ABNB Airbnb, Inc. - Class A Common Stock

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Prix · Aoû 19, 2026
Données fondamentales au Aoû 6, 2026

À propos de Airbnb, Inc. - Class A Common Stock Présentation de l'entreprise depuis Wikipedia

Airbnb est une multinationale américaine fondée en 2008 par Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk.

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Airbnb est une multinationale américaine fondée en 2008 par Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk.

Elle met en relation des particuliers, des entreprises hôtelières (gîtes, chambres d'hôtes et d'hôtel), et des investisseurs en immobiliers locatifs.

Airbnb est présent en 2020 dans plus de 100 000 villes, sur tous les continents.

Le groupe est coté à la bourse de New York. Son siège est à San Francisco, en Californie.

Concept

Initialement « Airbed and breakfast » — « matelas gonflable et petit déjeuner » en français — Airbnb permet de mettre en relation des voyageurs avec des entreprises hôtelières (hôtels, gîtes, chambres d'hôtes), des investisseurs LMNP ou LMP dont l'activité est la parahôtellerie et des particuliers qui louent tout ou une partie de leur propre habitation comme logement d'appoint. Le site offre une plateforme de recherche et de réservations entre la personne qui met à disposition son logement (le bailleur) et un locataire (ou un client). Il couvre plus de 1,5 million d'annonces dans plus de 34 000 villes et 191 pays. De la création, en août 2008, jusqu'en juin 2012, plus de 10 millions de nuits ont été réservées sur Airbnb.

Le 17 novembre 2016, Brian Chesky présente les nouveaux services offerts par Airbnb dénommés « Trips » (« expériences » en français). Les services « expériences » sont le partage par des habitants de leurs connaissances, de leur vie sociale, de leur travail, de leurs intérêts, le tout en échange d'un paiement. Cela peut être la découverte du terroir environnant, une initiation à la sculpture, des ateliers de cuisine...

Histoire

Peu après avoir déménagé à San Francisco en octobre 2007, deux jeunes designers californiens Brian Chesky et Joe Gebbia créent la société AirBed & Breakfast (« matelas gonflable et petit déjeuner » en français), avec pour devise « Partage un logement, économise de l'argent, rencontre des gens sympas ». Le site d'origine proposait la location à court terme de parties d'appartement, petit déjeuner compris, à destination de personnes ne pouvant pas réserver un hôtel pour cause de saturation du marché.

Ils ont l'idée alors qu'ils habitaient à San Francisco. Ils savaient qu'un congrès de design de premier plan s'organisait dans leur ville, mais que toutes les chambres d'hôtel avaient été réservées. Ils ont alors décidé de louer une chambre de leur appartement avec trois matelas gonflables (air bed), un petit déjeuner (breakfast) et un accueil local, à quelques étrangers assistant à l'événement. De là est resté le nom Air bed and breakfast.

En février 2008, Nathan Blecharczyk, diplômé de l'Université Harvard et architecte technique les rejoint et devient le troisième cofondateur de l'entreprise. Durant les premières étapes de création de la société, ils se concentrent sur des évènements très médiatisés lors desquels il est difficile de trouver un lieu où passer la nuit. Le site Airbedandbreakfast est officiellement lancé le 11 août 2008[source insuffisante].

Afin de financer le site Internet, les trois fondateurs créent une édition spéciale de boîtes de céréales pour le petit déjeuner, en s'inspirant pour le design des candidats à la présidentielle américaine de l'époque, Barack Obama et John McCain. Ils créent ainsi les « Obama O's » et « Cap'n McCain ». En deux mois, 800 boîtes de céréales sont vendues à 40 dollars pièce et ils gagnent ainsi plus de 30 000 USD pour le développement de leur entreprise. Ils se font alors remarquer par le cofondateur de l'entreprise de financement de startups Y Combinator, Paul Graham. Ils transforment leur site en novembre 2008 et proposent des propriétés se situant entre le marché des hôtels et celui du CouchSurfing. En janvier 2009, Y Combinator invite Brian Chesky, Joe Gebbia et Nathan Blecharczyk à rejoindre son incubateur d'entreprises pendant une période d'essai de trois mois. Alors que le site Internet est déjà créé, ils utilisent les 20 000 dollars de financement alloués par Y Combinator pour aller à New York rencontrer les utilisateurs et faire la publicité du site.

En mars 2009, le nom « Airbedandbreakfast.com » est raccourci en « Airbnb.com ». Le contenu du site s'élargit et passe des espaces partagés avec des matelas pneumatiques à des maisons entières, des appartements, des chambres privées, etc.. Un an plus tard, quinze personnes travaillent dans le loft de Brian Chesky et Joe Gebbia à San Francisco. Brian Chesky y abandonne sa chambre afin d'en faire un bureau pour les employés et ne se loge plus que par le biais des logements Airbnb jusqu'à ce que l'entreprise déménage dans son premier espace de travail partagé.

La société connaît une croissance rapide durant l'année et, en novembre 2010, lève 7,2 millions de dollars grâce aux fonds de Greylock Partners et Sequoia Capital. Les trois fondateurs annoncent alors que sur 700 000 nuits réservées sur leur site Internet, 80 % ont eu lieu au cours des six derniers mois. Le 25 mai 2011, l'acteur Ashton Kutcher, par le biais de son fonds d'investissements A-Grade Investment, annonce vouloir investir significativement dans l'entreprise. En juillet 2011, l'entreprise lève 119,8 millions de dollars.

En juillet 2014, le design du site Internet, ainsi que l'application mobile, sont revus et un nouveau logo est créé. En mars 2015, Airbnb lève une nouvelle ronde de financement qui valorise l'entreprise à 20 milliards de dollars.

Airbnb se lance dans la construction de logements entre particuliers et va bientôt ouvrir son premier immeuble estampillé « 100 % Airbnb », où les voyageurs côtoieront les habitants locaux. Le premier immeuble est construit au Japon dans la ville de Yoshino et est baptisé Yoshino Cedar House, du nom de l'essence de bois ayant servi à sa construction. Le bâtiment sera acheminé en camion à Yoshino en octobre 2016 afin d'être installé sur un terrain cédé gratuitement à Airbnb par la mairie. Il sera en mesure d'accueillir des voyageurs dans la foulée.

En juin 2017, Airbnb lance une plateforme d'accueil des réfugiés climatiques et politiques, nommée « Open Homes ».

En juin 2019, surfant sur la vague du tourisme premium, Airbnb lance une division luxe proposant des logements répondant à des critères particuliers.

En octobre 2019, Airbnb diversifie son offre en se positionnant sur le tourisme animalier.

En avril 2020, après avoir vu son activité stoppée depuis les mesures de confinement prises dans la majorité des pays pour ralentir la progression de l'épidémie de COVID-19, Airbnb procède à une nouvelle levée de 920 M€ sous forme de dette convertible en action à une valorisation de 18 milliards de dollars auprès de Lake Capital Partner et Sixth Street Partners.

Lorsque la crise économique de 2020 liée à la pandémie de Covid-19 provoque un coup d'arrêt des voyages dans le monde entier, Airbnb voit son chiffre d'affaires lourdement chuter et estime ses revenus réduits de moitié par rapport à 2019. Brian Chesky déclare, dans un courriel envoyé aux salariés : « Nous vivons collectivement la crise la plus atroce de notre existence ». En conséquence, Airbnb lève près de 2 milliards de dollars. Néanmoins, l'entreprise licencie le quart de ses employés dans le monde, soit près de 1 900 personnes sur environ 7 500. En mai 2020, sa valorisation chute à 18 milliards de dollars, le groupe repousse son entrée en bourse à la suite de la crise sanitaire du Covid-19. Cependant, une reprise du tourisme de proximité en séjours courts redonne espoir à Airbnb qui dépose finalement un dossier d'entrée auprès de la SEC — le « gendarme » de la bourse américaine — le 19 août 2020.

Cette entrée en bourse intervient finalement en décembre 2020. L'entreprise qui avait valorisé son titre à 68 $, voit celui-ci terminer la journée d'introduction à près de 146 $ à Wall Street, soit 215 % de sa valorisation initiale, et récupère au passage 3,4 milliards de dollars d'argent frais. Airbnb est désormais valorisée à 100 milliards de dollars selon Bloomberg.

Évolution du modèle

Le site a été pensé lors de sa création comme une solution pour les touristes désireux de se rendre à un congrès de design organisé à San Francisco et ne pouvant pas réserver de chambre d’hôtel du fait de la saturation du marché hôtelier. En permettant à des propriétaires de mettre à disposition leur logement pour obtenir un revenu complémentaire et en fédérant une communauté d’hôtes, la société devient à cette époque un symbole de l’économie collaborative, ou économie de partage. Si la location de logements meublés et l’hébergement de touristes chez des hôtes ne sont pas des pratiques nouvelles, l’essor des plateformes numériques comme Airbnb tend à faire évoluer la nature des intermédiations entre hôtes et touristes. En effet, les plateformes permettent une plus grande intensité des échanges « peer-to-peer » (P2P), dématérialisés et dépendants du numérique. Ce « capitalisme de plateformes » est défini comme un nouveau régime économique qui repose sur une mutualisation des ressources, biens ou services entre « intermédiaires », permise par le numérique. Ce capitalisme encourage les pratiques spéculatives et incite à l’exploitation des ressources urbaines sous-utilisées, telles que le logement.

Identité visuelle

Expansion internationale

En mai 2011, Airbnb acquiert un de ses concurrents allemands, Accoleo. L'acquisition entraîne la création du premier bureau international d'Airbnb à Hambourg. En octobre 2011, l'entreprise installe un second bureau international à Londres. Début 2012, Airbnb ouvre six nouveaux bureaux dans le monde, à Paris, Milan, Barcelone, Copenhague, Moscou et São Paulo. L'entreprise annonce, en septembre 2013, que son siège européen serait situé à Dublin.

