ITT Aperçu de l'action Prix, capitalisation boursière, P/E, EPS, ROE, dette/capitaux propres, fourchette sur 52 semaines

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Prix $206.17
P/E (TTM) 40.4
BPA (TTM) $5.10
Revenu (TTM) $4.74B
ROE 14.2%
Dette/Capitaux propres 0.2
Fourchette 52 semaines $167–$230

ITT Graphique du cours de l'action OHLCV quotidien avec indicateurs techniques — panoramique, zoom et personnalisez votre vue

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fourchette
barres

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Splits d'actions 2
Date ex-dividende Division Type
1 novembre 2011 2500-for-829 Avant
22 février 2006 2-for-1 Avant

À propos de ITT Inc. Common Stock Présentation de l'entreprise depuis Wikipedia

05 · wikidata

International Telephone & Telegraph (ITT) est une entreprise multinationale fondée en 1920, spécialisée dans les communications téléphoniques et basée aux États-Unis. Au cours des années 1960 et 1970, le groupe évolue en un conglomérat impliqué dans une multitude d'activités, qui se désengage progressivement des télécommunications avant d'éclater en 1986, en diverses sociétés indépendantes entre 1995 et 2011. En 1996, la maison mère modifie son nom en « ITT Industries » puis en 2006, par « ITT Corporation ».

Selon certains rapports officiels, l'entreprise porte une lourde responsabilité dans les événements dramatiques survenus au Chili dans les années 1970, ainsi que dans d'autres pays d'Amérique latine, notamment l'opération Condor. La déclassification des archives de la CIA permet de publier des preuves jugées comme accablantes. On note le rapport Hinchley dans le dossier global de déclassification précisant entre autres détails, certaines des méthodes ITT :

« Au début de 1970, un homme d'affaires issu d'ITT contactait un officier de la CIA aux États-Unis et poussait le gouvernement américain à apporter une aide financière aux opposants d'Allende. La CIA lui donna le nom d'un individu susceptible de faire passer les fonds à Alessandri. Quelques mois plus tard un autre représentant d'ITT tâtait le terrain auprès de la CIA à Washington pour savoir si la Centrale accepterait des fonds de sa compagnie et les transférerait au profit de la campagne de Alessandri. On lui répondit que la CIA ne pouvait ni recevoir ni transférer des fonds à Alessandri pour le compte d'une entreprise privée. La CIA précisait que, bien que très inquiète d'une éventuelle victoire d'Allende, le gouvernement américain ne soutenait aucun candidat en particulier. Toutefois, il se trouve que quelques mois plus tôt, la Centrale avait donné à ce même homme d'affaires des conseils sur la manière de faire passer les fonds de ITT en toute sécurité, pour le candidat Alessandri. Après l'élection d'Allende et avant son intronisation, la CIA, selon la directive du 40, en accord avec l'ambassade américaine de Santiago, s'efforça de mener à bien un programme de faillite économique. »

Anthony Sampson a été le premier à révéler certains faits sur la responsabilité d'ITT, qui ont été ensuite confirmés par l'historienne Marie-Noëlle Sarget ou l'écrivain Armando Uribe. Le film Mille milliards de dollars d'Henri Verneuil (1982) s'inspire de l'histoire de la firme qui apparaît sous les traits de la société GTI.

Origines et formation de la multinationale (1914-1920)

Sosthenes Behn et son frère Hernand, eux-mêmes originaires des Îles Vierges, dans les Caraïbes, avaient acquis en 1914 une petite société dans le secteur de la téléphonie, la Puerto-Rico Telephone Company, puis, l'année suivante, la Cuban Telephon Company.

Après la Première Guerre mondiale où Sosthenes Behn servit dans le Signal Corps Radio et dont il sortit avec le grade de Colonel, Behn créa la holding ITT, International Telephon & Telegraph où il transféra les parts qu'il détenait dans les petites sociétés caribéennes de téléphone. Son but était de racheter des sociétés de téléphone en Amérique du Sud ou en Europe. ITT réussit à drainer quelques fonds privés, ce qui, combiné avec la bonne santé de la Cuban Telephone permit une entrée réussie en bourse en avril 1923.

Dès lors, Sosthenes Behn prit en charge les acquisitions, laissant à son frère Hernand la gestion quotidienne des sociétés de la Holding. À l'occasion d'une expansion externe se fut l'Espagne où ITT, soutenue par la National City Bank of New York, remporta un appel d'offres en Espagne pour développer le réseau espagnol. L'expérience d'opérateur acquise à Cuba avait permis de battre les équipementier Européens, le suédois Ericsson et l'allemand Siemens & Halske. Ainsi fut créée en avril 1924 la Compañía Telefónica Nacional de España (CTNE), capitalisée à 45 millions de dollars, ce qui représentait de loin le plus gros actif d'ITT. La mise sur pied du réseau espagnol nécessitait l'achat d'équipements onéreux et il devint vital pour ITT de prendre pied pour affronter les équipementiers européens. La première étape fut une ouverture de négociations en vue du rachat de la Compagnie des Téléphones Thomson-Houston, filiale téléphonique de la Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston, deux usines dans lesquelles travaillaient 2 000 employés. La deuxième étape fut le rachat de International Western Electric Company (IWEC), récemment passée sous le contrôle de la plus grande société américaine du secteur, AT&T, mais que la loi antitrust américaine obligeait de se dessaisir de certains actifs. IWEC possédait plusieurs usines en Europe et réalisait un chiffre d'affaires de 44 millions de dollars. ITT qui bénéficiait toujours d'une bonne image à Wall Street prit le contrôle d'IWEC, payé à AT&T essentiellement en actions ITT. IWEC, rebaptisée « International Standard Electric » (ISE) apportait notamment à ITT deux filiales européennes : la belge Bell Telephone Manufacturing Company} (BTM), la britannique Standard Telephones and Cables et la française Le Matériel Téléphonique.

ITT était dès lors un acteur important dans le domaine des téléphones, capable de rivaliser en Europe avec Ericsson et Siemens. ITT poursuivit sa politique d'acquisitions en Amérique latine avec le rachat de la Mexican Telephone and Telegraph Company en 1926. L'acquisition de la Compagnie des Téléphones Thomson-Houston fut concrétisée en avril 1926.[réf. nécessaire]

La multinationale ITT de 1926 à 1939

Dès sa création, ITT a donc été plus qu'aucune autre firme, une « multinationale » puisque le groupe n'avait jamais été réellement implanté aux États-Unis alors qu'il y avait son siège social. Limité à l'exploitation téléphonique avant 1925, avec le rachat d'IWEC, le groupe étendit ses activités à la fabrication d'équipements.

Une partie du développement d'ITT se réalisa en Europe. En Espagne, à côté de la CTNE, une société industrielle, Standard Elétrica S.A. créée au sein d'ITT, comptait plus de 1 800 employés en 1928. Les sociétés européennes rachetées à ATT utilisaient pour la plupart des anciens brevets de Western electric, ce qui mettait ITT sous la dépendance d'ATT. Pour se dégager de cette dépendance, des activités de recherches furent développées dans les pays où ITT était implanté, c'est-à-dire en Europe: en 1926, LMT remporta un important appel d'offres de l'administration française des PTT et réussit à placer des systèmes de commutation de type Rotary, héritées de la Western electric. En contrepartie, ITT s'était engagé à créer un laboratoire de recherches et d'études, les LLMT dont les effectifs atteignaient 700 personnes en 1930. Maurice Deloraine fut nommé directeur de ce laboratoire qui apporta à ITT une position dans la recherche de pointe dans le domaine des télécommunications: Hyperfréquences que l'on appelait encore ondes ultra-courtes, téléphonie multiplex, modulation d'impulsion codée. À la demande des administrations françaises, les LLMT s'engagèrent également dans des recherches conduisant à des applications militaires: radiogoniométrie à lecture instantanée, et, à partir de 1938, radar. La filiale anglaise STC fut investie dans un projet ambitieux de câble téléphonique sous-marin par le biais de son laboratoire, Standard Telecommunication Laboratories (STL). À la suite de la crise de 1929, ce laboratoire britannique de 420 personnes fut dissous en 1939. En 1929 et 1930, ITT s'implanta en Allemagne avec l'acquisition de Ferdinand Schuchardt, Standard Elektrizitäts-Gesellschaft (SEG), liée à AEG, et C. Lorenz AG, ancienne filiale de Philips. Lorenz apportait au groupe ITT une position de pointe dans le domaine du radioguidage et atterrissage sans visibilité. Le système Lorenz installé à l'Aéroport de Berlin-Tempelhof fut installé en 1934 en divers points du monde.

L'autre partie du développement d'ITT fut réalisée en Amérique latine. ITT commença par prendre le contrôle, en 1926, d'une société américaine All America Cables, qui exploitait des lignes télégraphiques aux États-Unis et en Amérique latine. Dans les deux années qui suivirent, ITT fit l'acquisition d'une demi-douzaine de compagnies de téléphone en Amérique du Sud : Uruguay, Chili, Brésil, et finalement Argentine. Dans ce dernier pays ITT prit s'empara d'abord d'une petite société, la Compania Telephonica avant d'acheter en 1929 à des investisseurs britanniques la concession de la United River Plate Telephone. Aux États-Unis, ITT prit le contrôle en 1928 de la société Mackay, fabricant d'équipements de communications et propriétaire des sociétés Postal Telegraph et Commercial Cable qui possédait sept câbles télégraphiques sous-marins reliant les États-Unis à l'Europe et un câble traversant le Pacifique. ITT avait réalisé l'opération au travers de la Postal Telegraph & Cable Corporation, créée pour l'occasion. Avec l'aide des banques Morgan & Co et National City Bank, la Postal Telegraph émit 52,3 millions de dollars d'obligations qui furent échangées contre des actions privilégiées.

