exportations à destination de la Chine, de Singapour et du Royaume-Uni.

En 2011, le groupe se scinde en trois entités cotées séparément au New York Stock Exchange. La première gardant le nom d'ITT Corporation regroupe les activités de réseau (ferroviaires, aériens), la seconde Exelis regroupant les activités de défense et enfin Xylem regroupant les activités de gestion de l'eau.

En février 2015, Harris acquiert Exelis pour 4,75 milliards de dollars.

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ITT Aperçu de l'action Prix, capitalisation boursière, P/E, EPS, ROE, dette/capitaux propres, fourchette sur 52 semaines

Prix
$216.18
Capitalisation Boursière
P/E (TTM)
28.4
BPA (TTM)
$6.11
Revenus (TTM)
$3.94B
Rendement div.
ROE
14.2%
Dette/Capitaux propres
0.2
Fourchette 52 semaines
$164 – $230

ITT Graphique du cours de l'action OHLCV quotidien avec indicateurs techniques — panoramique, zoom et personnalisez votre vue

Performance sur 10 ans Tendances du chiffre d'affaires, du bénéfice net, des marges et du BPA

Revenus et bénéfice net $3.94B
10-point trend, +63.7%
2016-12-31 2025-12-31
BPA $6.11
10-point trend, +195.2%
2016-12-31 2025-12-31
Flux de trésorerie libre $548M
10-point trend, +323.4%
2016-12-31 2025-12-31
Marges 12.4%
10-point trend, +12.2%
2016-12-31 2025-12-31

Valorisation Ratios P/E, P/S, P/B, EV/EBITDA — l'action est-elle chère ou bon marché ?

Métrique
Tendance sur 5 ans
ITT
Médiane des pairs
P/E (TTM)
5-point trend, +1.7%
28.4
29.6

Rentabilité Marges brutes, d'exploitation et nettes ; ROE, ROA, ROIC

Métrique
Tendance sur 5 ans
ITT
Médiane des pairs
Gross Margin (Marge Brute)
5-point trend, +8.7%
35.4%
39.3%
Operating Margin (Marge d'exploitation)
5-point trend, -4.7%
17.4%
Net Profit Margin (Marge nette)
5-point trend, +8.3%
12.4%
12.7%
ROA
5-point trend, +9.5%
8.8%
7.4%
ROE
5-point trend, -2.2%
14.2%
13.9%
ROIC
5-point trend, -18.4%
10.6%

Santé financière Dette, liquidité, solvabilité — solidité du bilan

Métrique
Tendance sur 5 ans
ITT
Médiane des pairs
Debt / Equity (Dette / Capitaux propres)
5-point trend, +104.1%
0.2
Current Ratio (Ratio de liquidité)
5-point trend, +39.3%
2.6
1.5
Quick Ratio (Ratio de liquidité réduite)
5-point trend, +48.6%
1.9

Croissance Croissance du chiffre d'affaires, du BPA et du bénéfice net : Année/Année, TCAC 3 ans, TCAC 5 ans

Métrique
Tendance sur 5 ans
ITT
Médiane des pairs
Revenue YoY (Chiffre d'affaires YoY)
5-point trend, +42.4%
8.5%
Revenue CAGR 3Y (CAGR du chiffre d'affaires 3 ans)
5-point trend, +42.4%
9.7%
Revenue CAGR 5Y (CAGR du chiffre d'affaires 5 ans)
5-point trend, +42.4%
9.7%
EPS YoY (BPA Année/Année)
5-point trend, +66.9%
-3.3%
Net Income YoY (Bénéfice net YoY)
5-point trend, +54.3%
-6.1%

Indicateurs par action BPA, valeur comptable par action, flux de trésorerie par action, dividende par action

Métrique
Tendance sur 5 ans
ITT
Médiane des pairs
EPS (Diluted) (BPA (Dilué))
5-point trend, +66.9%
$6.11

Efficacité du capital Rotation des actifs, rotation des stocks, rotation des créances

Métrique
Tendance sur 5 ans
ITT
Médiane des pairs
Payout Ratio (Ratio de distribution)
5-point trend, -5.1%
22.8%

Dividendes Rendement, ratio de distribution, historique des dividendes, CAGR à 5 ans

Rendement du Dividende
Ratio de distribution
22.8%
CAGR des dividendes sur 5 ans
Date ex-dividendeMontant
8 juin 2026$0,3860
6 mars 2026$0,3860
1 décembre 2025$0,3510
2 septembre 2025$0,3510
2 juin 2025$0,3510
6 mars 2025$0,3510
29 novembre 2024$0,3190
3 septembre 2024$0,3190
3 juin 2024$0,3190
7 mars 2024$0,3190
30 novembre 2023$0,2900
31 août 2023$0,2900
8 juin 2023$0,2900
8 mars 2023$0,2900
30 novembre 2022$0,2640
1 septembre 2022$0,2640
16 juin 2022$0,2640
8 mars 2022$0,2640
10 décembre 2021$0,2200
10 septembre 2021$0,2200

ITT Consensus des analystes Opinions des analystes haussières et baissières, objectif de cours à 12 mois, potentiel de hausse

ACHAT 19 analystes
  • Achat fort 6 31,6%
  • Achat 10 52,6%
  • Conserver 3 15,8%
  • Vente 0 0,0%
  • Vente forte 0 0,0%

Objectif de cours à 12 mois

13 analystes · 2026-08-15
Objectif médian $265.00 +22,6%
Objectif moyen $254.00 +17,5%

Historique des bénéfices BPA réel vs estimation, surprise %, taux de succès, prochaine date de publication des résultats

Surprise Moyenne
0.08%
Période EPS Actual BPA est. Surprise
30 juin 2026 $2.08 $1.98 0.10%
31 mars 2026 $1.98 $1.76 0.22%
31 décembre 2025 $1.85 $1.80 0.05%
30 septembre 2025 $1.78 $1.68 0.10%
30 juin 2025 $1.64 $1.63 0.01%
31 mars 2025 $1.45 $1.45 -0.00%