Début novembre 2012, Brian Chesky annonce que l'entreprise va se focaliser sur l'Australie, le deuxième plus grand marché derrière les États-Unis. Pour soutenir cet effort, l'entreprise ouvre un onzième bureau à Sydney. Le consommateur australien représente un dixième de la base d'utilisateurs Airbnb. Quelques semaines après avoir annoncé cette installation en Australie, Airbnb se tourne vers le marché asiatique et ouvre un nouveau siège à Singapour. L'objectif de la compagnie est d'acquérir un supplément de 2 millions de propriétés au sein du continent et d'attirer davantage de voyageurs chinois. Ce sont les voyageurs les plus dépensiers du monde, mais Airbnb se focalise sur les Chinois qui voyagent hors de Chine, car le pays utilise ses propres réseaux sociaux et systèmes de paiement en ligne. L'entreprise s'élargit encore en avril 2015 et ouvre un bureau à Cuba.

L'entreprise établit son record de bénéfice au deuxième trimestre 2022.

Réglementation

Face à l'expansion de la plateforme Airbnb, on observe aujourd'hui de nombreuses initiatives de régulations dans la plupart des grandes villes touristiques mondiales. Ces régulations varient selon la quantité, des enjeux de localisation des logements, du type de location, de la durée de ces dernières, de la surface louée ou du type de propriétaire en jeu. Le degré de rigueur est également variable, allant d'une forme de régulation à minima, à une régulation modérée, voire à une forme de prohibition presque totale .

Union européenne

Dans l'Union européenne, la fragmentation nationale des règles conduit à une fragmentation du marché unique européen et à une concurrence déloyale.

Dans l'Union européenne, en tant que portail d’intermédiation immobilière peut transmettre des données de contrat de location, et peut participer au paiement de l'impôt à la source[incompréhensible].

En Allemagne

En janvier 2014, la cour fédérale allemande statue que la location de sa résidence à des touristes n'est pas couverte par un accord de sous-location et que le locataire n'a pas l'autorisation de sous-louer son logement sur des plateformes du type Airbnb, Wimdu ou 9flats sans l'accord de son propriétaire, qui prend alors tous les risques. Cette décision intervient dans le cadre d'une affaire opposant un propriétaire et son locataire qui a sous-loué sans autorisation son logement pendant plus d'un an à un total de 52 touristes. En l'apprenant, le propriétaire résilie le bail sans préavis pour abus et dépose ensuite plainte.

La ville de Berlin impose aux bailleurs d'obtenir une autorisation pour donner leur logement entier en location depuis le 1er mai 2016. La règle ne concerne pas le fait de mettre à disposition une chambre dans le logement habité par le bailleur. Les contrevenants s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 euros.

En Espagne

En 2015, le Parlement de Catalogne a imposé le paiement d'une taxe de 65 centimes d’euro par nuit et par personne à Barcelone, 45 centimes hors de la ville. Il y est interdit de donner en location un logement entier : au maximum deux chambres peuvent être louées, en présence du propriétaire, moins de quatre mois par an.

Aux États-Unis

Jusqu'en 2014, la location pour de courtes durées de son logement par le biais d'une plateforme Internet comme Airbnb est interdite dans la ville natale de l'entreprise, San Francisco. Plusieurs loueurs sont condamnés à des amendes et certains locataires qui sous-louent leur logement sans prévenir leur propriétaire sont renvoyés sans préavis. La situation change en octobre 2014 quand que le maire de la ville fait voter une loi légalisant la location à court terme sous certaines conditions : les loueurs doivent s'enregistrer en tant que tel dans les registres de la ville et payer 14 % de la taxe de séjour que paient également les hôteliers. Selon une étude commandée par Airbnb, entre 2011 et 2012, le manque à gagner des locations Airbnb pour la ville s'élève à 1,9 million de dollars.

À New York, alors qu'une loi datant de 2011 interdit la location d'unités résidentielles pour une durée de moins de 30 jours, une juge de la ville condamne en mai 2013 un utilisateur d'Airbnb, Nick Warren, à 2 400 dollars d'amende pour avoir loué son appartement sur la plateforme Internet pendant moins de 30 jours. En avril 2015, l'entreprise Airbnb fait une demande auprès de la ville pour sortir les locations de courte durée de l'illégalité en échange d'un paiement d'une sorte de taxe de séjour qu'elle ne paie pas jusqu'ici.

Depuis le 10 septembre 2015, les habitants de Charlottesville en Virginie qui souhaitent louer leur logement sur Airbnb doivent au préalable se procurer une licence d'exploitation professionnelle.

Depuis le 5 septembre 2023, la ville de New York interdit la location de logement pour des durées de moins de 30 jours, à l'exception de locations partagées avec la personne qui vit dans le bien, et limitées à deux voyageurs.

En France

La loi interdit en France de louer ou de sous-louer une pièce d'habitation dont la surface ne dépasse pas 9 mètres carrés, ou 20 mètres cubes.

Évolutions en France

En août 2015, la plateforme a annoncé qu'à partir d'octobre 2015, elle collecterait elle-même la taxe de séjour pour le compte de ses hôtes à Paris. La même année, Airbnb commence à collecter une taxe de 75 centimes d'euro par personne et par nuit à Chamonix-Mont-Blanc pour le compte de la mairie.

En janvier 2016, plus de 50 000 logements sont en ligne sur la plateforme.

Le même mois, l'Assemblée nationale modifie le projet de loi pour une République numérique avec l'amendement no 376, ajoutant un article 23 bis et ter rendant passible de prison, de fortes amendes et même d'expulsion de son logement toute personne louant son bien sur une plateforme telle qu'Airbnb sans avoir l'autorisation écrite de son propriétaire. L'amendement est notamment défendu par la députée PS Sandrine Mazetier.

Une instruction fiscale du 30 août 2016 est venue clarifier la position de l'administration concernant les revenus dégagés de l'activité de loueur

En 2017, Paris reste la première ville Airbnb au monde. Environ 90 000 de ses logements, soit 7 % du parc immobilier parisien, est concerné par Airbnb (2019). En 2016, la France est la deuxième destination des utilisateurs dans le monde, avec huit millions d'utilisateurs venus à Paris. On remarque une forte proportion de locations au centre de la ville. Il y a d'une part une plus faible densité de population et moins de logements, et d'autre part de nombreux logements dédiés uniquement à Airbnb pour les touristes. La carte ci-contre montre le gradient de cette proportion de logements qui diminue en s'écartant du centre. Le deuxième, le huitième et le neuvième arrondissement présentent de nombreux monuments, ce sont donc des lieux favorisés par le tourisme. Ces arrondissements ont également une forte proportion de logements vacants ce qui accroit la proportion de logements disponibles à la location.

Depuis le 1er décembre, les annonces de meublé touristique doivent posséder un numéro d'enregistrement qui doit être publié sur l'annonce. Ce dernier sert à vérifier que les loueurs ne dépassent pas une durée de 120 jours par an. Le 11 avril 2018, la Ville de Paris annonce qu’elle assigne en référé Airbnb et son concurrent Wimdu pour ne pas avoir retiré de leur site Internet les annonces de location sans numéro d’enregistrement, comme le prévoit la loi.

En juin 2018, un accord est signé avec Century 21, afin de simplifier et faciliter la sous-location de logements à des voyageurs jusqu’à 120 jours par an sur Airbnb.

En novembre 2018, la ville de Strasbourg impose l'enregistrement des locations meublées.

D'autres villes ont mis en place cet enregistrement : Nice, Tours, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Annecy, Aix-en-Provence, Cannes, Biarritz et vingt-trois autres communes du pays basque.

La commune de Saint-Malo a mis en place une restriction stricte à partir de juin 2021, avec un système de quotas par quartier concernant les logements en location touristique. Ainsi, selon le zonage établi, 7,5 % des logements du secteur littoral et 12,5 % des logements intra-muros de la commune peuvent être mis en location touristique, avec une limitation d'une seule demande par propriétaire.

En octobre 2022, dans le journal Libération, une tribune de plusieurs associations dont la Fondation Abbé Pierre, « Stop à la niche fiscale Airbnb », s'insurge contre les avantages fiscaux alloués à ce type de plateforme. Selon Médiapart, dans certains quartiers, plutôt que de louer à l'année, il est financièrement plus avantageux pour les propriétaires de louer via Airbnb, même si la loi plafonne le nombre de jours de location à 120 par an, ce qui entraîne la pénurie de logements.

Sous-location illégale

En France, l’essor des plateformes de location de logements entre particuliers sur Internet telles qu’Airbnb intensifie le phénomène de sous-location. Certaines pratiques sont cependant illégales. Il est, en effet, illégal pour tout locataire ayant signé un bail pour un logement non meublé avant le 27 mars 2014, selon la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, de sous-louer son logement sans l'accord préalable de son propriétaire, qui doit également valider le prix de la sous-location. Si le bail a été signé après le 27 mars 2014, le tarif de la sous-location au mètre carré ne peut pas excéder celui de la location.

Plus généralement, lorsqu'un locataire sous-loue son logement, meublé ou non, en cas de litiges, c'est le propriétaire qui est tenu pour responsable aux yeux de la loi. De plus, les assurances des locataires ne couvrent pas les dommages survenus lors d'une sous-location. Pour les HLM, il n'est possible de sous-louer une partie de son logement qu'avec une dérogation spéciale, ceci grâce à la loi Boutin du 25 mars 2009.

Le 13 février 2014, le tribunal de grande instance de Paris a condamné pour la première fois un locataire qui avait mis une de ses chambres en sous-location via le site internet. Le locataire a été condamné à payer 2 000 euros de dommages et intérêts à son propriétaire.

En octobre 2018, un tribunal impose le remboursement total des sous-loyers versés grâce à Airbnb.

Problèmes liés à la location saisonnière

Un propriétaire est en principe libre de louer son logement sur Airbnb pour une courte durée. Cependant, lorsque cette location dure moins de 90 jours et correspond à une période touristique qui varie selon les villes, celle-ci peut être considérée comme une location saisonnière régie par plusieurs critères :

Si le logement loué est une résidence secondaire citadine, la location est alors considérée comme un usage commercial de logement et le propriétaire doit enregistrer un changement d'usage à sa mairie (lorsque la ville dépasse les 200 000 habitants).

Est considérée comme chambre d'hôtes, toute partie d'un logement principal louée par son propriétaire. Celui-ci ne peut alors pas louer à plus de 15 personnes et doit se limiter à la location de cinq chambres.

La durée de location saisonnière d'une résidence principale est limitée à 120 jours par an par la loi ELAN, et les collectivités situées en zones tendues ont la possibilité de mettre en place un changement d'usage pour pouvoir louer en location saisonnière.