L'expansion d'ITT qui semblait devoir se poursuivre au travers d'un accord avec RCA fut stoppée par la Grande Dépression qui éclata aux États-Unis en octobre 1929. La croissance d'ITT s'était réalisée au prix d'un fort endettement. Les acquisitions allemandes de 1929 et 1930 (notamment Schuchardt, SEG, Lorenz, mentionnées ci-dessus) seront les dernières opérations de la phase d'expansion. Cependant, en 1932, la situation était devenue catastrophique. La dette à long terme du groupe atteignait alors 188 millions de dollars. La cote de l'action ITT avait atteint un niveau record la veille du Krach de 1929. En moins d'un an, elle fut divisée par 8. Le versement des dividendes fut suspendu. Il n'était plus possible d'offrir des actions ITT pour acquérir de nouvelles entreprises. La situation d'ITT fut aggravée par la chute de l'empire du financier Suédois Ivar Kreuger avec lequel Sosthenes Behn était en pourparlers pour le rachat d'Ericsson

En 1936, ITT sortait d'une passe difficile. Le chiffre d'affaires et les bénéfices repartirent à la hausse. Le principal dommage de la crise ayant été la mise en faillite de la Postal Telegraph. Le quart des bénéfices provenait de la filiale espagnole CTNE. Sosthenes Behn suivait donc avec attention les évènements qui se déroulaient en Espagne. Avec la victoire en 1936 Frente popular de Manuel Azaña le nouveau ministre demanda la révision de la concession de la CTNE. Sosthenes Behn se rendit à Madrid aux débuts de la guerre civile espagnole. Catholique fervent et anticommuniste, il était proche de Franco. Et, avec le concours de l'ambassadeur des États-Unis, il obtint des loyalistes républicains la protection des installations de la CTNE. ITT joua donc un double-jeu pendant le conflit espagnol

En Allemagne, Sosthenes Behn entretint de bonnes relations avec Hitler devenu Chancelier en 1933. À la tête des filiales ITT furent placées des personnalités de la communauté financière allemande membres du parti nazi: Kurt von Schroeder et Gehrarhd Westrick. À partir de 1937, il fut impossible à ITT de rapatrier des dividendes des filiales allemandes. Cette restriction arrivait à un moment où ITT avait particulièrement besoin de liquidités. Néanmoins, jusqu'en 1939, Sosthenes Behn ne crut jamais que la guerre était inéluctable. Tous les cadres supérieurs des filiales allemandes et autrichiennes d'origine juive furent congédiés en application de la réglementation nazie. ITT fut l'un des derniers groupes industriels à appliquer cette mesure.[Information douteuse] Les filiales d'ITT reçurent d'importantes commandes d'armement de l'ensemble des puissances européennes. L'ISE qui chapeautait les filiales françaises et britanniques put ainsi verser 3,6 millions de dollars de dividendes[réf. nécessaire]. Faute de pouvoir verser des dividendes, les filiales allemandes réinvestissaient sur place leurs bénéfices. En 1938, Lorenz acquit ainsi le quart des actions de la Focke-Wulf Flugzeugbau, une société cliente de Lorenz qui fabriquait jusqu'alors des avions civils et qui devint de plus en plus engagée dans le secteur militaire.

Les usines Focke-Wulf fabriqueront pendant la guerre des chasseurs de nuit pour la Luftwaffe, (les Focke-Wulf Fw 190). En 1967, en réparation des dommages de guerre causée par l'US Air Force, ITT sera indemnisée de 5M$ au titre des parts détenues dans Focke-Wulf. À ce propos, le journaliste britannique Anthony Sampson écrit :

« Et maintenant, ITT se présente comme l'innocente victime de la Seconde Guerre mondiale, et a été grassement récompensée pour ses pertes. En 1967, près de trente ans après les évènements, ITT s'est débrouillé pour obtenir du gouvernement américain 27 millions de dollars à titre de compensation pour les dommages subies par les usines Focke-Wulf, au prétexte qu'il s'agissait d'une propriété américaine bombardée par les alliés. »

La Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale qui éclata en septembre 1939 et l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941 semblait devoir toucher ITT plus qu'aucune autre société américaine, tant le groupe s'était développé en dehors des États-Unis. L'impossibilité de rapatrier les dividendes qui avait prévalu pour les filiales allemandes depuis 1937 avait évidemment étendu aux filiales françaises, belges, néerlandaises et danoises, sous domination allemande, mais aussi pour les filiales britanniques, espagnoles, hongroises et roumaines, dont les pays étaient concernés de près ou de loin par le conflit mondial. Behn réussit néanmoins à maintenir l'affaire à flot par une série de mesures: Une série d'obligations de dix ans détenues par l'Export-Import Bank arrivaient à terme à la fin de 1940. Les paiements purent être reportés en 1948. L'Export-Import Bank accorda même à ITT un crédit exceptionnel de 1,5 million de dollars, immédiatement utilisé comme fonds de roulement au début de 1941. À la même époque, le coup de maitre de Behn fut de réussir à se défaire de l'actif à haut risque que représentait la compagnie de téléphone Societa Anonima Romana de Telefoane (SART) dans la Roumanie d'Antonescu qui venait de basculer clairement dans le camp de l'Axe. ITT vendit la SART au gouvernement roumain pour 13,8 millions de dollars, payés par des actifs roumains qui avaient été saisis aux États-Unis.

L'avènement de la guerre précipita le recentrage d'ITT sur une activité industrielle aux États-Unis. Il s'agissait en 1940 de produire des équipements militaires . Le développement de l'activité industrielle fut organisé à partir de la Federal Telegraph Company, une filiale du groupe Mackay acquise en 1928 et qui produisait en petite quantité des équipements de radiotélégraphie à Newark dans le New Jersey. Une nouvelle filiale, la Federal Telephon & Radio Laboratories, fut créée à proximité de l'usine de la Federal Telegraph. ITT acheta de nombreux terrains dans le New Jersey pour construire des usines et un terrain à Great River, sur la rive Sud de Long Island, près de New York pour créer le premier laboratoire d'ITT basé aux États-Unis. La Federal Telegraph qui n'était qu'une toute petite usine en 1940 réalisa 91 millions de dollars de chiffre d'affaires en 1944 pour 3,6 millions de dollars de bénéfices.

Le laboratoire de Great River fut dirigé par l'équipe française de Maurice Deloraine et Henri Busignies, des scientifiques de haut niveau. Ils furent installés avec leurs équipes dans des hôtels de Manhattan et se rendaient dans leurs laboratoires situés dans l'immeuble d'ITT au 67 Broad street. De ce laboratoire fut notamment issu le Huff-Duff, qui servit à détecter les sous-marins allemands lors de la bataille de l'Atlantique et qui était issu des travaux de Busignies aux LLMT de Paris. Busignies devait devenir le président des ITT Laboratories.

La SEG, Lorenz et les autres filiales allemandes produisaient une grande quantité de matériel militaire comme des systèmes de radioguidage. Dans la France occupée par l'Allemagne, la filiale LMT, comme les autres entreprises françaises du secteur fut placée sous la tutelle d'une Patenfirma allemande. En l'occurrence, ce fut Lorenz (en) qui joua ce rôle, et comme les autres entreprises françaises du secteur, LMT dut finir par accepter les commandes de Lorenz et produisit donc massivement pour l'armement allemand. Les effectifs s'accrurent de 2 700 à 4 700, de septembre 1939 à juin 1943, date à laquelle le pourcentage de la production pour l'Allemagne atteignit 66 %.

Pendant le conflit, les communications étaient coupées entre les pays en guerre. Avant l'entrée en guerre des États-Unis, Behn effectua une dernière visite en Allemagne au milieu de l'année 1940. Il se vit alors refuser l'entrée de plusieurs usines, propriétés d'ITT et dut se contenter d'une visite guidée des établissements de Berlin. Mais il restait des pays neutres qui pouvaient poursuivre leurs relations avec les belligérants des deux bords. Le représentant de la filiale européenne, l'ISE, en Suisse, Edouard Hofer était en contact à la fois avec Behn et avec les responsables d'ITT en Allemagne Westrick et von Schroeder. Le département d'État américain était informé des communications entre New York et Zürich, mais ne savait pas grand-chose sur les tractations entre Zürich et l'Allemagne.

Après l'effondrement de l'Allemagne nazie, ITT récupéra l'ensemble de ses filiales de l'Europe de l'Ouest, et certains journalistes reprochèrent à ITT de favoriser le redressement de l'Allemagne. On accusa aussi ITT comme d'autres groupes industriels américains d'avoir mené un jeu trouble pendant le conflit mondial. ITT se défendit en mettant en avant que les contacts pris en Suisse étaient connus des autorités militaires. Ces accusations refirent surface dans les années 1970, après qu'ITT a été mis en cause à propos du coup d'État au Chili. Anthony Sampson résuma les accusations portées contre ITT ainsi : « Si les Nazis avaient gagné, ITT en Allemagne serait apparue comme irréprochablement nazi; comme ils perdirent, ITT s'en sortit irréprochablement américain. »

Sortie du conflit mondial et effacement de Sosthenes Behn

La fin de la guerre permit à ITT de trouver les liquidités dont elle avait besoin pour confirmer son recentrage vers les activités industrielles. En 1945, la CTNE fut vendue au gouvernement espagnol. L'opération rapporta 33 millions de dollars en espèces et 50 millions en obligations à 4%. En 1946, la United River Plate est vendue au gouvernement argentin pour 94 M$. ITT fut ainsi en mesure de réduire de 20 M$ sa dette à long terme qui était alors de 74 M$, mais l'essentiel fut consacré à la construction d'usines dans une optique de diversification vers les domaines de la radio et de la télévision.

Très vite après la fin de la guerre survint un conflit entre certains actionnaires et Sosthenes Behn qui ne détient plus qu'une infime quantité d'actions. Depuis 1932, à cause de la mauvaise santé de la société et du marasme ambiant, les actionnaires ne pouvaient fournir des capitaux. Il fallait donc se satisfaire des revenus en espèces, des dépôts bancaires, et, éventuellement de la bonne volonté des gouvernements. Aucun dividende n'était d'ailleurs versé aux actionnaires depuis 1932 et ITT n'avait pas l'intention d'en verser à brève échéance. Cette situation provoqua une fronde des actionnaires. Trois financiers de New York, Clendenin J. Ryan, Robert R. Young et Robert McKinney détenaient à eux trois 10 % des actions exigèrent d'être représentés au conseil d'administration, en même temps que, trois directeurs d'ITT quittaient l'entreprise: Page, Deloraine et Mark Sunstrom. Behn réussit quand même à bloquer le versement de dividendes jusqu'en 1951.

Behn était alors âgé de 65 ans et sa succession était nécessairement à l'ordre du jour. Pour lui succéder, il recruta un dirigeant d'AT&T, William Harrison au poste de directeur des opérations, Behn gardant le poste de président. En fait, les deux hommes, de tempérament très différents ne s'entendirent pas très bien, mais Harrison resta en place jusqu'à son décès en 1956. Le général Edmond Leavey qui le remplaçait prit également le titre de président, Behn, n'étant plus que directeur honoraire jusqu'à sa mort, un an plus tard, en 1957.