Comparaison des pairs (sous-secteur GICS) Indicateurs clés par rapport aux pairs du secteur

Ticker Capitalisation Boursière P/E Revenus Année/Année Marge Nette ROE Marge Brute
ITT 28.4 8.5% 12.4% 14.2% 35.4%
DOV 24.6 4.5% 13.5% 14.7% 39.8%
XYL $33.17B 34.7 5.5% 10.6% 8.6% 38.5%
OTIS 25.0 1.2% 9.6% -27.0%
SYM $30.81B -325.9 25.7% -0.75% -8.1% 18.8%
SNA 18.3 0.93% 19.7% 18.0%
FTV $17.30B 31.9 1.9% 13.9% 7.0% 63.5%
IEX $16.03B 27.8 5.8% 14.0% 12.3% 44.5%
RBC $17.42B 58.6 14.3% 15.4% 8.8% 44.4%
NDSN $12.97B 27.3 3.8% 17.3% 16.1%
LECO $13.14B 25.7 5.6% 12.3% 36.5% 36.2%

Fondamentaux complets Tous les indicateurs par an — compte de résultat, bilan, flux de trésorerie

Compte de résultat 17
Données annuelles Compte de résultat pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Revenue 12-point trend, +48.4% $3.94B $3.63B $3.28B $2.99B $2.77B $2.48B $2.85B $2.75B $2.59B $2.41B $2.49B $2.65B
Cost of Revenue 12-point trend, +42.4% $2.55B $2.38B $2.17B $2.07B $1.87B $1.70B $1.94B $1.86B $1.77B $1.64B $1.68B $1.79B
Gross Profit 12-point trend, +60.7% $1.39B $1.25B $1.11B $922M $900M $782M $910M $887M $820M $761M $809M $866M
R&D Expense 12-point trend, +44.6% $111M $116M $103M $96M $95M $85M $98M $98M $94M $80M $79M $77M
SG&A Expense 12-point trend, +22.8% $368M $297M $294M $217M $231M $201M $241M $254M $258M $260M $258M $300M
Operating Income 12-point trend, +156.9% $684M $678M $530M $468M $504M $226M $411M $397M $319M $277M $380M $266M
Interest Expense · · · · · · · · · · · $4M
Interest Income 4-point trend, +137.8% $11M $7M $9M $4M · · · · · · · ·
Other Non-op 8-point trend, +238.5% $4M $2M $2M $200.0K $4M $2M $3M $1M · · · ·
Pretax Income 12-point trend, +148.7% $652M $650M $522M $462M $509M $85M $414M $391M $309M $258M $382M $262M
Income Tax 12-point trend, +124.5% $160M $126M $105M $91M $190M $15M $90M $58M $195M $76M $70M $71M
Net Income 12-point trend, +164.5% $488M $520M $412M $367M $316M $72M $325M $334M $114M $186M $352M $184M
EPS (Basic) 12-point trend, +204.5% $6.15 $6.36 $5.01 $4.40 $3.68 $0.84 $3.71 $3.81 $1.29 $2.09 $3.92 $2.02
EPS (Diluted) 12-point trend, +207.0% $6.11 $6.32 $4.98 $4.38 $3.66 $0.83 $3.67 $3.76 $1.28 $2.07 $3.88 $1.99
Shares (Basic) 12-point trend, -13.2% 79,400,000 81,800,000 82,300,000 83,400,000 86,000,000 86,700,000 87,700,000 87,700,000 88,300,000 89,200,000 89,800,000 91,500,000
Shares (Diluted) 12-point trend, -13.9% 79,900,000 82,300,000 82,700,000 83,700,000 86,500,000 87,300,000 88,600,000 88,700,000 89,000,000 89,900,000 90,700,000 92,800,000
EBITDA 12-point trend, +133.4% $828M $813M $637M $575M $617M $339M $525M $507M $415M $361M $470M $355M
Bilan 30
Données annuelles Bilan pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Cash & Equivalents 12-point trend, +198.4% $1.74B $439M $489M $561M $648M $860M $612M $561M $390M $461M $416M $584M
Short-term Investments 12-point trend, -100.0% $0 $0 $0 $0 $0 $0 $0 $0 $0 $0 $65M $5M
Receivables 12-point trend, +51.2% $756M $703M $675M $629M $555M $508M $578M $540M $630M $524M $585M $500M
Inventory 12-point trend, +122.3% $672M $612M $575M $534M $431M $360M $393M $380M $312M $295M $293M $302M
Prepaid Expense 9-point trend, +40.5% $72M $53M $55M $45M $44M $40M $45M $44M $51M · · ·
Other Current Assets 12-point trend, -26.6% $183M $131M $118M $113M $89M $190M $153M $163M $147M $122M $204M $250M
Current Assets 12-point trend, +105.0% $3.35B $1.89B $1.86B $1.84B $1.72B $1.92B $1.74B $1.65B $1.48B $1.40B $1.50B $1.64B
PP&E (Net) 12-point trend, +41.2% $627M $577M $561M $527M $509M $525M $532M $519M $522M $464M $444M $444M
PP&E (Gross) 12-point trend, +59.0% $1.97B $1.76B $1.81B $1.69B $1.65B $1.65B $1.58B $1.50B $1.47B $1.31B $1.29B $1.24B
Accum. Depreciation 12-point trend, +68.9% $1.35B $1.18B $1.25B $1.16B $1.14B $1.12B $1.05B $978M $953M $849M $848M $797M
Goodwill 12-point trend, +139.1% $1.51B $1.43B $1.02B $965M $924M $945M $927M $876M $887M $775M $778M $632M
Intangibles 12-point trend, +373.3% $433M $454M $117M $113M $86M $106M $138M $136M $156M $160M $187M $91M
Other Non-current Assets 12-point trend, +157.2% $385M $384M $381M $339M $324M $272M $316M $197M $203M $188M $153M $150M
Total Assets 12-point trend, +73.8% $6.31B $4.73B $3.93B $3.78B $3.57B $4.28B $4.11B $3.85B $3.70B $3.60B $3.72B $3.63B
Accounts Payable 12-point trend, +50.2% $465M $458M $437M $401M $373M $307M $332M $339M $351M $302M $315M $310M