La mairie de Paris critique principalement la spéculation financière que provoquent les plateformes de location en diminuant les surfaces d’habitation dans la capitale et en augmentant les loyers. Afin de lutter contre ces dérives, un système de compensations a été mis en place, qui impose aux propriétaires de mettre en location classique à l'année des surfaces de plancher similaires à celles louées en location saisonnière, ce qui rend l'opération très peu rentable dans les faits. Par ailleurs, un numéro d'enregistrement à 13 chiffres est délivré pour chaque bien ayant reçu l'autorisation de louer en courte durée, ce numéro devant obligatoirement figurer sur toutes les annonces mises en ligne.

À Paris, les services de protection des locaux d'habitation luttent contre les résidences secondaires transformées illégalement en locations meublées touristiques. En 2013, 420 logements ont été contrôlés, chiffre qui a très fortement augmenté depuis, pour un montant total d'amendes de plusieurs millions d'euros.

En 2023, à l'approche des Jeux olympiques de 2024, la ville de Paris dit vouloir interdire les nouveaux meublés touristiques dans les quartiers en déficit de logements.

Destination et usage de l'habitation

Certains règlements de copropriété contiennent une clause d'habitation bourgeoise exclusive et, dans ce cas, l'immeuble est seulement destiné à l'habitation et exclut toute activité professionnelle ou commerciale (la location meublée saisonnière est considérée comme une activité commerciale).

Les voisins et/ou copropriétaires gênés par une telle utilisation des logements peuvent se référer au règlement de copropriété pour justifier leur opposition à un usage non conforme à la destination de l'immeuble. En l'absence de cette clause d'habitation bourgeoise, l'évolution du règlement de copropriété pour interdire la location saisonnière doit se faire via un vote à l'unanimité en assemblée générale.

Le recours de la part de proxénètes à la location d'appartements proposés sur la plateforme, y compris dans le cas de prostitution de mineurs, connaît en 2021, une forte hausse. En mars 2021, les propriétaires de dix logements proposés à la location ont été condamnés pour proxénétisme immobilier.

Au Québec

Le 29 avril 2015, le ministre du Tourisme québécois, Dominique Vien, déclare que la réglementation va se durcir concernant la location par le biais de courtiers de logement comme Airbnb. Il prévoit d'équilibrer le marché de l'hébergement touristique en soumettant les loueurs Airbnb à la même législation que les hôteliers. En 2023, dans la métropole de Montréal, pas moins de 92,5 % des quelque 13 900 appartements offerts sur Airbnb sont illégaux, sans permis ou licence d’exploitation de la ville ou du gouvernement du Québec.

En mai 2023, alors que le gouvernement du Québec est en train de resserrer ses lois concernant les locations illégales à court terme après l'incendie catastrophique du Vieux-Montréal, l'entreprise affirme qu'elle refuse d'être responsable de vérifier la légalité des offres sur son site Internet. La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, rétorque qu'Airbnb « n'est pas un bon citoyen corporatif ».

Le 30 mai 2023, un site web abasairbnb.io est lancé par le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec. Son objectif est de mesurer non seulement l’emprise des plateformes de location sur le parc locatif, mais aussi l’ampleur du phénomène d’ubérisation du logement locatif, qui, selon le concepteur de la plateforme, décrit le transfert d’un nombre croissant d’appartements loués à long terme sur ces plateformes.

En janvier 2025, la Ville de Montréal resserre la réglementation des locations de courte durée sur Airbnb, désormais limitées à la période du 10 juin au 10 septembre pour les résidences principales, avec permis obligatoire, afin de lutter contre la pénurie de logements et les pratiques illégales. En dehors de cette période, les locations de moins de 31 jours sont interdites, sauf exceptions.

Difficile mise en œuvre de ces règlementations : manque d'accès aux données

Malgré la mise en place de ces diverses réglementations, les sanctions ne sont que très rarement appliquées et la règlementation n'est pas toujours efficace. En effet, les dispositifs se confrontent à trois principaux obstacles : l'absence de données précises qui permettraient l'appréhension du phénomène ; la difficile mise en œuvre des mécanismes de contrôle ; et les stratégies de contournement mises en place par les loueurs[pas clair] .

Un des points fondamentaux[pas clair] est donc le manque d'accès aux données pour les services de règlementation[Qui ?]. Airbnb a utilisé l'univers numérique pour se développer indépendamment du cadre règlementant le marché. Dans ce contexte,[Lequel ?] la plateforme refuse de partager les données individuelles et nominatives de ces annonceurs, revendiquant le droit à la protection de la vie privée et de l'anonymat de ces utilisateurs. Ainsi, les tentatives de règlementations des autorités publiques sont limitées par manque d'information.

Face à ces difficultés, certains services se sont lancés dans une pratique nommée le web scraping (opération informatique dont le principe est de récolter les données des plateformes dans le but de recréer les listings avec l'ensemble des informations liées à la localisation, quantité, fréquence…). Les équipes municipales peuvent également avoir accès à certaines initiatives militantes comme les données livrées par le site Inside Airbnb, qui permettent de les renseigner et de venir corriger cette asymétrie d'information.

Cependant, ces modes d'information sont encore loin d'être optimaux. Afin de permettre une règlementation efficiente, une collaboration entre acteurs publics et la plateforme serait à privilégier.

Modèle financier

Localisation et revenu

L'équipe fondatrice d'Airbnb constitue la direction de l'entreprise : Brian Chesky en tant que cofondateur et chef de la direction, Joe Gebbia en tant que cofondateur et chef de produit et Nathan Blecharczyk en tant que cofondateur et directeur technique. L'entreprise possède des bureaux dans 12 villes : Barcelone (Espagne), Berlin (Allemagne), Copenhague (Danemark), Dublin (Irlande), Londres (Royaume-Uni), Paris (France), Moscou (Russie), San Francisco (États-Unis), São Paulo (Brésil), Singapour et Sydney (Australie).

La première source de revenu d'Airbnb provient des frais de réservations. Les tarifs varient entre 6 % et 12 % selon le prix de la réservation. Airbnb facture également l'hôte de 3 % pour le traitement par carte de crédit.

Croissance

En février 2011, Airbnb annonce sa millionième réservation depuis sa création en août 2008. Un an plus tard, en janvier 2012, l'entreprise a enregistré 5 millions de réservations. Ce nombre double en 5 mois avec 10 millions de réservations en juin 2012. Les trois quarts de ces réservations sont faites en dehors des États-Unis. En décembre 2013, la société représente 15 millions d'utilisateurs et environ 250 000 propriétés.

Fusions et acquisitions

Depuis 2011, Airbnb a acquis plusieurs de ses concurrents, le premier étant Accoleo, basé à Hambourg. À l'approche des Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres, l'entreprise rachète un de ses concurrents établi dans la capitale anglaise, CrashPadder, et ajoute ainsi 6 000 inscriptions internationales supplémentaires à son inventaire existant. Cette acquisition fait d’Airbnb le plus grand site d'hébergement touristique en peer-to-peer du Royaume-Uni.

Airbnb rachète NabeWise en novembre 2012, un guide touristique, et étend son offre à la recommandation locale des voyageurs. En décembre 2012, l'entreprise annonce l'acquisition de Localmind, une plateforme de questions/réponses qui autorise les utilisateurs à poster des questions sur des endroits spécifiques, des experts des zones visées répondant en temps réel.

Controverses

Utilisation du spam

En juin 2011, le blogueur Dave Gooden révèle que l'entreprise aurait pratiqué des envois en masse d'e-mails automatiques aux propriétaires utilisant le site web de petites annonces Craigslist, ce qui aurait permis à l'entreprise de connaître une croissance aussi rapide.

Incidents et sécurité des locataires et propriétaires

En juillet 2011, un hôte, sous le pseudo EJ, envoie un rapport à Airbnb, car son appartement a été cambriolé et vandalisé par le locataire qu'il a trouvé grâce au site Internet. Après 14 heures sans réponse, la société lui indique qu'elle ne remboursera pas les dommages. Face à la réaction plutôt négative du grand public, Airbnb annonce faire marche arrière. EJ assure de son côté que l'entreprise l'a encouragé à retirer sa plainte, lui faisant remarquer le « potentiel impact négatif » qu'elle pourrait avoir sur l'image de la société, avant de couper tout contact.

Après cet incident, plusieurs hôtes ont partagé des expériences similaires. Parmi eux, un homme dont la maison avait été louée par Airbnb à un toxicomane qui a volé l'extrait de naissance de son hôte et causé des milliers de dollars de dégâts. L'hôte a exprimé le même mécontentement qu'EJ concernant la réaction d'Airbnb face à cet incident.

En mars 2014, un nouvel incident fait la une des médias. Alors qu'Ari Teman loue son appartement par le biais d'Airbnb, son locataire organise dans son appartement une orgie sexuelle. Ari Teman déclare alors plus de 87 000 dollars de dommages (le montant sera plus tard baissé à 23 817 dollars) et se retrouve à la rue, ses voisins ayant demandé son renvoi de la résidence. Depuis cet incident, à New York, un certain nombre de coopératives scannent le site Airbnb à la recherche d'appartements dans leurs bâtiments répertoriés comme étant à louer afin de les dénoncer aux autorités.

En juillet 2014, en Californie, un client a refusé de quitter l'appartement qu'il louait à un hôte Airbnb depuis un mois. Or, la loi californienne prévoit qu'une fois que quelqu'un a loué un appartement pour au minimum un mois, cette personne est considérée comme étant le locataire d'un bail de mois en mois. Par conséquent, l'hôte a dû engager un avocat et lancer un processus d'expulsion légale.

En avril 2015, une copropriétaire a découvert que ses colocataires louaient son domicile sur Airbnb alors qu'elle était en voyage. Airbnb a déclaré qu'il ne saurait vérifier la plainte et a refusé de supprimer le compte. Après que les médias se sont emparés de l'affaire, l'entreprise a affirmé à tort avoir enlevé le compte en question alors même que celui-ci était encore actif. Le même mois, un couple de Calgary a loué sa maison sur Airbnb pour un weekend à un jeune homme qui y a organisé une fête de 48 heures, causant des dommages excessifs avec plus de 100 personnes dans la maison. Les dommages ont été estimés à plus de 50 000 dollars.