En 1951, le chiffre d'affaires d'ITT était de 255 M$, dont 35 % provenait des États-Unis. quatre ans plus tard, ce pourcentage n'avait pas changé alors que le chiffre d'affaires global avait progressé de 76 %, mais les bénéfices, qui tournaient autour de 10 M$ sur la période 1951-1955 ne provenaient que très faiblement (8 %) des États-Unis

L'avènement de Harold Geneen (1959-1962)

Le mandat de Leavey prenait fin en juin 1959. Pour trouver un nouveau président, le conseil d'administration mit sur pied un comité de sélection formé de Hugh Knowlton (banque Kuhn, Loeb & Co), de Richard Perkins (National City Bank), George Brown administrateur représentant un groupe pétrolier de Houston et Robert McKinney. Leur choix tomba sur Harold Geneen, vice-président de Raytheon âgé de 49 ans. Depuis sa prise de fonction à Raytheon en 1956, il avait complètement restructuré la société et fait progresser chiffre d'affaires et bénéfice de façon spectaculaire. Le 20 mai 1959, Wall Street accusa l'annonce du transfert de Geneen par une baisse du cours de Raytheon de 10 %. Geneen plaça à la tête d'ITT des anciens de son équipe de Raytheon parmi lesquels David Margolis et William Marx qui allait devenir son second.

Pendant les trois premières années de sa prise de fonction, Geneen engagea très peu de nouvelles acquisitions. Depuis le siège du groupe à New York, son équipe mit en place le système de contrôle financier le plus complexe et le plus rigoureux que le monde ait jamais connu. Tous les projets furent passés au peigne fin et les moins rentables furent abandonnés. Une réduction d'effectifs fut menée à la Federal Electric. Busignies devint vice-président : les différentes filiales d'ITT devaient mettre en commun leurs recherches. Les laboratoires d'ITT avaient connu un certain succès dans le développement des transistors, l'entreprise ne s'engagea pas dans la production de transistors, des accords d'échanges de brevets furent passés avec Texas Instruments. Rencontrant pour la première fois Deloraine à Paris, Geneen le toisa et lui dit: « Ah ! c'est vous, Deloraine, celui qui dépense tout son argent en recherche et développement ! ». Geneen décida que les filiales européennes devaient s'américaniser. Non seulement l'anglais fut institué seule langue officielle de l'ISE, mais les cadres durent prendre l'habitude de s'appeler par leur prénom. Jusqu'en 1961, Geneen voulait recentrer l'activité du groupe sur les États-Unis, mais en 1962, malgré sa profonde méfiance vis-à-vis de l'Europe, vit dans le Marché commun et l'Europe, un espace à forte croissance et il mit en chantier de 22 nouvelles usines.

De 1959 à 1962, Geneen avait donc maintenu ITT sur le même périmètre d'activités. En 1962, le chiffre d'affaires du groupe dépassa le milliard de dollars. Depuis 1959, il avait augmenté de 30 %, la même progression qu'entre 1956 et 1959, mais alors qu'au cours de cette dernière période, les bénéfices avaient stagné, pendant les trois premières années du règne de Geneen, ils avaient augmenté au même rythme que le chiffre d'affaires, et cela, en dépit de la nationalisation de la Cuban Telephon par Fidel Castro.

Années 1960

ITT et son usine à Colmar est l'un des six "grands" producteurs américains de composants qui ont essaimé en France à partir de 1957, avec Texas Instrument à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, Fairchild Semiconductor à Rennes, Motorola à Toulouse, Transitron, à Vernon, dans l'Eure, Sprague à Tours et IBM à Corbeil-Essonnes.

La diversification

À partir de 1962, Geneen se lance dans une politique de diversification massive. Il expliquera plus tard qu'il se sentait mal à l'aise dans le secteur technologique dont le développement accéléré rendait les marchés très instables. À l'inverse, avec des administrateurs dynamiques, les conglomérats étaient le meilleur moyen de faire face à l'avenir. La diversification des activités allait de pair avec un juste équilibre entre les différentes zones économiques. Pour mener à bien cette diversification, il fallait procéder à des acquisitions pour lesquelles ITT collabora avec la banque d'affaires Lazard Frères. Les premières opérations de diversifications restaient dans le domaine industriel : automatisme, pompes industrielles, climatisation. En août 1964, pour 40 M$, ITT prenait le contrôle d'Aetna Finances et prenait ainsi pied dans le domaine de l'assurance aux États-Unis. Aetna fusionna avec trois autres acquisitions dans le même secteur pour former ITT Financial Services qui allait devenir le pivot de la diversification.[réf. nécessaire]

L'objectif que Geneen s'était fixé de doubler le chiffre d'affaires en cinq ans était atteint. Bien sûr, il avait fallu procéder à des augmentations de capital, mais le bénéfice par action avait augmenté de 64 %. Malgré de bons résultats, ITT ne faisait pas partie des stars de Wall-Street dont les actions avaient doublé de valeur: IBM, Texas Instruments, Raytheon. En 1965, ITT prit le contrôle d'Avis, et à sa suite d'autres sociétés de location de véhicules. Les dirigeants d'Avis ne tardèrent pas à démissionner, ne supportant pas la masse de reporting que l'on leur demandait de faire, et l'un d'entre eux, Townsend publia un livre où il donnait le conseil suivant : « Si vous avez une bonne entreprise, ne la vendez pas à un conglomérat. Cela m'est arrivé et j'ai fini par démissionner. »

En 1963, ITT prend le contrôle de la société Cannon Inc. industriel spécialisé dans la connectique radio, audio et électronique parmi laquelle on note les connecteurs DBM-25P, XLR, D-Sub ou encore APD, équipant des appareils professionnels et notamment dans le secteur militaire et même l'aerospatiale. La filiale est renommée « ITT Cannon » au début des années 2000.

En 1964, la Compagnie Générale de Métrologie, entreprise française connue sous le nom de Métrix, est affiliée à ITT. L'entreprise est intégrée à la division instrumentation pour développer des multimètres analogiques et numériques.

En 1965, Geneen hésita à diversifier l'entreprise . Il ouvrit des négociations avec la société American Broadcasting Company (ABC) qui possédait le troisième plus grand réseau des États-Unis et la plus grande chaine de cinémas du pays. Il y avait une proximité évidente entre les télécommunications et la télévision, et d'ailleurs, l'idée d'une fusion entre ITT et ABC remontait à l'époque de Sosthenes Behn, en 1951. Mais il existe aux États-Unis une Loi anti-trust qui interdit la fusion de deux activités du même secteur lorsque celle-ci aboutit à une situation de monopole. Au sein du département de la Justice des États-Unis il existe une commission de contrôle anti-trust chargée de contrôler cette loi. ITT n'était pas le seul conglomérat à se développer dans les années 1960, et il n'était pas évident que les dispositions antitrust puissent s'appliquer aux conglomérats. Le projet de fusion entre ITT et ABC fut précisément le terrain où partisans et adversaires des conglomérats s'affrontèrent. ITT commença à devenir la bête noire des adversaires de la fusion parmi lesquels on comptait le chef de la division antitrust Donald F. Turner et la figure de proue des droits du consommateur Ralph Nader. Ces derniers finirent par l'emporter et le 1er janvier 1968, ITT et ABC annoncèrent qu'elles abandonnaient leur projet de fusion.

L'échec de la fusion avec ABC signifia pour ITT l'abandon de toute ambition dans le domaine de la télévision. En moins d'un an, ITT liquida toutes ses positions dans le domaine de la télédiffusion. ce fut le cas de Cablevision, dont ITT se débarrassa et qui sera un acteur important de la télévision payante à la fin des années 1970. Simultanément, la politique de diversification reprit de plus belle. Le chiffre d'affaires de l'ensemble des nouvelles acquisitions de l'année 1968 est supérieur au chiffre d'affaires d'ITT en 1962. Parmi les principales acquisitions, la boulangerie industrielle Continental Baking, le verrier Pennsylvania Glass Sand, la société de construction immobilière Levitt & Sons, la chaine d'hôtels Sheraton, la Société foncière Rayonnier.

Felix Rohatyn, associé de Lazard Frères et administrateur d'ITT avait joué un rôle de premier plan dans la série de fusions-acquisitions de 1968. Ce fut également lui qui fut avec Geneen l'artisan de la plus grosse opération jamais réalisée par ITT, celle de la compagnie d'assurances Hartford Life Insurance. Cette prise de contrôle de plus d'un milliard de dollars était à l'époque la plus importante jamais réalisée par une firme américaine. Les négociations avaient démarré au début de 1969 et l'affaire fut conclue à la fin de 1970. Le juge fédéral Richard McLaren annonça alors qu'il allait contester cette fusion.

Le projet de fusion ITT-ABC et la façon dont il avait été bloqué par l'administration américaine avait provoqué de façon durable une ligne de clivage entre partisans et adversaires du conglomérat, qui coïncidait approximativement avec le clivage entre républicains et démocrates[réf. nécessaire]. Les démocrates, libéraux, se méfiaient des trusts au nom de la libre concurrence, et, par opposition, les républicains les soutenaient parce qu'ils étaient un élément de la puissance des États-Unis. Le juge McLaren avait pourtant été nommé à la division antitrust par Nixon, président des États-Unis depuis 1969.

1972 : ITT au centre des scandales

ITT sut trouver sans mal des alliés au sein de l'administration Nixon pour qu'un compromis fut trouvé avec McLaren au milieu de l'année 1971: la fusion avec Harford était entérinée, mais ITT acceptait de se défaire d'un certain nombre d'autres acquisitions comme Avis ou Levitt & Sons

Le 29 février 1972, l'éditorialiste Jack Anderson publiait un article où il donnait le contenu d'un courrier d'une lobbyiste au service d'ITT, Dita Beard : ce courrier de juin 1971 mettait en évidence des relations de proximité entre ITT et des proches de Nixon, et l'attente d'un retour d'ascenseur après l'aide financière de 400 000 dollars apportée par ITT pour la tenue de la convention républicaine de San Diego. L'article d'Anderson reçut un écho considérable dans la presse américaine. La commission de la Justice du Sénat se saisit de l'affaire, le sénateur démocrate Edward Kennedy s'engagea à fond dans l'affaire, mais le Sénat était encore fortement dominé par les Républicains.