Accrued Liabilities 12-point trend, +23.2% $572M $447M $413M $333M $357M $457M $431M $417M $384M $350M $393M $464M
Short-term Debt 12-point trend, -66.7% $500.0K $428M $188M $451M $198M $107M $86M $116M $164M $214M $246M $2M
Current Liabilities 12-point trend, +67.4% $1.30B $1.33B $1.04B $1.19B $928M $871M $850M $872M $899M $866M $953M $775M
Capital Leases 12-point trend, +5900.0% $60M $74M $72M $59M $64M $72M $76M $0 $100.0K $200.0K $500.0K $1M
Deferred Tax 6-point trend, -77.7% · · · · · · $2M $2M $1M $500.0K $2M $9M
Other Non-current Liabilities 12-point trend, +3.6% $279M $261M $211M $200M $206M $211M $235M $166M $176M $181M $190M $270M
Total Liabilities 12-point trend, -8.0% $2.22B $1.95B $1.39B $1.52B $1.33B $2.15B $2.03B $2.02B $2.10B $2.17B $2.36B $2.41B
Long-term Debt 12-point trend, +7245.1% $522M $233M $6M $10M $12M $16M $15M $11M $9M $2M $3M $7M
Total Debt 12-point trend, +10964.8% $786M $663M $196M $461M $210M $122M $89M $127M $173M $217M $249M $7M
Common Stock 12-point trend, -5.6% $86M $82M $82M $83M $86M $86M $88M $88M $88M $88M $90M $91M
Retained Earnings 12-point trend, +106.7% $2.99B $3.12B $2.78B $2.51B $2.46B $2.32B $2.37B $2.11B $1.86B $1.79B $1.70B $1.45B
AOCI 12-point trend, +5.8% $-302M $-418M $-332M $-344M $-321M $-279M $-385M $-376M $-348M $-451M $-424M $-321M
Stockholders' Equity 12-point trend, +236.2% $4.08B $2.78B $2.53B $2.25B $2.23B $2.13B $2.07B $1.82B $1.60B $1.43B $1.36B $1.21B
Liabilities + Equity 12-point trend, +73.8% $6.31B $4.73B $3.93B $3.78B $3.57B $4.28B $4.11B $3.85B $3.70B $3.60B $3.72B $3.63B
Shares Outstanding 11-point trend, -10.4% · 81,500,000 82,100,000 82,700,000 85,500,000 86,500,000 87,800,000 87,600,000 88,200,000 89,500,000 89,500,000 91,000,000
Flux de trésorerie 20
Données annuelles Flux de trésorerie pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
D&A 12-point trend, +62.2% $143M $137M $109M $107M $113M $112M $113M $109M $105M $102M $90M $88M
Stock-based Comp 12-point trend, +158.6% $36M $26M $20M $18M $16M $13M $16M $22M $18M $13M $16M $14M
Deferred Tax 12-point trend, +2400.0% $5M $-21M $-28M $3M $116M $-44M $31M $-15M $147M $21M $26M $-200.0K
Amort. of Intangibles 12-point trend, +326.1% $47M $42M $19M $21M $19M $20M $21M $18M $19M $20M $14M $11M
Restructuring 12-point trend, -24.2% $21M $8M $10M $4M $10M $43M $13M $5M $13M $26M $24M $28M
Other Non-cash 11-point trend, +98.7% $-3M $-98M $26M $-218M $-570M $282M $-127M $-78M $-136M $-81M $-253M ·
Operating Cash Flow 12-point trend, +173.3% $669M $563M $538M $278M $-8M $436M $358M $372M $247M $241M $230M $245M
CapEx 12-point trend, +2.1% $121M $124M $108M $104M $88M $64M $91M $96M $113M $111M $87M $119M
Investing Cash Flow 9-point trend, +46.3% $-120M $-818M $-181M $-255M $-82M $-66M $-203M $-52M $-223M · · ·
Debt Issued 12-point trend, +749000000.00 $749M $764M $0 $0 $0 $2M $8M $3M $7M $0 $0 $0
Net Debt Issued 12-point trend, +16982.4% $287M $226M $-2M $-2M $-2M $-1M $5M $500.0K $6M $-1M $-4M $-2M
Stock Issued 11-point trend, +8602.6% $1.31B $0 $0 · $1M $4M $15M $6M $11M $12M $6M $15M
Stock Repurchased 12-point trend, +765.4% $521M $104M $60M $245M $105M $73M $41M $56M $33M $78M $84M $60M
Net Stock Activity 12-point trend, +1858.5% $793M $-104M $-60M $-245M $-115M $-80M $-26M $-50M $-22M $-66M $-78M $-45M
Dividends Paid 12-point trend, +172.7% $111M $105M $96M $88M $76M $59M $52M $47M $45M $45M $43M $41M
Financing Cash Flow 9-point trend, +747.9% $729M $235M $-432M $-83M $-100M $-159M $-102M $-129M $-112M · · ·
Net Change in Cash 12-point trend, +1599.7% $1.30B $-50M $-72M $-86M $-212M $248M $51M $171M $-71M $45M $-168M $77M
Taxes Paid 12-point trend, +116.6% $152M $129M $113M $93M $61M $61M $63M $54M $62M $56M $48M $70M
Free Cash Flow 12-point trend, +334.9% $548M $439M $430M $174M $-97M $372M $266M $276M $134M $129M $143M $126M
Levered FCF · · · · · · · · · · · $123M
Rentabilité 8
Données annuelles Rentabilité pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Gross Margin 12-point trend, +8.3% 35.4% 34.4% 33.7% 30.9% 32.5% 31.6% 32.0% 32.3% 31.6% 31.5% 32.6% 32.6%
Operating Margin 12-point trend, +73.1% 17.4% 18.6% 16.1% 15.7% 18.2% 9.1% 14.4% 14.5% 12.0% 10.8% 15.3% 10.0%
Net Margin 11-point trend, -12.4% 12.4% 14.3% 12.5% 12.3% 11.4% 2.9% 11.4% 12.2% 4.4% 7.7% 14.1% ·