Le 20 juillet 2016, Airbnb a recruté l'ex-ministre de la justice Eric Holder qui va l'aider à lutter contre les discriminations entre les utilisateurs de sa plateforme.

Utilisation par des professionnels du logement

La plateforme est définie comme étant un lien entre deux particuliers permettant à un logeur et à un locataire de conclure la location d'un logement. Cependant, le succès d'Airbnb a attiré d'autres types de loueurs qui semblent ne pas être de simples particuliers souhaitant obtenir un revenu complémentaire. Selon le site internet Inside Airbnb, qui a recensé les hébergements disponibles sur Airbnb dans plusieurs grandes villes du monde, 20 % des logements parisiens proposés sur Airbnb sont détenus par des hôtes gérant plusieurs annonces. Le site a notamment constaté que parmi ces hôtes, certains sont propriétaires de plusieurs dizaines de logements sur Airbnb. Pour ces multi-loueurs, la part des logements qui sont disponibles à la location la plus grande partie de l’année monte à 72 %. A partir de la même source de données élargie à l'échelle mondiale, un rapport publié en mars 2026 a établi que ces hôtes multi-loueurs géraient 63% des annonces actives et qu’ils représentaient la forme dominante d’hébergement dans 86% des pays étudiés (187 sur 218).

Incertitude autour du statut des travailleurs non-salariés

La plateforme d’Airbnb pourvoit de nombreuses activités pour des millions de personnes. Ce travail, dit « non salarié » ou « indépendant » s’apparenterait à une personne exerçant une activité pour son propre compte. Ainsi, ce dernier tire - ou non - des revenus liés à l’action qu’il exerce.

Ce type de pratiques interroge le droit du travail en France en faisant apparaître une zone grise entre le travailleur salarié et le travailleur indépendant. Le loueur d’Airbnb possède des caractéristiques qui le rapprochent du travailleur indépendant : il peut choisir librement ses horaires, son contrat ne lui interdit pas de travailler avec d’autres plateformes concurrentes et il est propriétaire de son outil de travail. Cependant, il n’est pas exactement indépendant, car il est soumis financièrement à la plateforme Airbnb.

Ainsi, la controverse est totalement liée à la frontière grise - et encore floue - concernant le statut des utilisateurs d’Airbnb.

L’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a notamment préconisé un système de médiation entre les travailleurs et la plateforme afin de favoriser les échanges entre ces diverses parties.

Airbnb génère également de nombreux emplois en lien avec l’entretien et la gestion des locations (conciergerie, blanchissage, nettoyage, accueil, transfert depuis l’aéroport…). Ainsi, de nombreuses plateformes d’auto-entrepreneures ont vu le jour autour de l’activité de l’entreprise californienne, générant du travail souvent précaire. En effet, sur le même modèle que Uber, ces missions sont réalisées par des personnes bénéficiant de statut d’auto-entrepreneure. Celles-ci supportent donc l’ensemble des risques, ils doivent assumer leurs charges sociales, de transport et de matériel. Les horaires sont souvent fractionnées et calées sur le roulement des touristes.

Crise du logement

Dans plusieurs métropoles du monde, Airbnb est accusé d’être responsable d’une pénurie de logement. Les locations saisonnières sur Airbnb étant plus rentables que les locations longue durée, s'expliquant en France en partie par l'incivisme fiscal et la non-application de l’encadrement des loyers prévue par la loi ALUR, de plus en plus d'appartements seraient retirés du parc locatif au profit du parc touristique.

En 2016, la ville de Berlin compte 16 000 logements Airbnb sur 24 000 réservés aux touristes. La capitale allemande décrète alors la plateforme hors-la-loi au nom de la « lutte contre la spéculation et la hausse des loyers » dont la plateforme serait à l’origine.

En 2017, la mairie de Paris dénonce la perte de 20 000 logements dans la capitale. La mairie bordelaise affirme, quant à elle, dénombrer plus de 5 000 logements réservés à la location sur Airbnb.

En juin 2018, près de 60 000 annonces sont à Paris (par comparaison, il y en aurait 49 000 à New York), ce qui pousse la Mairie de Paris à s'organiser avec d'autres municipalités européennes pour harmoniser leurs règles afin d'éviter la hausse des prix et des loyers, et pour être plus fort vis-à-vis des activités de lobbying d'Airbnb auprès de la Commission européenne.

En avril 2018, à l'occasion des 30 ans de la pyramide du Louvre, le musée s'associe à Airbnb pour un jeu concours. Cette initiative est critiquée, dans une tribune du journal Le Monde, qui estime qu'Airbnb « aggrave et tire profit de la crise du logement dans les grandes villes et dans les capitales, en particulier à Paris ».

En septembre 2019, certains membres des associations Droit au logement et Paris vs BNB manifestent pour dénoncer le dépeuplement du centre touristique de Paris, à cause du retrait de logement à la location et des nuisances sonores entrainées par les évènements festifs réguliers

Déclarant qu'en « soustrayant à Paris un nombre important de logements, Airbnb est un facteur d'augmentation du prix des loyers et d'aggravation de la pénurie de logements », Anne Hidalgo, Maire de Paris, s'engage à organiser un référendum local pour réduire la durée maximale annuelle de location Airbnb de 120 jours à 30 jours.

Cette surenchère du marché de l’immobilier serait à l'origine du départ des populations les moins aisées ne pouvant plus se maintenir dans le cœur touristique des métropoles. La fermeture toujours plus importante de classes dans les écoles parisiennes serait une conséquence concrète de ce phénomène. À Barcelone, le quartier ultra-touristique Barri Gòtic a ainsi perdu la moitié de ses habitants entre 2006 et 2015.

La réglementation parisienne de la location d'ultracourte durée est jugée légale par la cour de justice de l'union européenne.

« La lutte contre la pénurie de logements destinés à la location de longue durée constitue une raison impérieuse d'intérêt général justifiant une telle réglementation »

— Cour de justice de l'union européenne

Effets sur les villes

La location touristique de courte durée contribuerait au tourisme de masse et à la muséalisation des villes. En effet, de par l’accroissement du nombre de touristes dans les villes, les espaces publics deviennent les lieux de nouveaux usages, perdant parfois de leur qualité, et ne répondant souvent plus aux aspirations des résidents permanents.

Du fait de la diminution du nombre d’habitants dans certains quartiers, sous l’effet combiné de la pénurie de logement et de la hausse des prix de l’immobilier, l’offre commerciale s’en trouve considérablement perturbée. Airbnb participe ainsi à accroître les tensions sur le marché immobilier et à faire augmenter le volume de logements indisponibles dans la mesure où une grande partie d’entre eux sont destinés à l’hébergement touristique. Ces effets sont d’autant plus importants dans les quartiers qui ne bénéficiaient pas à l’origine d’une offre hôtelière considérable et qui connaissent aujourd’hui un accroissement soutenu du nombre de logements mis en location sur Airbnb. Les touristes ayant une consommation et des pratiques différentes, les commerces de biens et de services essentiels sont progressivement remplacés par des magasins de luxe, d’habillement, par des cafés et des restaurants. De manière générale, Airbnb serait à l’origine d’une diminution de l’offre hôtelière particulièrement sensible pour les hôtels de standing plus faible. Ian Brossat soutient également que ce phénomène expliquerait la forte croissance du nombre de grandes surfaces observée récemment à Paris. Enfin, le tourisme de masse permis par Airbnb aurait participé à la démocratisation du travail dominical en France et qui a été consacré par la loi Macron de 2015.

Loin d’expliquer à elle seule l’ensemble des évolutions de l’offre commerciale dans les villes touristiques, la plateforme californienne vient s’ajouter à d’autres dynamiques qui expliquent le changement des pratiques commerciales et des habitudes de consommation (e-commerce, responsabilité du consommateur…).

La location touristique de courte durée serait à l’origine de nombreuses nuisances, incivilités et tensions de voisinage. Le va-et-vient des touristes, souvent avec des valises, ajouterait au bruit une usure accélérée des parties communes, engendrant des surcoûts pour les copropriétés qui font parfois également face aux exigences des loueurs soucieux d’améliorer la qualité de leurs biens (par exemple, demande d’un ascenseur). Les fêtes et autres incivilités sont autant d’aspects à l’origine d’incompréhensions et de tensions entre les différents résidents.

Effets sur la gouvernance urbaine

L'année de création de la société Airbnb, en 2008, a été identifiée par certains spécialistes comme un tournant pour la gouvernance urbaine. En effet, la plateforme, en mettant en location des hébergements touristiques dans les centres urbains, participe activement à alimenter les tensions sur le marché locatif. Les acteurs se positionnent de manière ambivalente face à ce sujet, en étant soit partisans d'une régulation politique, soit davantage en faveur d'une défense des droits de la société. Plusieurs chercheurs ont ainsi montré qu'Airbnb devient un nouvel acteur urbain à part entière, en mettant en péril les formes de gouvernance traditionnelles en échappant au radar des collectivités territoriales. Pour van Doorn, la multinationale génère des transformations importantes au niveau des relations entre le marché, l’État et la société civile et assume, de fait, le rôle d’« entrepreneur régulateur ». Pollman et Barry ajoutent que l'entreprise joue un rôle dans la modification des lois, ce qui constitue un fondement important de sa stratégie économique en ralliant la société civile. Ce soutien populaire lui permet, ensuite, de faire pression sur les pouvoirs politiques. Elle agit ainsi comme une « start-up réformatrice » selon Pollman, en mettant à l'agenda politique ses intérêts. Aussi, Airbnb est aidé par le flou sectoriel dans lequel elle est née et qui complique la tâche aux pouvoirs publics, à savoir appréhender l’objet de ses politiques et encadrer son activité, entre politiques touristiques, de logement, de développement économique et culturel.

De plus, Airbnb semble vouloir se rendre indispensable en disposant de données urbaines exclusives sur lesquelles d’autres services peuvent se baser et qui lui confèrent un pouvoir infrastructurel qui revient traditionnellement aux acteurs publics selon Pasquale. C’est d’ailleurs un point central de l’idéologie « californienne » de l’entreprise comme le confirme Barbrook et Cameron en 1996 : « la défense de la liberté individuelle vient s’ajouter à la faible reconnaissance de la contribution de l’État au bien-être collectif ». Cela se traduit par une mise en cause de la législation existante car leur existence en dépend par différentes stratégies d’influence (lobbying traditionnel, mobilisation des usagers, construction de récits sur les bénéfices). À Milan par exemple, cela se manifeste par un soutien important aux associations d’hôtes et de propriétaires, par des dépenses considérables pour influencer la législation municipale et régionale, et par la mise à l’écart des acteurs traditionnels, jugés non compatibles avec les nouvelles politiques de régulation.