En mars 1974, un autre article d'Anderson braqua les projecteurs sur ITT, accusé d'avoir participé à l'éviction, voire à l'assassinat de Salvador Allende au Chili, en 1973 ). Le 23 avril suivant, la revue New York publiait un long article du journaliste britannique Anthony Sampson dans lequel Harold Geneen était dépeint comme un personnage sans foi ni loi, échappant totalement à l'autorité du gouvernement « Les nombreux scandales dans lesquels ITT a été impliqué au cours des dernières années ont fait du sigle même de cette firme un véritable épouvantail avec lequel on peut faire peur aux enfants. » Quelques mois plus tard fut publié le livre de Sampson The Sovereign State of ITT qui devint un best-seller mondial. Robert Sobel note qu'après qu'Allende soit renversé par le coup d'État du 11 septembre 1973, la conviction resta dans beaucoup de milieux qu'ITT était à l'origine du coup d'état qui avait permis à la junte de Pinochet de prendre le pouvoir.

L'implication d'ITT au Chili (1970-1973)

Première vision de faits

La Compañia de Teléfonos de Chile (Chitelco) avait été fondée du temps de Sosthenes Behn, en 1930, à l'époque où ITT se développait dans de nombreux pays d'Amérique latine. Depuis la nationalisation sans indemnisation de la Cuban Telephone par Fidel Castro en 1959, les filiales latino-américaines avaient connu bien des vicissitudes: Au Brésil, la filiale d'ITT fut nationalisée, avec des compensations obtenues avec plusieurs mois de retard. Au Pérou, en 1968, la junte militaire d'Alvarado avait également nationalisé la Compañia Peruana de Teléfonos. Dans ce cas, ITT avait réussi à toucher 18 millions de dollars, à condition que huit millions soient réinvestis dans le pays.

En 1970, la Chitelco était le seul vestige de l'empire sud-américain de Sosthenes Behn. ITT détenait 70 % de la Chitelco ainsi que quelques autres actifs de moindre importance comme deux hôtels Sheraton. La stratégie de Geneen ne consistait pas à se maintenir en Amérique latine, mais il voulait naturellement qu'une éventuelle nationalisation se fasse au mieux des intérêts d'ITT. D'autres sociétés américaines étaient dans le même cas, le total de leurs actifs représentant environ 1,1 milliard de dollars. Dès 1962, la CIA était intervenue pour appuyer la candidature d'Eduardo Frei contre le candidat marxiste Allende. ITT, comme d'autres firmes américaines avait proposé leur concours à la CIA qui avait refusé, mais les firmes avaient fait des dons directement à des politiciens chiliens.

Eduardo Frei Montalva fut élu en 1964, et le même scénario se reproduisit aux élections de 1970, la CIA refusant une aide des firmes privées, mais celles-ci opérant des dons privés. ITT avait proposé un million de dollars à la CIA. La CIA refusa à nouveau et ITT versa 0,4 M$ directement à des politiciens. Ceci n'empêcha pas l'élection d'Allende, et dès lors, des négociations eurent lieu entre ITT et Allende pour statuer sur la forme que prendrait la nationalisation qui faisait partie du programme d'Allende. Parallèlement, la CIA organisait la déstabilisation du gouvernement Allende et le responsable des opérations clandestines de la CIA Broe prit contact avec Geneen pour qu'ITT soit leader dans un certain nombre d'opérations secrètes visant à exercer des pressions économiques, mais ITT déclina cette proposition. ITT recevait dans ses négociations avec le gouvernement chilien le soutien de l'ambassade des États-Unis. Le 28 avril 1971, Allende proposa 13 millions de dollars, alors qu'ITT soutenait que sa filiale valait au moins 153 millions de dollars. ITT était par ailleurs assuré auprès de l'agence gouvernementale OPIC garantissait par ailleurs 92 millions. L'ambassadeur des États-Unis était ainsi le principal interlocuteur du gouvernement chilien qui bloqua les comptes de Chitelco en juillet et nomma trois administrateurs pour diriger la société. Ceci conduisit Geneen à provisionner 70 millions de dollars dans les résultats financiers de 1971.

L'OPIC annonça qu'elle refusait de payer la garantie de 92 M$ et ITT fit appel, mais après le coup d'État de 1973, le gouvernement de Pinochet ouvrit des négociations avec ITT pour déterminer le montant des indemnités consécutives à la nationalisation de Chitelco: le gouvernement était prêt à payer à ITT 125 M$, payables sur dix ans, sous réserve que cet argent soit en grande partie réinvesti dans le pays.

Après le coup d'état de Pinochet, on continua à enquêter sur les agissements d'ITT dans des opérations illégales. En novembre 1978, le juge Stanley Sporkin et la commission des valeurs boursières accusèrent ITT d'avoir dépensé 8,7 M$ entre 1970 et 1975 pour des activités illégales non seulement au Chili, mais en Indonésie, en Iran, aux Philippines, en Algérie, au Nigeria, au Mexique, en Italie et en Turquie. ITT n'opposa pas de démenti officiel et indiqua simplement que ce genre de pratiques ne se faisait plus depuis deux ans, c'est-à-dire depuis le départ de Geneen.

Précision des faits

Pression économique et politique

« Les États-Unis bloquèrent les avoirs de ce pays (le Chili) chez eux en 1972. Et comme pour faire écho à ces mesures […] c'est en mars que fut révélé au grand public l'existence d'un plan de l'ITT destiné à renverser le régime chilien ». Le plan en question comprenait dix-huit points : arrêt des crédits bancaires, subvention d'El Mercurio, détérioration de l'économie et coopération avec la CIA, qui elle-même serait probablement liée au fait qu'on ait retrouvé plus d'un million de dollars dans le véhicule d'un des dirigeants de Patria y Libertad au moment de la grève des camionneurs. Ces derniers, au moment de la grève d'octobre 1972 reçurent chacun une enveloppe de 5 000 escudos (entre 40 et 160 dollars) par camion et par jour

« Il faut tout mettre en œuvre sans éclat mais par les moyens les plus efficaces, pour veiller à de qu'Allende n'aille pas au-delà des six mois cruciaux affirmait ITT dans une lettre adressée au ministre du commerce américain Peterson en septembre 71, juste après qu'ITT ait été nationalisée. Le texte cité par le journaliste Jack Anderson et repris par Anthony Sampson dans ITT l'état souverain, Alain Moreau. p.400 »

Parmi les financements d'activités subversives […] par le biais d'ITT et de la CIA, Guillaudat et Mouterde rappellent l'appui monétaire que reçurent les camionneurs dont la grève fut un élément décisif de la ruine du pays.

Les intérêts nord-américains étaient certes importants « mais comment expliquer le rôle de pointe joué dans ce domaine [opposition à l'Unidad Popular] ? ». Selon Armando Uribé cité par Guillaudat et Mouterde « Non seulement ITT possédait au Chili des intérêts économiques considérables […] mais elle y assurait un rôle coordinateur de tous les intérêts américains […] ITT représentait au Chili le fer de lance du nouvel impérialisme. »

Les preuves de l'implication d'ITT

Des preuves irréfutables de l'implication d'ITT dans la chute du président Allende et l'installation du régime d'Augusto Pinochet sont apparues en 1975, puis en 2000, lors de la déclassification de documents State Secrets Privilege :

Rapport Church Covert action in Chile 1963-1973 daté de 1975 fondé sur des documents de la CIA

En 2000, le rapport Hinchey CIA activities in Chile

Cette question est également traitée par Howard Zinn :

« En 1970, John McCone (un responsable d'ITT, ancien directeur de la CIA) disait à Henry Kissinger (secrétaire d'état), et à Richard Helms (directeur de la CIA), que ITT souhaitait verser un million de dollars au gouvernement pour l'aider à renverser le gouvernement de Salvador Allende au Chili. »

L'historienne Marie-Noëlle Sarget confirme certaines manœuvres d'ITT destinées à déstabiliser le gouvernement Allende : « Avant même l'arrivée d'Allende à la présidence, la multinationale ITT est intervenue dans la vie politique chilienne en finançant des publications de droite pour tenter d'éviter la confirmation par le congrès de l'élection du candidat socialiste, puis en stimulant la tentative de coup d'état militaire de Roberto Viaux, conformément à la politique définie par Kissinger à la mi-septembre 1970. Elle va ensuite s'orienter vers le blocage et l'asphyxie de l'économie du pays. »

Track one, track two

Le 19 et le 20 octobre il y eut au Chili deux tentatives d'enlèvement ratées de René Schneider (général) qui continuait à soutenir le gouvernement publiquement. Mais le 22 octobre, René Schneider fut assassiné, ce qui provoqua des manifestations, obligeant le président Eduardo Frei Montalva à declarer l'état d'urgence. On soupçonna les États-Unis d'être à l'origine de l'assassinat. Allende considéré comme victime d'un complot remporta les élections haut la main. C'est dans ce contexte qu'ITT se décida à jouer un rôle dans les élections chiliennes après avoir considéré que la CIA se fourvoyait.

Armando Unribe et Cristiàn Opaso ont démontré dans leur double ouvrage Intervención Norteamericana en Chile que l'entreprise dirigée par Geneen souhaitait faire partie activement de l'opération Track one qui se proposait de faire élire Jorge Alessandri. Alessandri devait laisser sa place à Eduardo Frei. L'opération a été un échec car Allende a été élu à une écrasante majorité. ITT n'avait l'intention d'en faire davantage. Mais l'entreprise se vit confier un rôle important dans Track two, une opération lancée par Nixon et qui visait à réunir toutes les forces des entreprises américaine par le biais d'ITT pour financer une opération armée qui visait à annuler les élections. Mais qui échoua encore momentanément malgré (ou à cause de) l'assassinat du général Schneider.

Plusieurs années après le coup d'Etat, Felix Rohatyn, président de la Municipal Assistance Corporation de New York puis ambassadeur des Etats-Unis en France, se verra reprocher son rôle en tant que membre du conseil d'administration d'ITT pendant cette période.

Activités de production et de recherche dans les Télécommunications

En dehors des États-Unis, certaines filiales conservaient une activité importante dans la production et la recherche en télécommunications: Standard Telephones and Cables (STC) en Grande-Bretagne et en Australie, Standard Elektrik Lorenz (SEL) en Allemagne, Bell Telephone Manufacturing Company (BTM) en Belgique, la CGCT et LMT en France. Ces sociétés fabriquaient et adaptaient des équipements de conception ITT, notamment dans les années 1960 les commutateurs crossbar Pentaconta et dans les années 1970 les commutateurs Metaconta D, L et 10c. Ces commutateurs étaient aussi produits sous licence à Poznań, en Pologne ainsi qu'en Yougoslavie. Ces filiales pouvaient avoir des activités de recherches brillantes dans des laboratoires comme le Laboratoire central de Télécommunications (LCT), nouveau nom des LLMT en France, ou le Standard Telecommunication Laboratories (STL) en Grande-Bretagne. Alec Reeves qui avait mené des recherches avant- guerre sur la Modulation d'impulsion codée à Paris, aux LLMT, monta une équipe après-guerre à STL, où Charles Kao et George Hockham menèrent des travaux pionniers sur la fibre optique, ce qui leur valut le prix Nobel de physique en 2010.