Pretax Margin 12-point trend, +67.6% 16.5% 17.8% 15.8% 15.5% 18.4% 3.4% 14.6% 14.2% 12.0% 10.7% 15.4% 9.9%
EBITDA Margin 12-point trend, +57.3% 21.0% 22.4% 19.4% 19.3% 22.3% 13.7% 18.4% 18.5% 16.1% 15.0% 18.9% 13.4%
ROA 11-point trend, -7.6% 8.8% 12.0% 10.6% 10.0% 8.1% 1.7% 8.2% 8.8% 3.1% 5.1% 9.6% ·
ROE 11-point trend, -47.9% 14.2% 19.6% 17.2% 16.4% 14.5% 3.5% 16.7% 19.5% 7.5% 13.4% 27.3% ·
ROIC 12-point trend, -33.2% 10.6% 15.9% 15.5% 13.9% 13.0% 8.3% 14.9% 17.4% 6.5% 11.1% 19.3% 15.9%
Liquidité et Solvabilité 5
Données annuelles Liquidité et Solvabilité pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Current Ratio 12-point trend, +22.4% 2.6 1.4 1.8 1.5 1.9 2.2 2.0 1.9 1.6 1.6 1.6 2.1
Quick Ratio 12-point trend, +37.0% 1.9 0.9 1.1 1.0 1.3 1.6 1.4 1.3 1.1 1.1 1.1 1.4
Debt / Equity 12-point trend, +3215.5% 0.2 0.2 0.1 0.2 0.1 0.1 0.0 0.1 0.1 0.2 0.2 0.0
LT Debt / Equity 11-point trend, +2506.1% 0.1 0.1 0.0 0.0 0.0 0.0 · 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Interest Coverage · · · · · · · · · · · 66.6
Efficacité 3
Données annuelles Efficacité pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Asset Turnover 12-point trend, -0.9% 0.7 0.8 0.9 0.8 0.7 0.6 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7
Inventory Turnover 12-point trend, -31.5% 4.0 4.1 3.9 4.3 4.7 4.5 5.0 5.4 5.8 5.6 5.6 5.8
Receivables Turnover 12-point trend, +1.4% 5.4 5.3 5.0 5.0 5.2 4.6 5.1 4.7 4.5 4.3 4.6 5.3
Par action 6
Données annuelles Par action pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Book Value / Share 6-point trend, +77.0% · · · · · · $23.63 $20.80 $18.10 $16.14 $15.22 $13.35
Revenue / Share 12-point trend, +72.3% $49.29 $44.12 $39.70 $35.70 $31.97 $28.38 $32.13 $30.95 $29.05 $26.76 $27.40 $28.61
Cash Flow / Share 12-point trend, +217.4% $8.37 $6.84 $6.51 $3.32 $-0.10 $4.99 $4.04 $4.19 $2.78 $2.68 $2.53 $2.64
Cash / Share 6-point trend, +8.6% · · · · · · $6.97 $6.41 $4.42 $5.21 $4.64 $6.42
Dividend / Share 12-point trend, +219.1% $1 $1 $1 $1 $1 $1 $1 $1 $1 $0 $0 $0
EPS (TTM) 12-point trend, +207.0% $6.11 $6.32 $4.98 $4.38 $3.66 $0.83 $3.67 $3.76 $1.28 $2.07 $3.88 $1.99
Taux de croissance 10
Données annuelles Taux de croissance pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Revenue YoY 5-point trend, -26.8% 8.5% 10.6% 9.9% 8.1% 11.6% · · · · · · ·
Revenue CAGR 3Y 3-point trend, -1.8% 9.7% 9.5% 9.8% · · · · · · · · ·
Revenue CAGR 5Y 9.7% · · · · · · · · · · ·
EPS YoY 5-point trend, -101.0% -3.3% 26.9% 13.7% 19.7% 341.0% · · · · · · ·
EPS CAGR 3Y 3-point trend, -85.6% 11.7% 20.0% 81.7% · · · · · · · · ·
EPS CAGR 5Y 49.1% · · · · · · · · · · ·
Net Income YoY 5-point trend, -101.8% -6.1% 26.1% 12.3% 16.0% 336.3% · · · · · · ·
Net Income CAGR 3Y 3-point trend, -87.3% 10.0% 18.0% 78.5% · · · · · · · · ·
Net Income CAGR 5Y 46.4% · · · · · · · · · · ·
Dividend CAGR 5Y 13.5% · · · · · · · · · · ·
Valorisation (TTM) 16
Données annuelles Valorisation (TTM) pour ITT
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Revenue TTM 12-point trend, +48.4% $3.94B $3.63B $3.28B $2.99B $2.77B $2.48B $2.85B $2.75B $2.59B $2.41B $2.49B $2.65B
Net Income TTM 12-point trend, +164.5% $488M $520M $412M $367M $316M $72M $325M $334M $114M $186M $352M $184M
Market Cap 6-point trend, +76.3% · · · · · · $6.49B $4.23B $4.71B $3.41B $3.25B $3.68B
Enterprise Value 6-point trend, +92.5% · · · · · · $5.97B $3.79B $4.49B $3.17B $3.02B $3.10B
P/E 12-point trend, +39.7% 28.4 22.6 24.0 18.5 27.9 92.8 20.1 12.8 41.7 18.6 9.4 20.3
P/S 6-point trend, +64.4% · · · · · · 2.3 1.5 1.8 1.4 1.3 1.4
P/B 6-point trend, +3.2% · · · · · · 3.1 2.3 2.9 2.4 2.4 3.0
P / Cash Flow 6-point trend, +20.6% · · · · · · 18.1 11.4 19.0 14.2 14.2 15.0
P / FCF 6-point trend, -16.7% · · · · · · 24.4 15.3 35.1 26.4 22.7 29.2
EV / EBITDA 6-point trend, +30.1% · · · · · · 11.4 7.5 10.8 8.8 6.4 8.7
EV / FCF 6-point trend, -9.0% · · · · · · 22.4 13.7 33.5 24.5 21.1 24.6
EV / Revenue 6-point trend, +79.5% · · · · · · 2.1 1.4 1.7 1.3 1.2 1.2
Dividend Yield 6-point trend, -27.9% · · · · · · 0.80% 1.1% 0.96% 1.3% 1.3% 1.1%
Earnings Yield 12-point trend, -28.5% 3.5% 4.4% 4.2% 5.4% 3.6% 1.1% 5.0% 7.8% 2.4% 5.4% 10.7% 4.9%
Payout Ratio 11-point trend, +86.9% 22.8% 20.2% 23.3% 23.9% 24.0% 81.4% 16.0% 14.2% 40.0% 24.0% 12.2% ·
Annual Payout 12-point trend, +172.7% $111M $105M $96M $88M $76M $59M $52M $47M $45M $45M $43M $41M