Par conséquent, la présence nouvelle d’Airbnb en tant qu’acteur urbain induit une mobilisation très large de différents acteurs défendant leurs intérêts et avec qui les pouvoirs publics n’ont pas forcément l’habitude d’interagir. Les conflits politiques majeurs éclatent entre les acteurs traditionnels, notamment le secteur hôtelier, et les nouveaux entrants dont la multinationale et ses alliés qu’elle sait mobiliser. Des associations d’hôtes et de propriétaires se créent dans de nombreuses villes pour faire évoluer la législation dans leur sens car leur activité dépend directement de la survie d’Airbnb. Inversement, l’entreprise est dépendante de l’engagement de ses hôtes et leur capacité à proposer un logement sur la plateforme. Le principal pouvoir régulateur d’Airbnb réside, en ce sens, dans les individus et utilisateurs qui sont organisés en Home Sharing Clubs aux États-Unis, selon Yates , permettant à l’entreprise de recourir à un lobbying plus populaire pour gagner en légitimité démocratique. À Milan, l'association d’hôtes créée en 2016 et soutenue par Airbnb fait valoir son poids, notamment électoral, auprès des pouvoirs publics pour obtenir une législation laxiste.

De même, une association de propriétaires créée la même année par des juristes défend le droit au libre usage de la propriété immobilière privée et s'oppose donc à toute restriction. En face, l'hôtellerie s’insurge de la concurrence jugée inégale et défend son monopole dans le secteur touristique. Viennent s’ajouter à cela la mobilisation croissante de la société civile en faveur du droit au logement et du droit d’habiter les centres-villes touristiques et les critiques de plus en plus vives contre les dérives du système Airbnb. Aux pouvoirs publics revient ainsi la tâche d’élaborer des nouvelles règles et des nouveaux instruments pour encadrer les locations touristiques ainsi que de sélectionner et médier entre les groupes d'intérêts en conflit pour pleinement profiter (ou non) de la présence d’Airbnb sur son territoire.

In fine, ce sont les configurations locales qui influent le plus sur la régulation. En effet, « c'est le type d'acteurs mobilisés qui influe, dans chaque ville, sur la nature de la régulation adoptée, qui peut aller d'un encadrement a minima (Milan) à une prohibition quasi totale (Barcelone, Berlin) ».

Développement rural

Mis en cause dans les métropoles en raison de ses effets sur la disponibilité et le prix des logements, Airbnb commence en 2019 à se développer dans les campagnes françaises. En février 2019, Airbnb monte un partenariat avec l'Association des maires ruraux de France (AMRF) pour y développer le tourisme notamment par des campagnes de promotion des destinations rurales. Airbnb devient aussi en 2019, le partenaire du concours « Mon Beau Village » organisé par le groupe de presse La Dépêche du Midi.

Campagne internationale relative à Israël

Airbnb est sur la liste de compagnies visées par la campagne internationale « Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) » relative à Israël. BDS demande à Airbnb de cesser de proposer sur son site des locations de logements situés dans les colonies israéliennes de Cisjordanie, illégales au regard du droit international. Airbnb est citée à ce propos par le haut commissariat des droits de l'homme de l'ONU.

Depuis 2020 Airbnb est listé sur la Base de données de toutes les entreprises impliquées dans les activités en lien avec les colonies dans le Territoire palestinien occupé et qui de ce fait ont des activités lucratives en lien avec l'occupation du territoire palestinien. Ces activités liées notamment à « L’offre de services et de prestations contribuant à l’entretien et à l’existence des colonies de peuplement, y compris dans le domaine des transports » signalent à Airbnb comme ayant facilité et profité de la construction et la croissance des colonies de peuplement, qui soulève des préoccupations particulières en ce qui concerne les violations des droits de l’homme.

Fiscalité

En France, où son chiffre d'affaires est estimé à 60 millions d'euros, Airbnb n'aurait payé que 69 168 euros d'impôts en 2015 grâce à sa pratique de l'optimisation fiscale. Pour cela, Airbnb facturerait ses clients en Irlande et au Royaume-Uni, tandis que la branche française ne serait responsable que du marketing, affichant donc un chiffre d'affaires en décalage avec les bénéfices engendrés par les locations de logements en France. Selon une note du cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel, les commissions sur les locations françaises auraient rapporté à Airbnb entre 60 et 160 millions d'euros en 2015. Il s'agit pour l'entreprise de son deuxième marché après les États-Unis.

Pour l'année 2022, le Canard Enchaîné rapporte que l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 563 millions de dollars sur les neufs premiers mois (sur la base de données disponibles sur le site officiel de la plateforme), alors que le bilan financier d'Airbnb France SARL pour l'année 2022 complète fait quant à lui état d'un chiffre d'affaires de 50 millions de dollars.

Positionnements face aux politiques de Donald Trump

En 2017, Airbnb et son directeur Brian Chesky se sont opposés ouvertement à la politique anti-immigration et au Muslim ban mis en place par Donald Trump lors de son premier mandat. À l'occasion du Super Bowl en février 2017, Airbnb a diffusé une publicité prônant la tolérance entre les peuples et les religions en lançant le mot-clé #weaccept.

L'entreprise s'est alors également engagée à reverser une somme de quatre millions de dollars sur quatre ans à International Rescue Committee, une ONG venant en aide aux réfugiés.

En 2025, Joe Gebbia, cofondateur et codirigeant de l'entreprise, témoigne de son changement d'alignement politique, en déclarant avoir voté Républicains (USA) et rejoint le Département de l'Efficacité gouvernementale (DOGE) créé par Donald Trump lors de son deuxième mandat.

Incendie du 16 mars 2023 à Montréal

Le 16 mars 2023, un incendie ravage un immeuble Airbnb situé sur la place d'Youville dans le Vieux-Montréal. Le Service de police de la Ville de Montréal annonce le 18 mars que sept personnes manqueraient à l’appel à la suite de l’incendie. Ces personnes auraient loué des appartements dans l’immeuble sur la plateforme Airbnb, non autorisés dans cette zone de la métropole.

Lobbying et pressions sur les élus

Dans l'émission Complément d'enquête du 11 janvier 2024, les journalistes ont mis au jour le rôle de lobbying que jouent les hôtes ambassadeurs d'AirBnb à l'égard des élus locaux, à la demande d'Airbnb. Airbnb fournit à ses ambassadeurs des éléments clefs en main sous la forme de contenus prêts à l'emploi, que les ambassadeurs sont chargés de diffuser sur les réseaux sociaux de la même manière que pour les campagnes de désinformation russe. La plateforme incite ainsi les ambassadeurs à agir contre la législation voulant la réguler. Certains élus témoignent de tentatives d'intimidation qu'ils ont subies de la part de propriétaires, certains allant jusqu'à la menace physique et aux insultes.

Concurrence

De nombreux sites de location de logements entre particuliers ont vu le jour depuis la création d'Airbnb, en 2008. Au niveau européen, les principaux concurrents sont Wimdu, entreprise basée à Berlin et créée en 2011 et HouseTrip. En France, cinq sites se partagent le reste du marché : Cybevasion, Sejourning, MorningCroissant, Bedycasa et KooKooning, Cozycozy et Likibu permet de comparer les offres avec les autres acteurs de la location de courte durée.

Liste partielle de concurrents

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ABNB Aperçu de l'action Prix, capitalisation boursière, P/E, EPS, ROE, dette/capitaux propres, fourchette sur 52 semaines

Prix
$186.98
Capitalisation Boursière
$111.25B
P/E (TTM)
BPA (TTM)
Revenus (TTM)
$12.24B
Rendement div.
ROE
31.4%
Dette/Capitaux propres
0.2
Fourchette 52 semaines
$111 – $187

ABNB Graphique du cours de l'action OHLCV quotidien avec indicateurs techniques — panoramique, zoom et personnalisez votre vue

Performance sur 10 ans Tendances du chiffre d'affaires, du bénéfice net, des marges et du BPA

Revenus et bénéfice net $12.24B
7-point trend, +154.7%
2019-12-31 2025-12-31
BPA
Flux de trésorerie libre
2-point trend, +57.3%
2021-12-31 2022-12-31
Marges 20.5%

Valorisation Ratios P/E, P/S, P/B, EV/EBITDA — l'action est-elle chère ou bon marché ?

Métrique
Tendance sur 5 ans
ABNB
Médiane des pairs
P/S (TTM)
5-point trend, -62.1%
9.1
3.7
P/B
5-point trend, -54.9%
13.6
11.2
EV / EBITDA
5-point trend, -85.2%
40.2

Rentabilité Marges brutes, d'exploitation et nettes ; ROE, ROA, ROIC

Métrique
Tendance sur 5 ans
ABNB
Médiane des pairs
Operating Margin (Marge d'exploitation)
5-point trend, +189.8%
20.8%
Net Profit Margin (Marge nette)
5-point trend, +448.8%
20.5%
12.0%
ROA
5-point trend, +499.7%
11.6%
7.7%
ROE
5-point trend, +511.8%
31.4%
41.6%
ROIC
5-point trend, +168.1%
20.0%

Santé financière Dette, liquidité, solvabilité — solidité du bilan

Métrique
Tendance sur 5 ans
ABNB
Médiane des pairs
Debt / Equity (Dette / Capitaux propres)
5-point trend, -41.3%
0.2
Current Ratio (Ratio de liquidité)
5-point trend, -29.3%
1.4
0.6
Quick Ratio (Ratio de liquidité réduite)
5-point trend, -38.3%
0.8

Croissance Croissance du chiffre d'affaires, du BPA et du bénéfice net : Année/Année, TCAC 3 ans, TCAC 5 ans

Métrique
Tendance sur 5 ans
ABNB
Médiane des pairs
Revenue YoY (Chiffre d'affaires YoY)
5-point trend, +104.3%
10.3%
Revenue CAGR 3Y (CAGR du chiffre d'affaires 3 ans)
5-point trend, +104.3%
13.4%
Revenue CAGR 5Y (CAGR du chiffre d'affaires 5 ans)
5-point trend, +104.3%
29.4%
Net Income YoY (Bénéfice net YoY)
5-point trend, +813.4%
-5.2%