En 1988, International Telephone and Telegraph (ITT) cède ses activités de télécommunications européennes à la Compagnie générale d'électricité (CGE). Ce sont, en particulier, la filiale allemande : SEL (Standard Elektrik Lorenz), la filiale belge : Bell et la filiale espagnole : Sesa. Alcatel NV, une société de droit néerlandais, est créée pour regrouper les activités de télécommunications du groupe CGEet devient numéro 2 mondial des équipementiers télécoms.

L'éclatement

« En 1995, la compagnie mère, ITT Corporation, se divise en trois compagnies distinctes : ITT Corporation, ITT Hartford et ITT Industries. Sous la tutelle de cette dernière on retrouve ITT Fluid Technology Corporation, ITT Automotive et ITT Defense & Electronics. »

ITT a été condamné en 2007, pour trafic d'armes, à une amende de 100 millions de dollars pour des exportations à destination de la Chine, de Singapour et du Royaume-Uni.

En 2011, le groupe se scinde en trois entités cotées séparément au New York Stock Exchange. La première gardant le nom d'ITT Corporation regroupe les activités de réseau (ferroviaires, aériens), la seconde Exelis regroupant les activités de défense et enfin Xylem regroupant les activités de gestion de l'eau.

En février 2015, Harris acquiert Exelis pour 4,75 milliards de dollars.

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secteurIndustrials industrieMachinery employés11 600 paysUS

Performance sur 10 ans Tendances du chiffre d'affaires, du bénéfice net, des marges et du BPA

06
Revenu$3.94B
2016-12-31 → 2025-12-31
BPA$6.11
2016-12-31 → 2025-12-31
Flux de trésorerie libre$548M
2016-12-31 → 2025-12-31
Marge nette8.9%
2016-12-31 → 2025-12-31
Valorisation et Ratios 07–12

Valorisation Ratios P/E, P/S, P/B, EV/EBITDA — l'action est-elle chère ou bon marché ?

Métrique Tendance sur 5 ans ITT moyenne 5 ans Médiane des pairs Verdict
P/E (TTM) 40.4moyenne 5 ans ≈24.3 ≈24.3 33.5 Surévalué
PEG Ratio (Ratio PEG) ≈0.8 · · ·

La médiane des pairs est calculée sur une base standardisée par métrique et peut ne pas toujours correspondre à la base TTM/MRQ indiquée pour cette action.

valeur · ≈ moyenne 5 ans · médiane du secteur · verdict par rapport à la médiane

Dividendes Rendement, ratio de distribution, historique des dividendes, CAGR à 5 ans

13
Ratio de distribution22.8%
Paiement annualisé≈$1.54Payé trimestriellement
CAGR des dividendes sur 5 ans≈15.7%Par action, ajusté des divisions d'actions
Série de croissance≈23Années consécutives de croissance des dividendes
Date ex-dividendeMontantDeviseRendement
Sep 8, 2026$0,39USD≈0.75%
Jui 8, 2026$0,39USD≈0.77%
Mar 6, 2026$0,39USD≈0.78%
Déc 1, 2025$0,35USD≈0.77%
Sep 2, 2025$0,35USD≈0.81%
Jui 2, 2025$0,35USD≈0.90%
Mar 6, 2025$0,35USD≈0.95%
Nov 29, 2024$0,32USD≈0.82%
Sep 3, 2024$0,32USD≈0.94%
Jui 3, 2024$0,32USD≈0.94%
Mar 7, 2024$0,32USD≈0.93%
Nov 30, 2023$0,29USD≈1.1%
Aoû 31, 2023$0,29USD≈1.1%
Jui 8, 2023$0,29USD≈1.3%
Mar 8, 2023$0,29USD≈1.2%
Nov 30, 2022$0,26USD≈1.2%
Sep 1, 2022$0,26USD≈1.4%
Jui 16, 2022$0,26USD≈1.5%
Mar 8, 2022$0,26USD≈1.2%
Déc 10, 2021$0,22USD≈0.87%

Historique des bénéfices BPA réel vs estimation, surprise %, taux de succès, prochaine date de publication des résultats

14
Surprise Moyenne 4.4%
Prochain rapport Nov 02, 2026
PériodeRapportEPS ActualBPA est.Surprise
30 juin 2026 Aoû 3, 2026 $2.08 $1.98 5.3%
31 mars 2026 $1.98 $1.76 12.2%
31 décembre 2025 $1.85 $1.80 2.8%
30 septembre 2025 $1.78 $1.68 5.7%
30 juin 2025 $1.64 $1.63 0.72%
31 mars 2025 $1.45 $1.45 -0.08%

Fondamentaux complets Tous les indicateurs par an — compte de résultat, bilan, flux de trésorerie