États financiers Compte de résultat, bilan, flux de trésorerie — annuel, sur les 5 dernières années

Compte de résultat
2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Revenu $3.94B$3.63B$3.28B$2.99B$2.77B
Marge Brute % 35.4%34.4%33.7%30.9%32.5%
Marge d'exploitation % 17.4%18.6%16.1%15.7%18.2%
Résultat net $488M$520M$412M$367M$316M
BPA dilué $6.11$6.32$4.98$4.38$3.66
Bilan
2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Dette / Capitaux propres 0.20.20.10.20.1
Ratio de liquidité 2.61.41.81.51.9
Ratio de liquidité réduite 1.90.91.11.01.3
Flux de trésorerie
2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Flux de trésorerie libre $548M$439M$430M$174M$-97M

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Détenteurs institutionnels (13F) 770 déclarants · $11.7B total · Au 30 juin 2026

Institutions qui déclarent détenir cette action dans leur Formulaire SEC 13F trimestriel. Uniquement les positions longues ; un même déclarant peut apparaître deux fois pour des jambes d'options distinctes. Les jambes put/call compensatoires importantes reflètent généralement la tenue de marché ou un inventaire couvert, pas une conviction directionnelle.

Activité institutionnelle — Q2 2026 vs trimestre précédent
Nouvelles positions Positions clôturées Augmenté Diminué Variation nette des actions
91 (-31 vs T. préc.) 70 (+7 vs T. préc.) 234 (-45 vs T. préc.) 243 (+70 vs T. préc.) +13.2M

Comparé à Q1 2026. Les dépôts de formulaire 13F de la SEC sont dus dans les 45 jours suivant la fin du trimestre, plus une courte période tampon pour les déposants tardifs — les trimestres encore dans cette fenêtre sont ignorés au profit de la paire la plus récente entièrement déclarée.