Indicateurs par action BPA, valeur comptable par action, flux de trésorerie par action, dividende par action

Métrique
Tendance sur 5 ans
ABNB
Médiane des pairs

Efficacité du capital Rotation des actifs, rotation des stocks, rotation des créances

Métrique
Tendance sur 5 ans
ABNB
Médiane des pairs

ABNB Consensus des analystes Opinions des analystes haussières et baissières, objectif de cours à 12 mois, potentiel de hausse

ACHAT 50 analystes
  • Achat fort 9 18,0%
  • Achat 19 38,0%
  • Conserver 20 40,0%
  • Vente 2 4,0%
  • Vente forte 0 0,0%

Objectif de cours à 12 mois

39 analystes · 2026-08-14
Objectif médian $175.00 -6,4%
Objectif moyen $173.12 -7,4%

Historique des bénéfices BPA réel vs estimation, surprise %, taux de succès, prochaine date de publication des résultats

Surprise Moyenne
-0.03%
Période EPS Actual BPA est. Surprise
30 juin 2026 $1.37 $1.28 0.09%
31 mars 2026 $0.26 $0.30 -0.04%
31 décembre 2025 $0.56 $0.67 -0.11%
30 septembre 2025 $2.21 $2.39 -0.18%
30 juin 2025 $1.02 $0.96 0.06%
31 mars 2025 $0.24 $0.24 -0.00%

Comparaison des pairs (sous-secteur GICS) Indicateurs clés par rapport aux pairs du secteur

Ticker Capitalisation Boursière P/E Revenus Année/Année Marge Nette ROE Marge Brute
ABNB $81.70B 10.3% 20.5% 31.4%
BKNG $345.53B 32.3 13.4%
MAR $82.48B 32.6 4.3% 9.9% -77.2%
RCL 17.9 8.8% 23.8% 48.5%
HLT $66.19B 46.9 7.7% 12.1% -32.0%
EXPE $33.14B 28.9 7.6% 8.8% 91.1%
CCL 12.8 6.4% 10.4% 24.8%
H -291.5 6.8% -0.73% -1.5%
NCLH $10.16B 24.3 3.7% 4.3% 22.4%
NAVN $3.00B -3.0 30.8% -56.7% 204117.9% 71.3%
WH 30.2 1.5% 13.5% 37.2%

Fondamentaux complets Tous les indicateurs par an — compte de résultat, bilan, flux de trésorerie

Compte de résultat 13
Données annuelles Compte de résultat pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Revenue 7-point trend, +154.7% $12.24B $11.10B $9.92B $8.40B $5.99B $3.38B $4.81B
Cost of Revenue 7-point trend, +74.4% $2.09B $1.88B $1.70B $1.50B $1.16B $876M $1.20B
R&D Expense 7-point trend, +141.0% $2.35B $2.06B $1.72B $1.50B $1.43B $2.75B $977M
SG&A Expense 7-point trend, +92.5% $1.34B $1.19B $2.02B $950M $836M $1.14B $697M
Operating Expenses 7-point trend, +82.7% $9.70B $8.55B $8.40B $6.60B $5.56B $6.97B $5.31B
Operating Income 7-point trend, +607.2% $2.54B $2.55B $1.52B $1.80B $429M $-3.59B $-502M
Other Non-op 7-point trend, -905.4% $-112M $-40M $-137M $1M $-304M $-947M $14M
Pretax Income 7-point trend, +862.0% $3.14B $3.33B $2.10B $1.99B $-300M $-4.68B $-412M
Income Tax 7-point trend, +138.4% $626M $683M $-2.69B $96M $52M $-97M $263M
Net Income 7-point trend, +472.4% $2.51B $2.65B $4.79B $1.89B $-352M $-4.58B $-674M
Shares (Basic) 7-point trend, +135.3% 613,000,000 632,000,000 637,000,000 637,000,000 616,000,000 284,000,000 260,556,000
Shares (Diluted) 7-point trend, +139.1% 623,000,000 645,000,000 662,000,000 680,000,000 616,000,000 284,000,000 260,556,000
EBITDA 5-point trend, +394.1% $2.54B $2.55B $1.52B $1.84B $515M · ·
Bilan 26
Données annuelles Bilan pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Cash & Equivalents 7-point trend, +225.8% $6.56B $6.86B $6.87B $7.38B $6.07B $5.48B $2.01B
Short-term Investments 6-point trend, +389.1% $4.45B $3.75B $3.20B $2.24B $2.25B $911M ·
Receivables $186M · · · · · ·
Prepaid Expense 6-point trend, +165.8% $824M $638M $569M $456M $349M $310M ·
Current Assets 6-point trend, +110.8% $18.80B $17.18B $16.51B $14.86B $12.39B $8.92B ·
PP&E (Net) 6-point trend, -60.4% $107M $147M $160M $121M $157M $270M ·
Accum. Depreciation 6-point trend, -24.2% $203M $141M $110M $312M $379M $268M ·
Goodwill 7-point trend, +15.6% $754M $750M $752M $650M $653M $656M $652M
Intangibles 6-point trend, -78.9% $16M $27M $40M $34M $52M $76M ·
Other Non-current Assets 6-point trend, +184.9% $539M $563M $463M $477M $188M $189M ·
Total Assets 6-point trend, +111.7% $22.21B $20.96B $20.64B $16.04B $13.71B $10.49B ·
Accounts Payable 6-point trend, +190.4% $232M $142M $141M $137M $118M $80M ·
Accrued Liabilities 3-point trend, -22.3% · · · $1.88B $1.56B $2.41B ·
Current Liabilities 6-point trend, +165.6% $13.65B $10.16B $9.95B $7.98B $6.36B $5.14B ·
Capital Leases 6-point trend, -52.7% $204M $236M $252M $295M $372M $431M ·
Other Non-current Liabilities 6-point trend, +76.9% $360M $391M $539M $218M $219M $203M ·
Total Liabilities 6-point trend, +84.6% $14.01B $12.55B $12.48B $10.48B $8.93B $7.59B ·
Long-term Debt 4-point trend, +9.5% $2.00B $2.00B · · $2.00B $1.83B ·
Total Debt 5-point trend, +0.8% $2.00B $2.00B $1.99B $1.99B $1.98B · ·
Common Stock 6-point trend, -100.0% $0 $0 $0 $0 $0 $60.0K ·
Paid-in Capital 6-point trend, +54.6% $13.76B $12.60B $11.64B $11.56B $11.14B $8.90B ·
Retained Earnings 6-point trend, +8.4% $-5.50B $-4.22B $-3.42B $-5.96B $-6.36B $-6.01B ·
AOCI 6-point trend, -2449.4% $-62M $35M $-49M $-32M $-7M $3M ·
Stockholders' Equity 7-point trend, +1114.7% $8.20B $8.41B $8.16B $5.56B $4.78B $2.90B $-808M
Liabilities + Equity 6-point trend, +111.7% $22.21B $20.96B $20.64B $16.04B $13.71B $10.49B ·
Shares Outstanding 7-point trend, +128.0% 602,000,000 623,000,000 638,000,000 631,000,000 634,000,000 599,000,000 264,000,000
Flux de trésorerie 16
Données annuelles Flux de trésorerie pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
D&A 4-point trend, -25.5% · · · $43M $86M $67M $57M
Stock-based Comp 7-point trend, +1532.0% $1.59B $1.41B $1.12B $930M $899M $3.00B $98M
Deferred Tax 7-point trend, +6782.1% $376M $433M $-2.88B $-1M $11M $-20M $-6M
Amort. of Intangibles 5-point trend, -71.8% · · $13M $19M $24M $36M $46M
Restructuring 6-point trend, +0.00 · $0 $0 $89M $113M $151M $0
Other Non-cash 2-point trend, -63.4% · · · $565M $1.55B · ·
Operating Cash Flow 7-point trend, +1986.0% $4.65B $4.52B $3.88B $3.43B $2.31B $-740M $223M
CapEx 4-point trend, -80.1% · · · $25M $25M $37M $125M
Investing Cash Flow 7-point trend, -115.5% $-748M $-616M $-1.04B $-28M $-1.35B $80M $-347M
Net Debt Issued 3-point trend, +100.0% · · $0 $0 $-2.00B · ·
Stock Repurchased 6-point trend, +3789000000.00 $3.79B $3.43B $2.25B $1.50B $0 $0 ·
Net Stock Activity 4-point trend, -152.6% $-3.79B $-3.43B $-2.25B $-1.50B · · ·
Financing Cash Flow 7-point trend, -547.8% $-3.83B $-3.57B $-2.43B $-689M $1.31B $3.05B $855M
Net Change in Cash 7-point trend, +3.0% $726M $93M $564M $2.38B $2.06B $2.52B $705M
Taxes Paid 3-point trend, +75.8% $232M $350M $132M · · · ·
Free Cash Flow 2-point trend, +57.3% · · · $3.40B $2.16B · ·
Rentabilité 7
Données annuelles Rentabilité pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Operating Margin 5-point trend, +189.8% 20.8% 23.0% 15.3% 21.4% 7.2% · ·
Net Margin 5-point trend, +448.8% 20.5% 23.8% 48.3% 22.5% -5.9% · ·
Pretax Margin 5-point trend, +611.6% 25.6% 30.0% 21.2% 23.7% -5.0% · ·
EBITDA Margin 5-point trend, +141.9% 20.8% 23.0% 15.3% 22.0% 8.6% · ·
ROA 5-point trend, +499.7% 11.6% 12.7% 26.1% 12.7% -2.9% · ·
ROE 5-point trend, +511.8% 31.4% 31.3% 55.4% 34.1% -7.6% · ·
ROIC 5-point trend, +168.1% 20.0% 19.5% 34.1% 22.7% 7.4% · ·
Liquidité et Solvabilité 4
Données annuelles Liquidité et Solvabilité pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Current Ratio 5-point trend, -29.3% 1.4 1.7 1.7 1.9 1.9 · ·
Quick Ratio 5-point trend, -38.3% 0.8 1.0 1.0 1.2 1.3 · ·
Debt / Equity 5-point trend, -41.3% 0.2 0.2 0.2 0.4 0.4 · ·
LT Debt / Equity 5-point trend, -100.0% 0.0 0.2 0.2 0.4 0.4 · ·
Efficacité 1
Données annuelles Efficacité pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Asset Turnover 5-point trend, +14.5% 0.6 0.5 0.5 0.6 0.5 · ·
Par action 4
Données annuelles Par action pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Book Value / Share 5-point trend, +80.7% $13.62 $13.50 $12.80 $8.81 $7.54 · ·
Revenue / Share 5-point trend, +102.0% $19.65 $17.21 $14.98 $12.35 $9.73 · ·
Cash Flow / Share 5-point trend, +109.8% $7.46 $7.00 $5.87 $5.04 $3.56 · ·
Cash / Share 5-point trend, +13.8% $10.90 $11.02 $10.77 $11.69 $9.58 · ·
Taux de croissance 5
Données annuelles Taux de croissance pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Revenue YoY 5-point trend, -86.7% 10.3% 11.9% 18.1% 40.2% 77.4% · ·
Revenue CAGR 3Y 3-point trend, -69.0% 13.4% 22.8% 43.2% · · · ·
Revenue CAGR 5Y 29.4% · · · · · ·
Net Income YoY 3-point trend, -103.4% -5.2% -44.7% 153.1% · · · ·
Net Income CAGR 3Y 9.9% · · · · · ·
Valorisation (TTM) 12
Données annuelles Valorisation (TTM) pour ABNB
Métrique Tendance 2025202420232022202120202019
Revenue TTM 6-point trend, +262.4% $12.24B $11.10B $9.92B $8.40B $5.99B $3.38B ·
Net Income TTM 6-point trend, +154.8% $2.51B $2.65B $4.79B $1.89B $-352M $-4.58B ·
Market Cap 5-point trend, -22.5% $81.70B $81.87B $86.86B $53.95B $105.48B · ·
Enterprise Value 5-point trend, -26.7% $72.69B $73.25B $78.78B $46.32B $99.14B · ·
P/S 5-point trend, -62.1% 6.7 7.4 8.8 6.4 17.6 · ·
P/B 5-point trend, -54.9% 10.0 9.7 10.6 9.7 22.1 · ·
P / Tangible Book 5-point trend, -57.6% 11.0 10.7 11.8 11.1 25.9 · ·
P / Cash Flow 5-point trend, -63.5% 17.6 18.1 22.4 15.7 48.2 · ·
P / FCF 2-point trend, -67.5% · · · 15.8 48.7 · ·
EV / EBITDA 5-point trend, -85.2% 28.6 28.7 51.9 25.1 192.5 · ·
EV / FCF 2-point trend, -70.3% · · · 13.6 45.8 · ·
EV / Revenue 5-point trend, -64.1% 5.9 6.6 7.9 5.5 16.5 · ·