15
Compte de résultat 17
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Revenue $3.94B$3.63B$3.28B$2.99B$2.77B$2.48B$2.85B$2.75B$2.59B$2.41B$2.49B$2.65B
Cost of Revenue $2.55B$2.38B$2.17B$2.07B$1.87B$1.70B$1.94B$1.86B$1.77B$1.64B$1.68B$1.79B
Gross Profit $1.39B$1.25B$1.11B$922M$900M$782M$910M$887M$820M$761M$809M$866M
R&D Expense $111M$116M$103M$96M$95M$85M$98M$98M$94M$80M$79M$77M
SG&A Expense $368M$297M$294M$217M$231M$201M$241M$254M$258M$260M$258M$300M
Operating Income $684M$678M$530M$468M$504M$226M$411M$397M$319M$277M$380M$266M
Interest Expense ···········$4M
Interest Income $11M$7M$9M$4M········
Other Non-op $4M$2M$2M$200.0K$4M$2M$3M$1M····
Pretax Income $652M$650M$522M$462M$509M$85M$414M$391M$309M$258M$382M$262M
Income Tax $160M$126M$105M$91M$190M$15M$90M$58M$195M$76M$70M$71M
Net Income $488M$520M$412M$367M$316M$72M$325M$334M$114M$186M$352M$184M
EPS (Basic) $6.15$6.36$5.01$4.40$3.68$0.84$3.71$3.81$1.29$2.09$3.92$2.02
EPS (Diluted) $6.11$6.32$4.98$4.38$3.66$0.83$3.67$3.76$1.28$2.07$3.88$1.99
Shares (Basic) 79,400,00081,800,00082,300,00083,400,00086,000,00086,700,00087,700,00087,700,00088,300,00089,200,00089,800,00091,500,000
Shares (Diluted) 79,900,00082,300,00082,700,00083,700,00086,500,00087,300,00088,600,00088,700,00089,000,00089,900,00090,700,00092,800,000
EBITDA $828M$813M$637M$575M$617M$339M$525M$507M$415M$361M$470M$355M
Bilan 30
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Cash & Equivalents $1.74B$439M$489M$561M$648M$860M$612M$561M$390M$461M$416M$584M
Short-term Investments $0$0$0$0$0$0$0$0$0$0$65M$5M
Receivables $756M$703M$675M$629M$555M$508M$578M$540M$630M$524M$585M$500M
Inventory $672M$612M$575M$534M$431M$360M$393M$380M$312M$295M$293M$302M
Prepaid Expense $72M$53M$55M$45M$44M$40M$45M$44M$51M···
Other Current Assets $183M$131M$118M$113M$89M$190M$153M$163M$147M$122M$204M$250M
Current Assets $3.35B$1.89B$1.86B$1.84B$1.72B$1.92B$1.74B$1.65B$1.48B$1.40B$1.50B$1.64B
PP&E (Net) $627M$577M$561M$527M$509M$525M$532M$519M$522M$464M$444M$444M
PP&E (Gross) $1.97B$1.76B$1.81B$1.69B$1.65B$1.65B$1.58B$1.50B$1.47B$1.31B$1.29B$1.24B
Accum. Depreciation $1.35B$1.18B$1.25B$1.16B$1.14B$1.12B$1.05B$978M$953M$849M$848M$797M
Goodwill $1.51B$1.43B$1.02B$965M$924M$945M$927M$876M$887M$775M$778M$632M
Intangibles $433M$454M$117M$113M$86M$106M$138M$136M$156M$160M$187M$91M
Other Non-current Assets $385M$384M$381M$339M$324M$272M$316M$197M$203M$188M$153M$150M
Total Assets $6.31B$4.73B$3.93B$3.78B$3.57B$4.28B$4.11B$3.85B$3.70B$3.60B$3.72B$3.63B
Accounts Payable $465M$458M$437M$401M$373M$307M$332M$339M$351M$302M$315M$310M
Accrued Liabilities $572M$447M$413M$333M$357M$457M$431M$417M$384M$350M$393M$464M
Short-term Debt $500.0K$428M$188M$451M$198M$107M$86M$116M$164M$214M$246M$2M
Current Liabilities $1.30B$1.33B$1.04B$1.19B$928M$871M$850M$872M$899M$866M$953M$775M
Capital Leases $60M$74M$72M$59M$64M$72M$76M$0$100.0K$200.0K$500.0K$1M
Deferred Tax ······$2M$2M$1M$500.0K$2M$9M
Other Non-current Liabilities $279M$261M$211M$200M$206M$211M$235M$166M$176M$181M$190M$270M
Total Liabilities $2.22B$1.95B$1.39B$1.52B$1.33B$2.15B$2.03B$2.02B$2.10B$2.17B$2.36B$2.41B
Long-term Debt $522M$233M$6M$10M$12M$16M$15M$11M$9M$2M$3M$7M
Total Debt $786M$663M$196M$461M$210M$122M$89M$127M$173M$217M$249M$7M
Common Stock $86M$82M$82M$83M$86M$86M$88M$88M$88M$88M$90M$91M
Retained Earnings $2.99B$3.12B$2.78B$2.51B$2.46B$2.32B$2.37B$2.11B$1.86B$1.79B$1.70B$1.45B
AOCI $-302M$-418M$-332M$-344M$-321M$-279M$-385M$-376M$-348M$-451M$-424M$-321M
Stockholders' Equity $4.08B$2.78B$2.53B$2.25B$2.23B$2.13B$2.07B$1.82B$1.60B$1.43B$1.36B$1.21B
Liabilities + Equity $6.31B$4.73B$3.93B$3.78B$3.57B$4.28B$4.11B$3.85B$3.70B$3.60B$3.72B$3.63B
Shares Outstanding ·81,500,00082,100,00082,700,00085,500,00086,500,00087,800,00087,600,00088,200,00089,500,00089,500,00091,000,000
Flux de trésorerie 20
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
D&A $143M$137M$109M$107M$113M$112M$113M$109M$105M$102M$90M$88M
Stock-based Comp $36M$26M$20M$18M$16M$13M$16M$22M$18M$13M$16M$14M
Deferred Tax $5M$-21M$-28M$3M$116M$-44M$31M$-15M$147M$21M$26M$-200.0K
Amort. of Intangibles $47M$42M$19M$21M$19M$20M$21M$18M$19M$20M$14M$11M
Restructuring $21M$8M$10M$4M$10M$43M$13M$5M$13M$26M$24M$28M
Other Non-cash $-3M$-98M$26M$-218M$-570M$282M$-127M$-78M$-136M$-81M$-253M·
Operating Cash Flow $669M$563M$538M$278M$-8M$436M$358M$372M$247M$241M$230M$245M
CapEx $121M$124M$108M$104M$88M$64M$91M$96M$113M$111M$87M$119M
Investing Cash Flow $-120M$-818M$-181M$-255M$-82M$-66M$-203M$-52M$-223M···
Debt Issued $749M$764M$0$0$0$2M$8M$3M$7M$0$0$0
Net Debt Issued $287M$226M$-2M$-2M$-2M$-1M$5M$500.0K$6M$-1M$-4M$-2M
Stock Issued $1.31B$0$0·$1M$4M$15M$6M$11M$12M$6M$15M
Stock Repurchased $521M$104M$60M$245M$105M$73M$41M$56M$33M$78M$84M$60M
Net Stock Activity $793M$-104M$-60M$-245M$-115M$-80M$-26M$-50M$-22M$-66M$-78M$-45M
Dividends Paid $111M$105M$96M$88M$76M$59M$52M$47M$45M$45M$43M$41M
Financing Cash Flow $729M$235M$-432M$-83M$-100M$-159M$-102M$-129M$-112M···
Net Change in Cash $1.30B$-50M$-72M$-86M$-212M$248M$51M$171M$-71M$45M$-168M$77M
Taxes Paid $152M$129M$113M$93M$61M$61M$63M$54M$62M$56M$48M$70M
Free Cash Flow $548M$439M$430M$174M$-97M$372M$266M$276M$134M$129M$143M$126M
Levered FCF ···········$123M
Rentabilité 8
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Gross Margin 35.4%34.4%33.7%30.9%32.5%31.6%32.0%32.3%31.6%31.5%32.6%32.6%
Operating Margin 17.4%18.6%16.1%15.7%18.2%9.1%14.4%14.5%12.0%10.8%15.3%10.0%
Net Margin 12.4%14.3%12.5%12.3%11.4%2.9%11.4%12.2%4.4%7.7%14.1%·
Pretax Margin 16.5%17.8%15.8%15.5%18.4%3.4%14.6%14.2%12.0%10.7%15.4%9.9%
EBITDA Margin 21.0%22.4%19.4%19.3%22.3%13.7%18.4%18.5%16.1%15.0%18.9%13.4%
ROA 8.8%12.0%10.6%10.0%8.1%1.7%8.2%8.8%3.1%5.1%9.6%·
ROE 14.2%19.6%17.2%16.4%14.5%3.5%16.7%19.5%7.5%13.4%27.3%·
ROIC 10.6%15.9%15.5%13.9%13.0%8.3%14.9%17.4%6.5%11.1%19.3%15.9%
Liquidité et Solvabilité 5
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Current Ratio 2.61.41.81.51.92.22.01.91.61.61.62.1
Quick Ratio 1.90.91.11.01.31.61.41.31.11.11.11.4
Debt / Equity 0.20.20.10.20.10.10.00.10.10.20.20.0
LT Debt / Equity 0.10.10.00.00.00.0·0.00.00.00.00.0
Interest Coverage ···········66.6
Efficacité 3
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Asset Turnover 0.70.80.90.80.70.60.70.70.70.70.70.7
Inventory Turnover 4.04.13.94.34.74.55.05.45.85.65.65.8
Receivables Turnover 5.45.35.05.05.24.65.14.74.54.34.65.3
Par action 6
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Book Value / Share ······$23.63$20.80$18.10$16.14$15.22$13.35
Revenue / Share $49.29$44.12$39.70$35.70$31.97$28.38$32.13$30.95$29.05$26.76$27.40$28.61
Cash Flow / Share $8.37$6.84$6.51$3.32$-0.10$4.99$4.04$4.19$2.78$2.68$2.53$2.64
Cash / Share ······$6.97$6.41$4.42$5.21$4.64$6.42
Dividend / Share $1.40$1.28$1.16$1.06$0.88$0.68$0.59$0.54$0.51$0.50$0.47$0.44
EPS (TTM) $6.11$6.32$4.98$4.38$3.66$0.83$3.67$3.76$1.28$2.07$3.88$1.99
Taux de croissance 10
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Revenue YoY 8.5%10.6%9.9%8.1%11.6%·······
Revenue CAGR 3Y 9.7%9.5%9.8%·········
Revenue CAGR 5Y 9.7%···········
EPS YoY -3.3%26.9%13.7%19.7%341.0%·······
EPS CAGR 3Y 11.7%20.0%81.7%·········
EPS CAGR 5Y 49.1%···········
Net Income YoY -6.1%26.1%12.3%16.0%336.3%·······
Net Income CAGR 3Y 10.0%18.0%78.5%·········
Net Income CAGR 5Y 46.4%···········
Dividends Paid CAGR 5Y 13.5%···········
Valorisation (TTM) 16
Métrique Tendance 202520242023202220212020201920182017201620152014
Revenue TTM $3.94B$3.63B$3.28B$2.99B$2.77B$2.48B$2.85B$2.75B$2.59B$2.41B$2.49B$2.65B
Net Income TTM $488M$520M$412M$367M$316M$72M$325M$334M$114M$186M$352M$184M
Market Cap ······$6.49B$4.23B$4.71B$3.41B$3.25B$3.68B
Enterprise Value ······$5.97B$3.79B$4.49B$3.17B$3.02B$3.10B
P/E 28.422.624.018.527.992.820.112.841.718.69.420.3
P/S ······2.31.51.81.41.31.4
P/B ······3.12.32.92.42.43.0
P / Cash Flow ······18.111.419.014.214.215.0
P / FCF ······24.415.335.126.422.729.2
EV / EBITDA ······11.47.510.88.86.48.7
EV / FCF ······22.413.733.524.521.124.6
EV / Revenue ······2.11.41.71.31.21.2
Dividend Yield ······0.80%1.1%0.96%1.3%1.3%1.1%
Earnings Yield 3.5%4.4%4.2%5.4%3.6%1.1%5.0%7.8%2.4%5.4%10.7%4.9%
Payout Ratio 22.8%20.2%23.3%23.9%24.0%81.4%16.0%14.2%40.0%24.0%12.2%·
Annual Payout $111M$105M$96M$88M$76M$59M$52M$47M$45M$45M$43M$41M

Période la plus récente à gauche · valeurs nulles affichées comme ·

États financiers Compte de résultat, bilan, flux de trésorerie — annuel, sur les 5 dernières années

16
Métrique 2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Revenu $3.94B $3.63B $3.28B $2.99B $2.77B
Marge Brute % 35.4% 34.4% 33.7% 30.9% 32.5%
Marge d'exploitation % 17.4% 18.6% 16.1% 15.7% 18.2%
Résultat net $488M $520M $412M $367M $316M
BPA dilué $6.11 $6.32 $4.98 $4.38 $3.66

Détenteurs institutionnels (13F) 765 déclarants · $18.3B total · Au 30 septembre 2026

17

Institutions qui déclarent détenir cette action dans leur Formulaire SEC 13F trimestriel. Uniquement les positions longues ; un même déclarant peut apparaître deux fois pour des jambes d'options distinctes. Les jambes put/call compensatoires importantes reflètent généralement la tenue de marché ou un inventaire couvert, pas une conviction directionnelle.

Détenteurs 765
Valeur détenue $18.3B
Nouvelles positions 86
Positions clôturées 70
Activité institutionnelle — Q2 2026 vs trimestre précédent
Nouvelles positions Positions clôturées Augmenté Diminué Variation nette des actions
86 (-44 vs T. préc.) 70 (+7 vs T. préc.) 241 (-39 vs T. préc.) 256 (+78 vs T. préc.) +4.1M

Comparé à Q1 2026. Les dépôts de formulaire 13F de la SEC sont dus dans les 45 jours suivant la fin du trimestre, plus une courte période tampon pour les déposants tardifs — les trimestres encore dans cette fenêtre sont ignorés au profit de la paire la plus récente entièrement déclarée.