Institution Valeur Actions % de 13F suivies Type
Capital International Investors $1 212 306 976 6 130 535 10,38% Actions
FMR LLC $876 805 487 4 433 685 7,51% Actions
VANGUARD PORTFOLIO MANAGEMENT LLC $841 162 272 4 253 450 7,20% Actions
VANGUARD CAPITAL MANAGEMENT LLC $799 869 984 4 044 650 6,85% Actions
Capital World Investors $751 271 848 3 798 907 6,43% Actions
Select Equity Group, L.P. $685 509 529 3 466 371 5,87% Actions
ALLIANCEBERNSTEIN L.P. $679 687 767 3 567 353 5,82% Actions
STATE STREET CORP $554 993 697 2 801 348 4,75% Actions
Findlay Park Partners LLP $276 394 913 1 397 628 2,37% Actions
GEODE CAPITAL MANAGEMENT, LLC $264 112 187 1 335 087 2,26% Actions
NORGES BANK $221 540 244 1 120 248 1,90% Actions
WESTFIELD CAPITAL MANAGEMENT CO LP $164 216 344 830 382 1,41% Actions
NEUBERGER BERMAN GROUP LLC $153 325 928 775 313 1,31% Actions
WELLINGTON MANAGEMENT GROUP LLP $151 641 379 766 795 1,30% Actions
AMERIPRISE FINANCIAL INC $139 629 518 706 027 1,20% Actions
DIMENSIONAL FUND ADVISORS LP $122 723 140 620 566 1,05% Actions
VANGUARD FIDUCIARY TRUST CO $111 843 564 565 552 0,96% Actions
MASSACHUSETTS FINANCIAL SERVICES CO /MA/ $100 975 860 510 598 0,86% Actions
NOMURA ASSET MANAGEMENT INTERNATIONAL INC. $92 907 000 469 797 0,80% Actions
SCOPUS ASSET MANAGEMENT, L.P. $91 514 429 462 755 0,78% Actions
GABELLI FUNDS LLC $84 384 785 426 703 0,72% Actions
Mawer Investment Management Ltd. $83 627 364 422 873 0,72% Actions
BANK OF MONTREAL /CAN/ $78 210 916 395 484 0,67% Actions
Engineers Gate Manager LP $76 281 372 385 727 0,65% Actions
SCOPUS ASSET MANAGEMENT, L.P. $71 193 600 360 000 0,61% Option de vente
D. E. Shaw & Co., Inc. $66 903 988 338 309 0,57% Actions
Qube Research & Technologies Ltd $66 531 012 336 423 0,57% Actions
BROWN BROTHERS HARRIMAN & CO $63 162 764 319 391 0,54% Actions
ADAGE CAPITAL PARTNERS GP, L.L.C. $60 712 320 307 000 0,52% Actions
Quantinno Capital Management LP $55 956 735 282 952 0,48% Actions
Holocene Advisors, LP $55 743 798 281 876 0,48% Actions
GOLDMAN SACHS GROUP INC $52 827 827 267 131 0,45% Actions
SCOPUS ASSET MANAGEMENT, L.P. $51 417 600 260 000 0,44% Option d'achat
LOOMIS SAYLES & CO L P $51 343 011 259 623 0,44% Actions
MILLENNIUM MANAGEMENT LLC $51 120 762 258 499 0,44% Actions
BOWEN HANES & CO INC $50 625 726 265 710 0,43% Actions
RENAISSANCE TECHNOLOGIES LLC $49 281 792 249 200 0,42% Actions
EULAV Asset Management $49 242 240 249 000 0,42% Actions
GAMCO INVESTORS, INC. ET AL $49 045 864 248 007 0,42% Actions
UBS Group AG $47 623 179 240 813 0,41% Actions
RHUMBLINE ADVISERS $46 662 802 235 957 0,40% Actions
VICTORY CAPITAL MANAGEMENT INC $42 714 776 215 993 0,37% Actions
Nuveen, LLC $42 438 109 214 594 0,36% Actions
PRINCIPAL FINANCIAL GROUP INC $39 949 498 202 010 0,34% Actions
TimesSquare Capital Management, LLC $39 577 654 207 724 0,34% Actions
Grandeur Peak Global Advisors, LLC $36 566 220 184 902 0,31% Actions
KING LUTHER CAPITAL MANAGEMENT CORP $35 812 952 181 093 0,31% Actions
California Public Employees Retirement System $35 679 661 180 419 0,31% Actions
Swiss National Bank $35 478 144 179 400 0,30% Actions
MOORE CAPITAL MANAGEMENT, LP $34 324 610 173 567 0,29% Actions
SEGALL BRYANT & HAMILL, LLC $32 221 828 162 934 0,28% Actions
BNP PARIBAS FINANCIAL MARKETS $31 915 695 161 386 0,27% Actions
FORT WASHINGTON INVESTMENT ADVISORS INC /OH/ $30 809 821 155 794 0,26% Actions
Nuveen Asset Management, LLC $29 428 279 205 965 0,25% Actions
Gotham Asset Management, LLC $29 078 235 147 038 0,25% Actions
Ceredex Value Advisors LLC $27 686 202 139 999 0,24% Actions
Paradice Investment Management LLC $27 511 382 139 115 0,24% Actions
BANK OF AMERICA CORP /DE/ $27 355 943 138 329 0,23% Actions
Retirement Systems of Alabama $27 347 242 138 285 0,23% Actions
Capital International, Inc./CA/ $26 815 069 135 594 0,23% Actions
Zimmer Partners, LP $25 708 800 130 000 0,22% Actions
TD Asset Management Inc $24 813 540 125 473 0,21% Actions
SEVEN GRAND MANAGERS, LLC $24 720 000 125 000 0,21% Actions
ENVESTNET ASSET MANAGEMENT INC $24 004 963 121 384 0,21% Actions
SUSQUEHANNA FUNDAMENTAL INVESTMENTS, LLC $22 073 773 111 619 0,19% Actions
Amundi $20 740 673 104 878 0,18% Actions
Leeward Investments, LLC - MA $20 627 950 104 308 0,18% Actions
BlackRock, Inc. $20 187 539 102 081 0,17% Actions
CAPITAL INTERNATIONAL SARL $19 489 446 98 551 0,17% Actions
SEI INVESTMENTS CO $19 421 220 98 206 0,17% Actions
CALIFORNIA STATE TEACHERS RETIREMENT SYSTEM $19 246 578 101 016 0,16% Actions
BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT Holding S.A. $18 244 744 92 257 0,16% Actions
STATE OF WISCONSIN INVESTMENT BOARD $18 236 834 92 217 0,16% Actions
KENNEDY CAPITAL MANAGEMENT LLC $18 225 152 92 158 0,16% Actions
UBS AM, a distinct business unit of UBS ASSET MANAGEMENT AMERICAS LLC $18 209 143 95 571 0,16% Actions
ALPS ADVISORS INC $17 887 392 90 450 0,15% Actions
JANE STREET GROUP, LLC $17 837 952 90 200 0,15% Option de vente
Zurcher Kantonalbank (Zurich Cantonalbank) $17 517 976 88 582 0,15% Actions
RAYMOND JAMES FINANCIAL INC $17 369 906 87 833 0,15% Actions
SOROS FUND MANAGEMENT LLC $16 758 182 84 740 0,14% Actions
Fisher Asset Management, LLC $16 717 229 84 532 0,14% Actions
CIBC WORLD MARKET INC. $16 121 791 81 522 0,14% Actions
Mariner, LLC $15 524 672 78 525 0,13% Actions
Freestone Grove Partners LP $15 060 017 76 153 0,13% Actions
Mesirow Institutional Investment Management, Inc. $15 053 551 105 358 0,13% Actions
VAN ECK ASSOCIATES CORP $14 804 314 74 860 0,13% Actions
MetLife Investment Management, LLC $14 770 497 74 689 0,13% Actions
VANGUARD ASSET MANAGEMENT, Ltd $14 578 867 73 720 0,12% Actions
Cinctive Capital Management LP $14 515 584 73 400 0,12% Actions
STATE BOARD OF ADMINISTRATION OF FLORIDA RETIREMENT SYSTEM $13 683 014 69 190 0,12% Actions
Rokos Capital Management LLP $13 495 433 68 257 0,12% Actions
FARMERS & MERCHANTS INVESTMENTS INC $12 018 271 60 772 0,10% Actions
PUBLIC EMPLOYEES RETIREMENT SYSTEM OF OHIO $11 930 268 60 327 0,10% Actions
PERSONAL CFO SOLUTIONS, LLC $11 757 489 59 338 0,10% Actions
AEGON ASSET MANAGEMENT UK Plc $11 749 317 59 412 0,10% Actions
LPL Financial LLC $11 496 364 58 133 0,10% Actions
Moran Wealth Management, LLC $11 207 751 56 674 0,10% Actions
Candriam S.C.A. $11 009 376 55 724 0,09% Actions
Channing Capital Management, LLC $10 939 688 55 318 0,09% Actions
SUSQUEHANNA INTERNATIONAL GROUP, LLP $10 580 160 53 500 0,09% Option de vente