États financiers Compte de résultat, bilan, flux de trésorerie — annuel, sur les 5 dernières années

Compte de résultat
2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Revenu $12.24B$11.10B$9.92B$8.40B$5.99B
Marge d'exploitation % 20.8%23.0%15.3%21.4%7.2%
Résultat net $2.51B$2.65B$4.79B$1.89B$-352M
Bilan
2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Dette / Capitaux propres 0.20.20.20.40.4
Ratio de liquidité 1.41.71.71.91.9
Ratio de liquidité réduite 0.81.01.01.21.3
Flux de trésorerie
2025-12-312024-12-312023-12-312022-12-312021-12-31
Flux de trésorerie libre $3.40B$2.16B

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Détenteurs institutionnels (13F) 1 487 déclarants · $35.3B total · Au 30 juin 2026

Institutions qui déclarent détenir cette action dans leur Formulaire SEC 13F trimestriel. Uniquement les positions longues ; un même déclarant peut apparaître deux fois pour des jambes d'options distinctes. Les jambes put/call compensatoires importantes reflètent généralement la tenue de marché ou un inventaire couvert, pas une conviction directionnelle.

Activité institutionnelle — Q2 2026 vs trimestre précédent
Nouvelles positions Positions clôturées Augmenté Diminué Variation nette des actions
161 (-40 vs T. préc.) 126 (-21 vs T. préc.) 470 (-51 vs T. préc.) 527 (+77 vs T. préc.) +22.8M

Comparé à Q1 2026. Les dépôts de formulaire 13F de la SEC sont dus dans les 45 jours suivant la fin du trimestre, plus une courte période tampon pour les déposants tardifs — les trimestres encore dans cette fenêtre sont ignorés au profit de la paire la plus récente entièrement déclarée.

Institution Valeur Actions % de 13F suivies Type
VANGUARD GROUP INC $4 622 020 603 34 055 560 13,09% Actions
VANGUARD CAPITAL MANAGEMENT LLC $3 808 692 074 26 615 598 10,79% Actions
STATE STREET CORP $2 597 278 738 18 150 096 7,36% Actions
GEODE CAPITAL MANAGEMENT, LLC $1 295 189 695 9 012 059 3,67% Actions
VANGUARD PORTFOLIO MANAGEMENT LLC $1 131 349 172 7 906 004 3,20% Actions
Independent Franchise Partners LLP $776 140 628 5 423 764 2,20% Actions
Clearbridge Investments, LLC $704 938 034 4 926 192 2,00% Actions
WELLINGTON MANAGEMENT GROUP LLP $687 839 772 4 806 707 1,95% Actions
FMR LLC $623 117 013 4 354 417 1,76% Actions
NORGES BANK $530 791 958 3 709 238 1,50% Actions
TWO SIGMA INVESTMENTS, LP $508 028 611 3 550 165 1,44% Actions
TWO SIGMA ADVISERS, LP $502 991 892 3 706 100 1,42% Actions
JENNISON ASSOCIATES LLC $485 734 476 3 394 371 1,38% Actions
MASSACHUSETTS FINANCIAL SERVICES CO /MA/ $456 717 817 3 191 599 1,29% Actions
AMERIPRISE FINANCIAL INC $421 497 883 2 944 946 1,19% Actions
CITADEL ADVISORS LLC $397 520 066 2 777 918 1,13% Actions
VANGUARD FIDUCIARY TRUST CO $341 181 596 2 384 218 0,97% Actions
VICTORY CAPITAL MANAGEMENT INC $319 578 934 2 233 256 0,91% Actions
BNP PARIBAS FINANCIAL MARKETS $318 503 537 2 225 741 0,90% Actions
Temasek Holdings (Private) Ltd $317 995 961 2 222 194 0,90% Actions
VAN ECK ASSOCIATES CORP $303 599 243 2 121 588 0,86% Actions
Consulta Ltd $300 510 000 2 100 000 0,85% Actions
Holocene Advisors, LP $279 318 893 1 951 914 0,79% Actions
BAMCO INC /NY/ $251 579 101 1 758 065 0,71% Actions
Balyasny Asset Management L.P. $243 343 553 1 700 514 0,69% Actions
POLEN CAPITAL MANAGEMENT LLC $236 098 385 1 649 884 0,67% Actions
MKA Charitable Fund $232 515 606 1 624 847 0,66% Actions
Assenagon Asset Management S.A. $226 813 357 1 584 999 0,64% Actions
RENAISSANCE TECHNOLOGIES LLC $220 751 927 1 542 641 0,63% Actions
JANE STREET GROUP, LLC $208 210 500 1 455 000 0,59% Option d'achat
Quantinno Capital Management LP $206 544 334 1 443 356 0,58% Actions
FIRST TRUST ADVISORS LP $202 907 286 1 417 941 0,57% Actions
Robeco Institutional Asset Management B.V. $195 484 764 1 366 071 0,55% Actions
BlackRock, Inc. $194 116 724 1 356 511 0,55% Actions
Sumitomo Mitsui Trust Group, Inc. $184 002 273 1 285 830 0,52% Actions
Swiss National Bank $170 961 570 1 194 700 0,48% Actions
AKRE CAPITAL MANAGEMENT LLC $169 394 482 1 183 749 0,48% Actions
Mitsubishi UFJ Asset Management Co., Ltd. $162 266 671 1 133 939 0,46% Actions
AMERICAN CENTURY COMPANIES INC $158 625 348 1 108 493 0,45% Actions
BARCLAYS PLC $144 190 567 1 007 621 0,41% Actions
JANE STREET GROUP, LLC $142 026 750 992 500 0,40% Option de vente
ENVESTNET ASSET MANAGEMENT INC $141 108 214 986 081 0,40% Actions
UBS Group AG $138 387 717 967 070 0,39% Option d'achat
FORT WASHINGTON INVESTMENT ADVISORS INC /OH/ $138 008 645 964 421 0,39% Actions
Legal & General Group Plc $137 698 261 962 252 0,39% Actions
Gotham Asset Management, LLC $134 044 346 936 718 0,38% Actions
LOOMIS SAYLES & CO L P $130 879 689 914 603 0,37% Actions
Vanguard Global Advisers, LLC $128 892 460 900 716 0,37% Actions
Caisse de depot et placement du Quebec $127 708 307 892 441 0,36% Actions
California Public Employees Retirement System $127 458 025 890 692 0,36% Actions
ROYAL BANK OF CANADA $125 812 000 879 186 0,36% Actions
DIMENSIONAL FUND ADVISORS LP $124 492 427 869 969 0,35% Actions
Qube Research & Technologies Ltd $120 116 423 839 388 0,34% Actions
VANGUARD ASSET MANAGEMENT, Ltd $115 925 596 810 102 0,33% Actions
RHUMBLINE ADVISERS $115 238 318 805 300 0,33% Actions
MENORA MIVTACHIM HOLDINGS LTD. $113 049 000 790 000 0,32% Actions
CANADA PENSION PLAN INVESTMENT BOARD $112 114 843 783 472 0,32% Actions
CAPITAL FUND MANAGEMENT S.A. $110 682 984 773 466 0,31% Actions
National Pension Service $108 232 111 756 339 0,31% Actions
PAR CAPITAL MANAGEMENT INC $107 325 000 750 000 0,30% Actions
Mawer Investment Management Ltd. $106 869 799 746 819 0,30% Actions
Carmignac Gestion $93 955 167 656 570 0,27% Actions
Squarepoint Ops LLC $92 664 691 647 552 0,26% Actions
SRS Investment Management, LLC $89 781 656 627 405 0,25% Actions
GCQ FUNDS MANAGEMENT PTY Ltd $87 973 873 614 772 0,25% Actions
CALIFORNIA STATE TEACHERS RETIREMENT SYSTEM $86 889 101 688 067 0,25% Actions
BANK OF AMERICA CORP /DE/ $83 830 984 585 821 0,24% Actions
SC US (TTGP), LTD. $73 076 305 510 666 0,21% Actions
GOLDMAN SACHS GROUP INC $72 980 141 509 994 0,21% Actions
Pertento Partners LLP $72 480 150 506 500 0,21% Option de vente
Walleye Trading LLC $72 251 190 504 900 0,20% Option d'achat
GILDER GAGNON HOWE & CO LLC $68 643 353 479 688 0,19% Actions
National Philanthropic Trust $67 554 076 472 076 0,19% Actions
NEW YORK STATE COMMON RETIREMENT FUND $65 736 563 459 375 0,19% Actions
Quinn Opportunity Partners LLC $64 895 850 453 500 0,18% Actions
ALLIANCEBERNSTEIN L.P. $64 825 080 513 344 0,18% Actions
ProShare Advisors LLC $64 671 470 451 932 0,18% Actions
Walleye Trading LLC $64 166 040 448 400 0,18% Option de vente
Zurcher Kantonalbank (Zurich Cantonalbank) $61 356 558 428 767 0,17% Actions
Allianz Asset Management GmbH $58 942 747 411 899 0,17% Actions
Cubist Systematic Strategies, LLC $57 490 724 473 486 0,16% Actions
Mariner, LLC $54 049 900 377 658 0,15% Actions
Hudson Bay Capital Management LP $52 836 098 369 225 0,15% Actions
RAYMOND JAMES FINANCIAL INC $52 457 312 366 578 0,15% Actions
AVIVA PLC $52 104 570 364 113 0,15% Actions
Paragon Capital Management Ltd $52 006 976 363 431 0,15% Actions
STATE BOARD OF ADMINISTRATION OF FLORIDA RETIREMENT SYSTEM $51 378 624 359 040 0,15% Actions
Universal- Beteiligungs- und Servicegesellschaft mbH $51 309 212 358 180 0,15% Actions
Korea Investment CORP $50 560 235 353 321 0,14% Actions
SEB Asset Management AB $50 393 611 352 157 0,14% Actions
BARCLAYS PLC $50 027 760 349 600 0,14% Option d'achat
HARRIS ASSOCIATES L P $49 270 618 344 309 0,14% Actions
ADAGE CAPITAL PARTNERS GP, L.L.C. $49 011 750 342 500 0,14% Actions
UBS Group AG $48 081 600 336 000 0,14% Option de vente
Toroso Investments, LLC $47 800 584 352 200 0,14% Option d'achat
PineBridge Investments, L.P. $46 455 049 382 598 0,13% Actions
NEOS Investment Management LLC $46 127 139 322 342 0,13% Actions
LAZARD ASSET MANAGEMENT LLC $45 963 863 321 201 0,13% Actions
PFA Pension, Forsikringsaktieselskab $45 728 272 319 555 0,13% Actions
Madison Asset Management, LLC $45 263 765 316 309 0,13% Actions