Institution Valeur Actions % de 13F suivies Type
BlackRock, Inc. $1 715 593 446 8 675 129 9,38% Actions
VANGUARD GROUP INC $1 467 975 629 8 460 467 8,03% Actions
Capital International Investors $1 212 306 976 6 130 535 6,63% Actions
FMR LLC $953 740 067 4 822 715 5,22% Actions
VANGUARD PORTFOLIO MANAGEMENT LLC $841 162 272 4 253 450 4,60% Actions
VANGUARD CAPITAL MANAGEMENT LLC $799 869 984 4 044 650 4,37% Actions
Capital World Investors $751 271 848 3 798 907 4,11% Actions
Select Equity Group, L.P. $685 509 529 3 466 371 3,75% Actions
ALLIANCEBERNSTEIN L.P. $679 687 767 3 567 353 3,72% Actions
JPMORGAN CHASE & CO $647 402 359 3 396 062 3,54% Actions
STATE STREET CORP $554 993 697 2 801 348 3,03% Actions
GEODE CAPITAL MANAGEMENT, LLC $334 169 260 1 689 340 1,83% Actions
Findlay Park Partners LLP $276 394 913 1 397 628 1,51% Actions
AQR CAPITAL MANAGEMENT LLC $268 179 542 1 400 050 1,47% Actions
Invesco Ltd. $246 277 219 1 245 334 1,35% Actions
NORGES BANK $221 540 244 1 120 248 1,21% Actions
BANK OF AMERICA CORP /DE/ $173 436 381 877 004 0,95% Actions
BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT Holding S.A. $173 141 450 875 513 0,95% Actions
MORGAN STANLEY $167 917 273 849 093 0,92% Actions
WESTFIELD CAPITAL MANAGEMENT CO LP $164 216 344 830 382 0,90% Actions
WELLINGTON MANAGEMENT GROUP LLP $163 181 071 825 147 0,89% Actions
NORTHERN TRUST CORP $160 769 980 812 955 0,88% Actions
Nuveen, LLC $159 839 229 808 249 0,87% Actions
NEUBERGER BERMAN GROUP LLC $158 369 401 800 816 0,87% Actions
AMERIPRISE FINANCIAL INC $156 190 220 789 911 0,85% Actions
DIMENSIONAL FUND ADVISORS LP $152 946 695 773 610 0,84% Actions
Boston Partners $133 724 393 676 217 0,73% Actions
CITIGROUP INC $125 802 256 636 136 0,69% Actions
GOLDMAN SACHS GROUP INC $122 633 028 620 110 0,67% Actions
CHARLES SCHWAB INVESTMENT MANAGEMENT INC $121 227 671 613 004 0,66% Actions
JANUS HENDERSON GROUP PLC $120 265 578 631 201 0,66% Actions
Bank of New York Mellon Corp $119 852 802 606 052 0,66% Actions
FIRST TRUST ADVISORS LP $119 810 417 605 838 0,66% Actions
MASSACHUSETTS FINANCIAL SERVICES CO /MA/ $119 073 273 602 110 0,65% Actions
VANGUARD FIDUCIARY TRUST CO $111 843 564 565 552 0,61% Actions
RAYMOND JAMES FINANCIAL INC $106 322 720 537 635 0,58% Actions
NOMURA ASSET MANAGEMENT INTERNATIONAL INC. $92 907 000 469 797 0,51% Actions
SCOPUS ASSET MANAGEMENT, L.P. $91 514 429 462 755 0,50% Actions
UBS Group AG $89 790 358 454 037 0,49% Actions
GABELLI FUNDS LLC $84 384 785 426 703 0,46% Actions
Mawer Investment Management Ltd. $83 627 364 422 873 0,46% Actions
BANK OF MONTREAL /CAN/ $81 408 102 411 651 0,45% Actions
Engineers Gate Manager LP $76 281 372 385 727 0,42% Actions
SCOPUS ASSET MANAGEMENT, L.P. $71 193 600 360 000 0,39% Option de vente
D. E. Shaw & Co., Inc. $66 903 988 338 309 0,37% Actions
LOOMIS SAYLES & CO L P $66 834 343 337 957 0,37% Actions
Qube Research & Technologies Ltd $66 531 012 336 423 0,36% Actions
BROWN BROTHERS HARRIMAN & CO $63 162 764 319 391 0,35% Actions
ADAGE CAPITAL PARTNERS GP, L.L.C. $60 712 320 307 000 0,33% Actions
Quantinno Capital Management LP $55 956 735 282 952 0,31% Actions

Afficher les 765 détenteurs institutionnels →

Initiés de la société 83 initiés · 50 dirigeants · 29 administrateurs

19
Dirigeant Rôle Dernière activité Actions détenues Achats 12m Ventes 12m Net 12m
Luca Savi President and CEO 31 août 2026 P 267 373 1 6 $-11 097 690
Denise L Ramos Chief Executive Officer and President 11 mai 2018 M 309 400 0 0 $0
Steven R Loranger Chairman, President and CEO 31 octobre 2011 F 225 681 0 0 $0
Louis J Giuliano Chairman, President and CEO 25 mai 2004 M 735 0 0 $0
Michael Savinelli Vice President, Interim Chief Financial Officer, Treasurer, Chief Tax Officer & Assistant Secretary 8 mai 2026 A 27 024 0 0 $0
Emmanuel Caprais Senior Vice President & CFO 3 mars 2026 F 42 433 0 1 $-1 018 765
Thomas M Scalera EVP & Chief Financial Officer 5 mars 2020 F 62 273 0 0 $0
Edward W Williams SVP and CFO 29 mars 2005 A 6 510 0 0 $0
Bartlomiej Makowiecki Senior Vice President, Chief Strategy Officer and President, Flow Technologies 3 septembre 2026 F 29 425 0 0 $0
Lori B. Marino Senior Vice President, Chief Legal Officer, Chief Compliance Officer and Secretary 8 mai 2026 S 8 729 0 5 $-1 483 532
Emrana Sheikh Senior Vice President and Chief Human Resources Officer 4 mars 2026 A 4 706 0 0 $0
Michael Guhde SVP and President, CCT 4 mars 2026 A 6 168 0 0 $0
Davide Barbon SVP & President, MT and APAC 4 mars 2026 A 38 153 0 0 $0
Fernando Roland SVP & President, IP 4 mars 2024 A 6 640 0 0 $0
Maurine C. Lembesis SVP, Chief HR Officer 4 mars 2024 F 21 378 0 0 $0
Ryan F. Flynn SVP & President, CCT 8 décembre 2023 S 14 047 0 0 $0
Carlo Ghirardo SVP & Pres Motion Technologies 4 août 2023 S 17 029 0 0 $0
Mary Elizabeth Gustafsson SVP, Business Advisor 4 mars 2023 F 57 213 0 0 $0
John Capela VP, Chief Accounting Officer 1 juillet 2022 F 7 835 0 0 $0
David Steblein SVP & President, Industrial Process 29 mars 2022 F 5 752 0 0 $0
George A. Hanna SVP & President, Industrial Process 5 mars 2021 F 21 071 0 0 $0
Farrokh Batliwala Former SVP & President, Connect and Control Technologies 5 octobre 2020 F 20 407 0 0 $0
David J. Malinas SVP & President, Industrial Process 4 mars 2019 A 14 998 0 0 $0
Steven C Giuliano VP & Chief Accounting Officer 9 août 2018 F 27 439 0 0 $0
Victoria L Creamer Senior Vice President, Human Resources 21 mai 2018 M 15 408 0 0 $0
Aris C Chicles EVP and President, Industrial Process 13 mars 2017 S 10 430 0 0 $0
Neil W Yeargin Senior Vice President and President, Interconnect Solutions 8 mars 2016 F 38 934 0 0 $0
Munish Nanda SVP & Pres., Control Tech. 10 mars 2015 F 35 759 0 0 $0
Robert J Pagano Jr SVP & Pres., Indust. Process 2 mai 2014 M 64 247 0 0 $0
Burt M Fealing SVP and General Counsel 20 novembre 2013 M 26 038 0 0 $0
Janice Klettner VP, CAO and Asst. Secretary 2 août 2013 M 37 949 0 0 $0
William Edward Taylor SVP & Pres., Interconnect Sol. 8 mars 2012 A 36 432 0 0 $0
Thomas F Korber SVP and Chief HR Officer 7 novembre 2011 A 7 396 0 0 $0
Frank R Jimenez Vice President 7 octobre 2011 P 11 397 0 0 $0
David F Melcher Senior Vice President 18 août 2011 F 23 971 0 0 $0
John A. Procopio Vice President 2 mai 2011 A 8 693 0 0 $0
Angela A Buonocore Senior Vice President 10 mars 2011 F 19 742 0 0 $0
Gretchen W Mcclain Senior Vice President 10 mars 2011 F 93 575 0 0 $0
Christopher A Harrison Vice President 3 mars 2011 A 4 279 0 0 $0
Scott A Crum Senior Vice President 7 mars 2010 F 24 485 0 0 $0
Donald E Foley Senior Vice President 7 mars 2010 F 41 806 0 0 $0
Nicholas P Hill Senior Vice President 6 mars 2009 F 13 774 0 0 $0
Vincent A Maffeo SVP, General Counsel 6 mars 2009 F 40 353 0 0 $0
Henry J Driesse Senior Vice President 3 octobre 2008 F 33 947 0 0 $0
Brenda Reichelderfer Senior Vice President 9 avril 2008 S 4 864 0 0 $0
Steven F Gaffney Senior Vice President 7 avril 2008 M 60 730 0 0 $0
George E Minnich SVP 31 juillet 2007 F 24 364 0 0 $0
Thomas R Martin Senior Vice President 10 janvier 2007 M 16 028 0 0 $0
Robert L Ayers Senior Vice President 3 août 2005 M 9 782 0 0 $0
LANG MARK E Corporate Controller 13 mai 2004 P 4 112 0 0 $0
Christopher O'Shea Administrateur 21 mai 2026 A 2 698 0 0 $0
Maggie Chu Administrateur 21 mai 2026 A 2 587 0 0 $0
Sharon Szafranski Administrateur 21 mai 2026 A 3 487 0 0 $0
Nazzic S Keene Administrateur 21 mai 2026 A 4 508 0 0 $0
Kevin C Berryman Administrateur 21 mai 2026 A 4 063 0 0 $0
Timothy H Powers Administrateur 21 mai 2025 A 28 878 0 0 $0
Cheryl L Shavers Administrateur 15 mai 2024 A 11 628 0 0 $0
Sabrina Soussan Administrateur 10 mai 2023 A 7 847 0 0 $0
Nicholas C Fanandakis Administrateur 10 mai 2023 A 15 647 0 0 $0
Richard P Lavin Administrateur 10 mai 2023 A 26 491 0 0 $0
Geraud Darnis Administrateur 18 mai 2022 A 26 474 0 0 $0
Orlando D Ashford Administrateur 14 septembre 2021 S 14 542 0 0 $0
Mario Longhi Filho Administrateur 15 mai 2020 A 7 504 0 0 $0
Christina A Gold Administrateur 22 mai 2019 A 45 373 0 0 $0
Peter G Daloia Administrateur 11 mai 2016 A 16 612 0 0 $0
Donald J Stebbins Administrateur 7 mai 2013 A 7 750 0 0 $0
Linda S Sanford Administrateur 20 novembre 2012 M 22 552 0 0 $0
TAMBAKERAS MARKOS I Administrateur 6 novembre 2012 M 11 175 0 0 $0
Paul J Kern Administrateur 8 mai 2012 A 9 405 0 0 $0
Surya N Mohapatra Administrateur 28 octobre 2011 M 8 895 0 0 $0
Ralph F Hake Administrateur 28 octobre 2011 M 10 164 0 0 $0
John J Hamre Administrateur 28 octobre 2011 M 21 994 0 0 $0
Curtis J Crawford Administrateur 28 octobre 2011 M 39 281 0 0 $0
LEBOEUF RAYMOND W Administrateur 8 mai 2007 A 15 249 0 0 $0
Rand V Araskog Administrateur 2 février 2004 A 111 448 0 0 $0
Graziano Cheryl De Mesa · 7 août 2026 S 7 159 0 3 $-235 433
Kevin J. Wheeler · 1 août 2026 A 756 0 0 $0
Bertrand Loy · 1 août 2026 A 756 0 0 $0
Mary A Laschinger · 21 mai 2026 A 1 975 0 0 $0
Douglas G Delgrosso · 21 mai 2026 A 1 975 0 0 $0
Rebecca Ann Mcdonald · 21 mai 2026 A 25 203 0 0 $0
Don Defosset · 21 mai 2026 A 23 783 0 0 $0
Frank T Macinnis · 22 novembre 2019 M 53 479 0 0 $0

Initiés issus des déclarations SEC Form 3/4/5 ; net = uniquement P/S de marché

Détention d'ETF Détenu par 76 ETFs

20

Le poids reflète uniquement les participations directes en actions (N-PORT) ; les fonds à effet de levier ou basés sur des dérivés peuvent détenir une exposition supplémentaire aux swaps non indiquée.