Initiés de la société 83 initiés · 49 dirigeants · 24 administrateurs

Dirigeant Rôle Dernière activité Actions détenues Achats 12m Ventes 12m Net 12m
Luca Savi President and CEO 5 mars 2026 S 262 354 0 6 $-12 099 282
Denise L Ramos Chief Executive Officer and President 11 mai 2018 M 309 400 0 0 $0
Steven R Loranger Chairman, President and CEO 31 octobre 2011 F 225 681 0 0 $0
Louis J Giuliano Chairman, President and CEO 25 mai 2004 M 735 0 0 $0
Emmanuel Caprais Senior Vice President & CFO 3 mars 2026 F 42 433 0 1 $-1 018 765
Thomas M Scalera EVP & Chief Financial Officer 5 mars 2020 F 62 273 0 0 $0
Edward W Williams SVP and CFO 29 mars 2005 A 6 510 0 0 $0
Emrana Sheikh Senior Vice President and Chief Human Resources Officer 4 mars 2026 A 4 706 0 0 $0
Michael Guhde SVP and President, CCT 4 mars 2026 A 6 168 0 0 $0
Bartlomiej Makowiecki SVP, Chief Strategy Officer and President, Industrial Process 4 mars 2026 A 30 307 0 0 $0
Davide Barbon SVP & President, MT and APAC 4 mars 2026 A 38 153 0 0 $0
Lori B. Marino Senior Vice President, Chief Legal Officer, Chief Compliance Officer and Secretary 3 mars 2026 F 12 603 0 0 $0
Fernando Roland SVP & President, IP 4 mars 2024 A 6 640 0 0 $0
Maurine C. Lembesis SVP, Chief HR Officer 4 mars 2024 F 21 378 0 0 $0
Ryan F. Flynn SVP & President, CCT 8 décembre 2023 S 14 047 0 0 $0
Carlo Ghirardo SVP & Pres Motion Technologies 4 août 2023 S 17 029 0 0 $0
Mary Elizabeth Gustafsson SVP, Business Advisor 4 mars 2023 F 57 213 0 0 $0
John Capela VP, Chief Accounting Officer 1 juillet 2022 F 7 835 0 0 $0
David Steblein SVP & President, Industrial Process 29 mars 2022 F 5 752 0 0 $0
George A. Hanna SVP & President, Industrial Process 5 mars 2021 F 21 071 0 0 $0
Farrokh Batliwala Former SVP & President, Connect and Control Technologies 5 octobre 2020 F 20 407 0 0 $0
David J. Malinas SVP & President, Industrial Process 4 mars 2019 A 14 998 0 0 $0
Steven C Giuliano VP & Chief Accounting Officer 9 août 2018 F 27 439 0 0 $0
Victoria L Creamer Senior Vice President, Human Resources 21 mai 2018 M 15 408 0 0 $0
Aris C Chicles EVP and President, Industrial Process 13 mars 2017 S 10 430 0 0 $0
Neil W Yeargin Senior Vice President and President, Interconnect Solutions 8 mars 2016 F 38 934 0 0 $0
Munish Nanda SVP & Pres., Control Tech. 10 mars 2015 F 35 759 0 0 $0
Robert J Pagano Jr SVP & Pres., Indust. Process 2 mai 2014 M 64 247 0 0 $0
Burt M Fealing SVP and General Counsel 20 novembre 2013 M 26 038 0 0 $0
Janice Klettner VP, CAO and Asst. Secretary 2 août 2013 M 37 949 0 0 $0
William Edward Taylor SVP & Pres., Interconnect Sol. 8 mars 2012 A 36 432 0 0 $0
Thomas F Korber SVP and Chief HR Officer 7 novembre 2011 A 7 396 0 0 $0
Frank R Jimenez Vice President 7 octobre 2011 P 11 397 0 0 $0
David F Melcher Senior Vice President 18 août 2011 F 23 971 0 0 $0
John A. Procopio Vice President 2 mai 2011 A 8 693 0 0 $0
Angela A Buonocore Senior Vice President 10 mars 2011 F 19 742 0 0 $0
Gretchen W Mcclain Senior Vice President 10 mars 2011 F 93 575 0 0 $0
Christopher A Harrison Vice President 3 mars 2011 A 4 279 0 0 $0
Scott A Crum Senior Vice President 7 mars 2010 F 24 485 0 0 $0
Donald E Foley Senior Vice President 7 mars 2010 F 41 806 0 0 $0
Nicholas P Hill Senior Vice President 6 mars 2009 F 13 774 0 0 $0
Vincent A Maffeo SVP, General Counsel 6 mars 2009 F 40 353 0 0 $0
Henry J Driesse Senior Vice President 3 octobre 2008 F 33 947 0 0 $0
Brenda Reichelderfer Senior Vice President 9 avril 2008 S 4 864 0 0 $0
Steven F Gaffney Senior Vice President 7 avril 2008 M 60 730 0 0 $0
George E Minnich SVP 31 juillet 2007 F 24 364 0 0 $0
Thomas R Martin Senior Vice President 10 janvier 2007 M 16 028 0 0 $0
Robert L Ayers Senior Vice President 3 août 2005 M 9 782 0 0 $0
LANG MARK E Corporate Controller 13 mai 2004 P 4 112 0 0 $0
Timothy H Powers Administrateur 21 mai 2025 A 28 878 0 0 $0

Initiés issus des déclarations SEC Form 3/4/5 ; net = uniquement P/S de marché

Détention d'ETF Détenu par 116 ETFs

Le poids reflète uniquement les participations directes en actions (N-PORT) ; les fonds à effet de levier ou basés sur des dérivés peuvent détenir une exposition supplémentaire aux swaps non indiquée.