Initiés de la société 16 initiés · 4 dirigeants · 7 administrateurs

Dirigeant Rôle Dernière activité Actions détenues Achats 12m Ventes 12m Net 12m
Dave Stephenson Chief Financial Officer 21 février 2024 S 85 802 0 0 $0
David C Bernstein Chief Accounting Officer 19 mai 2026 F 49 583 0 0 $0
Aristotle N Balogh Chief Technology Officer 19 décembre 2025 M 165 086 0 22 $-5 852 116
Catherine C Powell Global Head of Hosting 21 novembre 2023 S 105 109 0 0 $0
Joseph Gebbia Administrateur 28 juillet 2026 S 215 0 133 $-840 598 479
James Manyika Administrateur 25 mai 2026 A 10 601 0 0 $0
Amrita Ahuja Administrateur 25 mai 2026 A 16 025 0 0 $0
Jeffrey D Jordan Administrateur 25 mai 2026 A 21 347 0 0 $0
Angela J Ahrendts Administrateur 25 mai 2026 A 30 885 0 0 $0
Belinda J. Johnson Administrateur 18 avril 2023 M 5 920 0 0 $0
Ann Mather Administrateur 17 août 2021 M 2 238 0 0 $0
Nathan Blecharczyk 11 août 2026 C 20 117 0 60 $-175 109 728
Alfred Lin 11 août 2026 C 620 319 0 0 $0
Brian Chesky 7 août 2026 C 5 854 0 80 $-185 737 323
Kenneth I Chenault 7 août 2026 M 40 879 0 2 $-2 670 720
Elinor Mertz 3 août 2026 S 441 542 0 14 $-9 918 013

Initiés issus des déclarations SEC Form 3/4/5 ; net = uniquement P/S de marché

Détention d'ETF Détenu par 203 ETFs

Le poids reflète uniquement les participations directes en actions (N-PORT) ; les fonds à effet de levier ou basés sur des dérivés peuvent détenir une exposition supplémentaire aux swaps non indiquée.

Fonds Poids Unités Au Source
PEJ · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 6,13% 112 227 SH 8 août 2026 Quotidien
ABOT · Abacus FCF ETF Trust 3,06% 960 NS 30 avril 2026 N-PORT
FDND · First Trust Exchange-Traded Fund IV 2,79% 1 904 NS 30 avril 2026 N-PORT
RSPD · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 2,71% 51 025 SH 8 août 2026 Quotidien
UPGD · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 2,45% 16 734 SH 8 août 2026 Quotidien
SEMG · EA Series Trust 2,41% 10 397 NS 30 avril 2026 N-PORT
PNQI · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 2,06% 62 493 SH 8 août 2026 Quotidien
FGSI · First Trust Exchange-Traded Fund IV 2,02% 430 NS 30 avril 2026 N-PORT
SMRI · EA Series Trust 2,00% 77 143 NS 30 avril 2026 N-PORT
WEBL · Direxion Shares ETF Trust 1,82% 14 553 NS 30 avril 2026 N-PORT
COWZ · Pacer Funds Trust 1,62% 2 093 424 NS 30 avril 2026 N-PORT
QQWZ · Pacer Funds Trust 1,61% 5 357 NS 30 avril 2026 N-PORT
ARKF · ARK ETF Trust 1,59% 93 484 NS 30 avril 2026 N-PORT
QQQG · Pacer Funds Trust 1,48% 1 189 NS 30 avril 2026 N-PORT
SPGP · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 1,41% 184 276 SH 8 août 2026 Quotidien
HFGO · Hartford Funds Exchange-Traded Trust 1,38% 17 860 NS 30 avril 2026 N-PORT
QNXT · iShares Trust 1,18% 2 186 SH 8 août 2026 Quotidien
GARP · iShares Trust 1,17% 216 736 SH 8 août 2026 Quotidien
FLRG · FIDELITY COVINGTON TRUST 1,04% 20 989 NS 30 avril 2026 N-PORT
IYC · iShares Trust 1,03% 82 478 SH 8 août 2026 Quotidien
FQAL · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,99% 96 177 NS 30 avril 2026 N-PORT
QQQE · Direxion Shares ETF Trust 0,98% 85 186 NS 30 avril 2026 N-PORT
COWG · Pacer Funds Trust 0,96% 148 255 NS 30 avril 2026 N-PORT
RXI · iShares Trust 0,95% 17 250 SH 8 août 2026 Quotidien
VCR · VANGUARD WORLD FUND 0,94% 451 972 SH 8 août 2026 Quotidien
FDIS · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,93% 116 942 NS 30 avril 2026 N-PORT
TMFE · RBB Fund, Inc. 0,90% 5 753 NS 31 mai 2026 N-PORT
WANT · Direxion Shares ETF Trust 0,89% 1 297 NS 30 avril 2026 N-PORT
UCC · ProShares Trust 0,82% 713 NS 31 mai 2026 N-PORT
SPHQ · Invesco Exchange-Traded Fund Trust 0,82% 906 904 SH 8 août 2026 Quotidien
IMCG · iShares Trust 0,82% 219 095 SH 8 août 2026 Quotidien
JOET · Virtus ETF Trust II 0,79% 13 259 NS 30 avril 2026 N-PORT
OGIG · ALPS ETF Trust 0,74% 6 366 NS 31 mai 2026 N-PORT
FTLS · First Trust Exchange-Traded Fund III 0,68% 111 078 NS 30 avril 2026 N-PORT
FDTX · Fidelity Covington Trust 0,67% 12 879 NS 31 mai 2026 N-PORT
ABCS · EA Series Trust 0,65% 555 NS 29 mai 2026 N-PORT
MFSG · MFS Active Exchange Traded Funds Tr… 0,65% 16 680 NS 31 mai 2026 N-PORT
ACVF · ETF Opportunities Trust 0,65% 6 711 NS 30 avril 2026 N-PORT
VFQY · VANGUARD WELLINGTON FUND 0,63% 21 028 SH 8 août 2026 Quotidien
FYEE · Fidelity Greenwood Street Trust 0,63% 7 428 NS 30 avril 2026 N-PORT
FBUF · Fidelity Greenwood Street Trust 0,63% 840 NS 30 avril 2026 N-PORT
FHEQ · Fidelity Greenwood Street Trust 0,59% 35 109 NS 30 avril 2026 N-PORT
QUVU · Hartford Funds Exchange-Traded Trust 0,57% 7 057 NS 30 avril 2026 N-PORT
TRFM · ETF Series Solutions 0,57% 6 346 NS 30 avril 2026 N-PORT
TEC · Harbor ETF Trust 0,56% 268 NS 30 avril 2026 N-PORT
PEXL · Pacer Funds Trust 0,56% 1 811 NS 30 avril 2026 N-PORT
ARKW · ARK ETF Trust 0,56% 66 010 NS 30 avril 2026 N-PORT
FCPI · FIDELITY COVINGTON TRUST 0,55% 10 725 NS 30 avril 2026 N-PORT
IIGD · Invesco Exchange-Traded Self-Indexe… 0,55% 145 000 8 août 2026 Quotidien
IEDI · iShares U.S. ETF Trust 0,51% 963 SH 8 août 2026 Quotidien