Fonds Poids Unités Au Source
FFSM · FIDELITY COVINGTON TRUST 1,20% 91 700 NS 31 juillet 2026 N-PORT
SAWG · ETF Series Solutions 0,98% 144 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IVOG · VANGUARD ADMIRAL FUNDS 0,93% 88 213 SH 19 août 2026 Quotidien
GDIV · Harbor ETF Trust 0,90% 10 762 NS 31 juillet 2026 N-PORT
WLDR · Two Roads Shared Trust 0,78% 3 623 NS 31 juillet 2026 N-PORT
RFG · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 0,74% 12 242 SH 2 octobre 2026 Quotidien
HSMV · First Trust Exchange-Traded Fund III 0,67% 1 198 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IQSM · New York Life Investments ETF Trust 0,63% 10 606 NS 31 juillet 2026 N-PORT
SDVD · First Trust Exchange-Traded Fund IV 0,63% 29 238 NS 31 juillet 2026 N-PORT
QVMM · Invesco Exchange-Traded Fund Trust … 0,59% 12 026 SH 2 octobre 2026 Quotidien
PTMC · Pacer Funds Trust 0,49% 9 825 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IVOO · VANGUARD ADMIRAL FUNDS 0,48% 144 372 SH 19 août 2026 Quotidien
BKMC · BNY Mellon ETF Trust 0,41% 13 671 NS 31 juillet 2026 N-PORT
FTC · First Trust Exchange-Traded AlphaDE… 0,39% 25 993 NS 31 juillet 2026 N-PORT
BBMC · J.P. Morgan Exchange-Traded Fund Tr… 0,38% 39 187 NS 31 juillet 2026 N-PORT
MIDU · Direxion Shares ETF Trust 0,37% 1 313 NS 31 juillet 2026 N-PORT
JPUS · J.P. Morgan Exchange-Traded Fund Tr… 0,30% 6 887 NS 31 juillet 2026 N-PORT
ESML · iShares Trust 0,29% 41 814 SH 11 septembre 2026 Quotidien
SOVF · Elevation Series Trust 0,27% 1 203 NS 31 juillet 2026 N-PORT
FSMD · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,27% 34 448 NS 31 juillet 2026 N-PORT
FIDU · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,25% 29 238 NS 31 juillet 2026 N-PORT
SMMD · iShares Trust 0,24% 47 663 SH 11 septembre 2026 Quotidien
IMCG · iShares Trust 0,24% 49 415 SH 11 septembre 2026 Quotidien
VBK · VANGUARD INDEX FUNDS 0,24% 592 737 SH 19 août 2026 Quotidien
VIS · VANGUARD WORLD FUND 0,24% 108 495 SH 19 août 2026 Quotidien
JPME · J.P. Morgan Exchange-Traded Fund Tr… 0,22% 5 227 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IYJ · iShares Trust 0,22% 21 151 SH 11 septembre 2026 Quotidien
TRFM · ETF Series Solutions 0,22% 2 745 NS 31 juillet 2026 N-PORT
VB · VANGUARD INDEX FUNDS 0,21% 2 050 334 SH 19 août 2026 Quotidien
VXF · VANGUARD INDEX FUNDS 0,20% 1 025 924 SH 19 août 2026 Quotidien
RWK · Invesco Exchange-Traded Fund Trust … 0,20% 12 518 SH 2 octobre 2026 Quotidien
FAD · First Trust Exchange-Traded AlphaDE… 0,19% 5 651 NS 31 juillet 2026 N-PORT
VBR · VANGUARD INDEX FUNDS 0,19% 650 752 SH 19 août 2026 Quotidien
IWS · iShares Trust 0,17% 133 165 SH 11 septembre 2026 Quotidien
WSML · iShares Trust 0,16% 5 566 SH 11 septembre 2026 Quotidien
IWR · iShares Trust 0,13% 366 053 SH 11 septembre 2026 Quotidien
IMCB · iShares Trust 0,12% 10 454 SH 11 septembre 2026 Quotidien
FEX · First Trust Exchange-Traded AlphaDE… 0,09% 7 125 NS 31 juillet 2026 N-PORT
VIG · VANGUARD SPECIALIZED FUNDS 0,08% 505 063 SH 19 août 2026 Quotidien
DFUV · Dimensional ETF Trust 0,08% 59 115 NS 31 juillet 2026 N-PORT
PFM · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 0,07% 2 546 SH 2 octobre 2026 Quotidien
VEGN · ETF Series Solutions 0,06% 527 NS 31 juillet 2026 N-PORT
OMFL · Invesco Exchange-Traded Self-Indexe… 0,06% 13 335 SH 2 octobre 2026 Quotidien
ILCG · iShares Trust 0,06% 8 745 SH 10 septembre 2026 Quotidien
DCOR · Dimensional ETF Trust 0,05% 8 750 NS 31 juillet 2026 N-PORT
VONV · VANGUARD SCOTTSDALE FUNDS 0,05% 53 845 SH 19 août 2026 Quotidien
IWD · iShares Trust 0,05% 197 854 SH 11 septembre 2026 Quotidien
IUSG · iShares Trust 0,05% 78 753 SH 11 septembre 2026 Quotidien
DFAC · Dimensional ETF Trust 0,05% 111 131 NS 31 juillet 2026 N-PORT
EQAL · Invesco Exchange-Traded Fund Trust … 0,05% 1 783 SH 2 octobre 2026 Quotidien
DGRO · iShares Trust 0,03% 67 919 SH 11 septembre 2026 Quotidien
VONE · VANGUARD SCOTTSDALE FUNDS 0,03% 14 708 SH 19 août 2026 Quotidien
IUS · Invesco Exchange-Traded Self-Indexe… 0,03% 1 408 SH 2 octobre 2026 Quotidien
DFAU · Dimensional ETF Trust 0,03% 18 463 NS 31 juillet 2026 N-PORT
DFSU · Dimensional ETF Trust 0,03% 3 057 NS 31 juillet 2026 N-PORT
ILCB · iShares Trust 0,03% 1 729 SH 11 septembre 2026 Quotidien
DFUS · Dimensional ETF Trust 0,03% 27 114 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IYY · iShares Trust 0,03% 3 826 SH 11 septembre 2026 Quotidien
IWB · iShares Trust 0,02% 61 552 SH 11 septembre 2026 Quotidien
DXUV · Dimensional ETF Trust 0,02% 687 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IWV · iShares Trust 0,02% 24 489 SH 11 septembre 2026 Quotidien
ITOT · iShares Trust 0,02% 115 036 SH 11 septembre 2026 Quotidien
PRF · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 0,02% 10 742 SH 1 octobre 2026 Quotidien
TILT · FlexShares Trust 0,02% 2 370 NS 31 juillet 2026 N-PORT
SMDX · Tidal Trust III 0,02% 139 NS 31 juillet 2026 N-PORT
VTI · VANGUARD INDEX FUNDS 0,02% 2 838 619 SH 19 août 2026 Quotidien
VFMO · VANGUARD WELLINGTON FUND 0,02% 1 832 SH 19 août 2026 Quotidien
VT · VANGUARD INTERNATIONAL EQUITY INDEX… 0,02% 79 434 SH 19 août 2026 Quotidien
VTHR · VANGUARD SCOTTSDALE FUNDS 0,02% 7 502 SH 19 août 2026 Quotidien
DFVX · Dimensional ETF Trust 0,00% 49 NS 31 juillet 2026 N-PORT
DFLV · Dimensional ETF Trust 0,00% 269 NS 31 juillet 2026 N-PORT
IJH · iShares Trust · 3 136 686 SH 11 septembre 2026 Quotidien
IJK · iShares Trust · 517 935 SH 11 septembre 2026 Quotidien
XJH · iShares Trust · 12 213 SH 8 septembre 2026 Quotidien
SMLF · iShares Trust · 74 856 SH 11 septembre 2026 Quotidien
SMMV · iShares Trust · 1 020 SH 1 septembre 2026 Quotidien

ITT Consensus des analystes Opinions des analystes haussières et baissières, objectif de cours à 12 mois, potentiel de hausse

21
notation · 19 analystes ACHAT
Objectif médian $265.00 +28,5%
6 31,6% Achat fort
10 52,6% Achat
3 15,8% Conserver
0 0,0% Vente
0 0,0% Vente forte

Objectif de cours à 12 mois

13 analystes · 2026-10-03

Objectif moyen $258.46 +25,4%

Maintenant Prix actuel $206.17
Bas$175.00 Moyenne$258.46 Haut$285.00

Comparaison des pairs (sous-secteur GICS) Indicateurs clés par rapport aux pairs du secteur

22

Base F.A., prix à la clôture de la dernière fin d'exercice de chaque société.

Ticker Capitalisation Boursière P/E Revenus Année/Année Marge Nette ROE Marge Brute
ITT · 28.4 8.5% 12.4% 14.2% 35.4%
SYM $30.81B -325.9 25.7% -0.75% -8.1% 18.8%
DOV · 24.6 4.5% 13.5% 14.7% 39.8%
OTIS · 25.0 1.2% 9.6% -27.0% ·
SNA · 18.3 0.93% 19.7% 18.0% ·
NDSN $12.97B 27.3 3.8% 17.3% 16.1% ·
IEX $16.03B 27.8 5.8% 14.0% 12.3% 44.5%
FTV $17.30B 31.9 1.9% 13.9% 7.0% 63.5%
RBC $17.42B 58.6 14.3% 15.4% 8.8% 44.4%
LECO $13.14B 25.7 5.6% 12.3% 36.5% 36.2%
MLI $13.13B 17.2 10.9% 18.3% 25.6% ·

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Source : Dépôt SEC 10-Q le Aoû 6, 2026