Fonds Poids Unités Au Source
BUL · Pacer Funds Trust 2,32% 13 742 NS 30 avril 2026 N-PORT
FGSI · First Trust Exchange-Traded Fund IV 1,99% 278 NS 30 avril 2026 N-PORT
OUSM · ALPS ETF Trust 1,84% 82 720 NS 31 mai 2026 N-PORT
RUNN · Strategic Trust 1,62% 28 665 NS 31 mai 2026 N-PORT
NBSM · Neuberger Berman ETF Trust 1,32% 15 353 NS 31 mai 2026 N-PORT
FFSM · FIDELITY COVINGTON TRUST 1,32% 79 673 NS 30 avril 2026 N-PORT
GDIV · Harbor ETF Trust 1,03% 10 816 NS 30 avril 2026 N-PORT
IJK · iShares Trust 1,02% 523 040 SH 8 août 2026 Quotidien
TAX · EA Series Trust 1,01% 1 312 NS 29 mai 2026 N-PORT
SDVD · First Trust Exchange-Traded Fund IV 0,97% 37 858 NS 30 avril 2026 N-PORT
DRIV · Global X Funds 0,97% 23 774 NS 31 mai 2026 N-PORT
WLDR · Two Roads Shared Trust 0,95% 3 168 NS 30 avril 2026 N-PORT
IVOG · VANGUARD ADMIRAL FUNDS 0,93% 88 213 SH 8 août 2026 Quotidien
IQSM · New York Life Investments ETF Trust 0,79% 11 558 NS 30 avril 2026 N-PORT
HSMV · First Trust Exchange-Traded Fund III 0,75% 1 060 NS 30 avril 2026 N-PORT
RFG · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 0,75% 12 559 SH 8 août 2026 Quotidien
MIDE · DBX ETF Trust 0,67% 116 NS 29 mai 2026 N-PORT
XJH · iShares Trust 0,60% 12 082 SH 8 août 2026 Quotidien
QVMM · Invesco Exchange-Traded Fund Trust … 0,58% 12 101 SH 8 août 2026 Quotidien
NBGX · Neuberger Berman ETF Trust 0,55% 419 NS 31 mai 2026 N-PORT
PTMC · Pacer Funds Trust 0,54% 9 909 NS 30 avril 2026 N-PORT
IJH · iShares Trust 0,53% 3 084 516 SH 8 août 2026 Quotidien
FTC · First Trust Exchange-Traded AlphaDE… 0,52% 30 950 NS 30 avril 2026 N-PORT
NBCR · Neuberger Berman ETF Trust 0,52% 23 553 NS 31 mai 2026 N-PORT
IVOO · VANGUARD ADMIRAL FUNDS 0,48% 144 372 SH 8 août 2026 Quotidien
BKMC · BNY Mellon ETF Trust 0,47% 13 507 NS 30 avril 2026 N-PORT
MSSM · MORGAN STANLEY PATHWAY FUNDS 0,46% 17 749 NS 31 mai 2026 N-PORT
OASC · Unified Series Trust 0,45% 1 952 NS 31 mai 2026 N-PORT
SMLF · iShares Trust 0,37% 73 965 SH 8 août 2026 Quotidien
BBMC · J.P. Morgan Exchange-Traded Fund Tr… 0,37% 35 126 NS 30 avril 2026 N-PORT
MIDU · Direxion Shares ETF Trust 0,36% 1 423 NS 30 avril 2026 N-PORT
MVV · ProShares Trust 0,36% 2 972 NS 31 mai 2026 N-PORT
JPUS · J.P. Morgan Exchange-Traded Fund Tr… 0,32% 6 535 NS 30 avril 2026 N-PORT
SCHM · SCHWAB STRATEGIC TRUST 0,31% 232 549 NS 31 mai 2026 N-PORT
SOVF · Elevation Series Trust 0,31% 1 359 NS 30 avril 2026 N-PORT
ESML · iShares Trust 0,31% 41 657 SH 8 août 2026 Quotidien
FSMD · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,30% 33 403 NS 30 avril 2026 N-PORT
FIDU · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,26% 25 522 NS 30 avril 2026 N-PORT
FAD · First Trust Exchange-Traded AlphaDE… 0,26% 5 856 NS 30 avril 2026 N-PORT
IMCG · iShares Trust 0,26% 48 545 SH 8 août 2026 Quotidien
SMMD · iShares Trust 0,25% 44 461 SH 8 août 2026 Quotidien
UMDD · ProShares Trust 0,25% 415 NS 31 mai 2026 N-PORT
FXR · First Trust Exchange-Traded AlphaDE… 0,24% 7 821 NS 30 avril 2026 N-PORT
VBK · VANGUARD INDEX FUNDS 0,24% 592 737 SH 8 août 2026 Quotidien
VIS · VANGUARD WORLD FUND 0,24% 108 495 SH 8 août 2026 Quotidien
BFOR · ALPS ETF Trust 0,24% 2 622 NS 31 mai 2026 N-PORT
JPME · J.P. Morgan Exchange-Traded Fund Tr… 0,23% 4 783 NS 30 avril 2026 N-PORT
TRFM · ETF Series Solutions 0,22% 1 622 NS 30 avril 2026 N-PORT
IYJ · iShares Trust 0,22% 20 281 SH 8 août 2026 Quotidien
DEUS · DBX ETF Trust 0,21% 2 935 NS 29 mai 2026 N-PORT